Les assises régionales Alzheimer à Toulouse

2 septembre 2009

Le 15 juin 2009, la ville de Toulouse a accueilli les premières assises régionales en Midi-Pyrénées consacrées à la maladie d’Alzheimer. Evènement.


Les assises regionales alzheimer à toulouseLes assises régionales Alzheimer, une première étape

Les 15 juin dernier, les assises régionales organisées à Toulouse au sujet de la maladie d’Alzheimer ont rassemblé plus de 250 personnes. Lors de cette journée de rencontre et d’échanges, les professionnels de santé, les organismes d’aide à la personne, les responsables de maisons de retraite, et les associations de familles comme France Alzheimer ont répondu présents. Cette journée est la première des trois étapes prévues dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie. En effet, les assises organisées à Toulouse avaient pour thématique la recherche, le diagnostic et le soin. Le 2 juillet, la coordination et la prise en charge médico-sociale seront abordées à Auch, alors que « l’aide aux aidants » sera débattue le 22 octobre à Albi.

La recherche Alzheimer est ralentie
Concernant le déroulement des assises de Toulouse, dont l’un des thèmes majeurs était la recherche, le professeur Bruno Vellas, directeur du Gérontopôle de Toulouse, a fait un point rapide sur les études actuelles. Si la connaissance de la maladie se précise, force est de constater que « les centres de recherche sont freinés par la difficulté de recrutement de patients pour les essais thérapeutiques ». En effet, il semblerait que les laboratoires ne peuvent procéder à tous les essais cliniques nécessaires, par manque de volontaires…

La recherche en Midi-Pyrénées
Dans cette région, les équipes de travail sont multidisciplinaires et constituées à partir de plusieurs pôles de recherche (gériatrie, santé publique, neurologie, sciences humaines et sociales, soins infirmiers…), que ce soit en France ou en partenariat avec des laboratoires européens et internationaux. Notamment, le centre de recherche clinique « Gérontopole » vient d’ouvrir à Toulouse. Il effectuera des essais thérapeutiques, mais sera aussi un lieu de prévention, d’accueil et d’information pour les malades et leur famille. Parmi les études menées dans la région, on peut citer par exemple le programme « Mapt », qui tente d’évaluer l’impact des Oméga 3 sur la prévention de la maladie, ou encore l’étude « Guid’âge », qui analyse l’effet du Gingko Biloba.

L’influence des nitrates sur le développement d’Alzheimer

31 août 2009

Les causes de l’augmentation incroyable des décès causés par les maladies d’Alzheimer, de Parkinson et les différents diabètes ces dernières années viendraient d’être élucidées. En effet, une étude américaine révèle le rôle douteux des « nitrosamines » dans ce phénomène. Explications.

L’influence des nitrates sur le développement d’Alzheimer - Source de l'image:www.meschinohealth.com Alzheimer : un véritable fléau des temps modernes

Ces 30 dernières années, force a été de constater une flambée des cas de maladies d’Alzheimer et de Parkinson, ainsi que le développement de diabètes de différents types, entrainant des décès précoces. Par exemple, le taux de mortalité Alzheimer (tranche d’âge comprise entre 75 à 84 ans) a été multiplié par 150 entre 1968 et 2005. Pour Parkinson, le taux de décès a triplé en 25 ans… Une recherche américaine, publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease, s’est alors intéressée à la cause du problème. Partant de l’hypothèse que ces facteurs ne peuvent être génétiques mais forcément liés à l’environnement des malades, l’enquête révèle que ces mêmes années ont vu augmenter l’exposition aux nitrosamines dans l’alimentation et dans l’environnement.

L’influence des nitrosamines, nitrates et nitrites

Les chercheurs de l’Université de Brown se sont donc intéressés à l’exposition aux nitrates. Les « nitrosamines » sont des substances cancérigènes classées par l’OMS, qui se forment à partir de nitrites ou de nitrates mélangés aux protéines de la viande. Par exemple, des nitrosamines sont ajoutées aux aliments pour prévenir la production de toxines, ou ajouter de la couleur et de la saveur. Les nitrites et nitrates sont aussi présents dans les engrais, le caoutchouc, les pesticides, le tabagisme et certains produits cosmétiques. Ces éléments chimiques nocifs ont notamment pour effet d’endommager l’ADN, de provoquer la mort de cellules, voire le cancer.

L’hypothèse des chercheurs
Les chercheurs ont donc comparé les tendances à la consommation de nitrate sur ces mêmes périodes d’observation. A partir de 1970, l’étude révèle une véritable augmentation de la consommation de viandes (fast-food…), d’engrais, et d’usines de conservation des aliments… tous facteurs d’exposition aux nitrates. « Les expositions aux nitrites et aux nitrosamines par le biais de la nourriture, de l’eau, et de l’agriculture ont augmenté juste avant et pendant le même intervalle (que l’augmentation des taux de mortalité) en raison de la prolifération d’aliments préparés, des exigences accrues pour la conservation des aliments et l’utilisation d’engrais”, analysent les chercheurs. « Si cette hypothèse s’avère exacte, des solutions potentielles incluraient d’éliminer l’utilisation des nitrites et nitrates dans les aliments et l’agriculture; de prendre des mesures pour prévenir la formation de nitrosamines et d’employer des mesures sécuritaires et efficaces pour décontaminer la nourriture et l’eau avant la consommation humaine »… tout un programme donc !

Alzheimer : attention au cholestérol !

26 août 2009

De récentes études menées en partenariat en Finlande et aux Etats-Unis ont démontré qu’un taux de cholestérol élevé est un facteur de risque supplémentaire de contracter la maladie d’Alzheimer. Explications.

Alzheimer : attention au cholestérol ! - Source de l'image : http://medicineworld.orgCholestérol et Alzheimer
Selon l’étude publiée dans le magazine scientifique « Dementia & geriatric cognitive disorders », les personnes âgées de plus de 40 ans ayant un taux de cholestérol relativement élevé (au moins 240 mg par dl de sang) courent un risque supérieur à la moyenne (+66%) de développer la maladie d’Alzheimer ou une démence vasculaire assimilée. Telles sont les conclusions des expériences menées par le centre de recherche américain Kaiser Permanente et des chercheurs de l’université de Kuopio en Finlande.

Une étude de longue haleine
Pour aboutir à ces conclusions, les scientifiques ont du mesurer les niveaux de cholestérol de 9.844 patients pendant presque 10 ans (entre 1964 et 1973), lorsqu’ils avaient entre 40 et 45 ans. Ils ont ensuite suivi leur évolution de santé pendant 40 ans ! La maladie d’Alzheimer ou une démence vasculaire ont été diagnostiqués chez 598 de ces personnes (6%), alors qu’elles avaient entre 61 et 88 ans. A noter que la démence vasculaire, la forme de démence la plus répandue après la maladie d’Alzheimer, est causé par un problème d’approvisionnement du sang au cerveau.

Du vin pour éviter la formation de cholestérol
A Los Angeles, une étude parallèle a permis de confirmer l’effet inhibiteur des polyphénols du raisin sur la formation de cholestérol et la maladie d’Alzheimer. Selon le professeur David Teplow : « les polyphénols du raisin pourraient renverser partiellement les effets de la maladie d’Alzheimer » en évitant le cholestérol nocif qui bloque les artères et donc l’oxygénation du cerveau. Selon lui, le but avoué de ces recherches était surtout de comprendre comment la France ne connaît pas davantage de maladies d’Alzheimer, en ayant une gastronomie « très riche en mauvais cholestérol, en graisses saturées et copieuse en vin rouge » !

Des loisirs pour lutter contre Alzheimer

24 août 2009

Si l’apparition de la maladie d’Alzheimer semble influencée par des facteurs de risque comme l’avancée en âge ou une alimentation trop grasse, il semble aussi exister des « facteurs protecteurs ». Le choix de loisirs actifs apparait comme le plus important pour retarder l’apparition de la maladie.

Des loisirs pour lutter contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.lefigaro.fAlzheimer : opération prévention

Aujourd’hui, le traitement médical de la maladie d’Alzheimer ne permet pas d’éradiquer les symptômes de démence mais seulement de les atténuer. L’idéal est donc d’éviter de contracter la maladie. Pour cela, les recherches se sont orientées vers les méthodes de prévention. La maladie d’Alzheimer étant une pathologie du cerveau, il faut que celui-ci reste actif le plus longtemps possible : les activités intellectuelles tendant à exercer la mémoire sont donc à privilégier.

Des conclusions scientifiques
En effet, selon les conclusions scientifiques du Albert Einstein College of Medicine de New York, la survenue de la maladie d’Alzheimer est retardée chez les seniors férus de mots croisés, de jeux de cartes ou de société ! L’étude a porté sur 101 personnes âgées de 75 à 85 ans ayant développé une démence au sein d’un groupe de 488 seniors suivis depuis 30 ans… Les chercheurs ont pu observer que la pratique régulière de ces jeux  permettait de retarder de plusieurs mois l’apparition de la démence. De même pour les personnes âgées pratiquant la musique, l’écriture ou ayant une vie sociale dynamique. A noter que la pratique régulière d’un sport est aussi un facteur protecteur permettant d’oxygéner le cerveau.

Des animations adaptées aux malades d’Alzheimer
Lorsque les personnes âgées sont atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade déjà avancé, le placement en maison de retraite est une alternative pour faire face à la perte d’autonomie et au besoin de surveillance constante. Des unités spécialisées dans la prise en charge des malades Alzheimer leur proposent des activités adaptées afin de leur permettre de retrouver une certaine indépendance au quotidien, tout en préservant un lien social. Ainsi, la pratique du tchi kong ou du yoga, des ateliers avec des animaux ou du jardinage, de la poterie ou de la cuisine sont autant d’activités variées pour entretenir les gestes les plus simples…

Alzheimer et sécurité routière

19 août 2009

Face au danger public que peut représenter la conduite d’un véhicule par une personne malade, des scientifiques américains tentent de mettre au point des tests de conduite destinés aux malades d’Alzheimer afin de déterminer les capacités motrices et les réflexes du conducteur. Explications.

Alzheimer et sécurité routière - Source de l'image: http://pedagogie.ac-toulouse.frVivre au quotidien avec Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est notamment caractérisée par une perte progressive de la mémoire. Ces troubles influencent l’ensemble des actes de la vie quotidienne des malades, au point que ces derniers finissent toujours par avoir besoin d’une assistance continue, pour leur sécurité d’abord mais aussi pour celle des autres. La conduite d’un véhicule fait partie de ces gestes quotidiens. S’il est vrai qu’elle offre une indépendance au conducteur, la conduite influencée par Alzheimer peut devenir un véritable danger public. Pour des raisons de sécurité routière, il devient alors impératif de cesser la conduite. Mais la question est de savoir quand arrêter…

Des tests pour savoir quand arrêter de conduire
S’il est vrai que les personnes encore lucides diminuent d’elles-mêmes leur fréquence de conduite, conscientes du danger qu’elles représentent, force est de constater que ce n’est pas encore le cas de toutes les personnes âgées diagnostiquées. Pour aider à cette décision, l’équipe américaine de Jeffrey Dawson, professeur en biostatistique à l’université de l’Iowa, travaille à la mise en place de tests dont l’objectif est de déterminer à quel moment de tels malades devraient arrêter de conduire leur véhicule. L’examen mis au point est plutôt complexe : il s’agit d’un test de conduite au volant de 55 km sur différents types de routes. Le véhicule est équipé d’un dispositif type « boîte noire » qui filme et enregistre tous les comportements et gestes du conducteur, pour déterminer d’éventuelles anomalies.

Le déroulement des tests
Les chercheurs américains ont tout d’abord fait appel à 115 personnes non atteintes par la maladie pour effectuer une série de tests de conduite, avant de les proposer à 40 personnes en phase initiale de la maladie d’Alzheimer. Après comparaison des résultats (étude publiée dans la revue Neurology), il se trouve que les conducteurs atteints d’Alzheimer ont commis 42 erreurs sur la sécurité routière, contre 33 pour les autres conducteurs. Le mauvais positionnement sur les voies de circulation est l’erreur la plus fréquente. Mais, le professeur Jeffrey Dawson reste sceptique : « La conduite de certains patients atteints d’Alzheimer était tout aussi bonne que celle des conducteurs en bonne santé mentale ». La recherche doit donc se poursuivre, mais l’objectif avoué reste l’élaboration d’un test simple et fiable mené par un médecin généraliste qui aiderait à la décision, sans que le patient ait besoin de prendre la route…

Alzheimer : jemensouviens.com

17 août 2009

Pour sensibiliser la population à la maladie d’Alzheimer, la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer a lancé un concours web original, à travers le site www.jemensouviens.com. Découvrez-en les résultats !


Alzheimer : jemensouviens.com - Source de l'image:http://www.pelerin.infoAlzheimer au Québec

Comme on le sait, la maladie d’Alzheimer est une maladie progressive qui atteint gravement le cerveau et la mémoire, provoquant des états de dépendance et des troubles du comportement. Au Québec, on dénombre 120 000 personnes atteintes. S’il est vrai que la maladie bouleverse le quotidien des patients et de leurs proches, « il est aussi possible de conserver une bonne qualité de vie ». C’est avec ce slogan encourageant que la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer diffuse son message : des soins appropriés et prodigués régulièrement permettent à de nombreuses personnes malades de « profiter d’une bonne qualité de vie pendant plusieurs années ».

Le concours Alzheimer
Sur le site Internet Jemensouviens.com, les internautes étaient invités à voter pour leur lieu touristique préféré, parmi cinq sites naturels québécois «inoubliables », présélectionnés par des personnes atteintes d’Alzheimer. L’archipel des Îles de la Madeleine a remporté le titre de « site touristique naturel inoubliable des Québécois », alors que le fjord du Saguenay s’est positionné en second, avant le Parc de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, les plaines d’Abraham et le parc du Mont-Royal. La gagnante a remporté une escapade pour deux (2 500 $), vers la destination québécoise de son choix. Félicitations !
Renseignements : www.jemensouviens.com

Alzheimer : les essais se poursuivent

14 août 2009

Ces dernières années, la recherche s’est accentuée dans le domaine de la lutte contre le fléau Alzheimer. Cette dynamique se heurte pourtant à une difficulté de taille : le manque de patients volontaires pour essayer les nouveaux médicaments à travers le monde. Etat des lieux.

Alzheimer : les essais se poursuivent - Source de l'image:http://www.lefigaro.fLa difficulté à recruter des patients Alzheimer

La recherche multiplie les études pour déterminer les causes de la maladie d’Alzheimer, et donc tenter d’éradiquer sa progression. Une fois les pistes et les hypothèses posées, il s’agit d’élaborer les médicaments adéquats. Ceux-ci doivent bien sûr faire l’objet d’essais thérapeutiques contrôlés avant d’être mis sur le marché. Aujourd’hui, près de 91 nouveaux médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont en cours d’expérimentation sur l’homme ! Mais les volontaires se font encore rares : « Les molécules arrivent, mais si on ne parvient pas à recruter suffisamment de patients, on risque de passer à côté », précise le Pr Bruno Vellas (Gérontopôle de Toulouse), lors du 19ème Congrès mondial de gérontologie et de gériatrie.

Le paradoxe de la situation

En effet, comment expliquer ce manque de volontaires alors que le nombre de malades dans le monde est sensé quadruplé d’ici 30 ans, pour atteindre 80 millions de personnes ?! D’autant plus que les traitements actuels ne font pas de miracles… Le Pr Vellas explique : « les patients Alzheimer sont des sujets âgés, avec des troubles de la mémoire et souvent d’autres pathologies qui compliquent leur sélection. Il faut aussi obtenir l’accord de leur famille ». En plus, les essais requièrent de nombreux patients, qu’il faut recruter à travers le monde et étudier sur de nombreuses années, étant donnée l’évolution très lente de la maladie.

Les pistes sont pourtant nombreuses…

La recherche se trouve donc freinée dans son entrain à cause de cette pénurie de patients volontaires. Selon le Pr Vellas, le problème est le suivant : « s’il s’agit de médicaments qui améliorent un peu et qu’il faudra associer à d’autres, on ne le verra pas » ! Pourtant, les pistes sont nombreuses. Qu’il s’agisse de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à inhiber l’action d’enzymes à l’origine de plaques amyloïdes, ou encore d’injections de molécules pouvant agir sur la protéine tau accumulée dans les neurones, les essais sont en cours et plutôt prometteurs. « Si on s’y met tous, on trouvera des traitements qui auront une efficacité remarquable, mais on les trouvera dans une, deux ou trois générations », prévient le Pr Vellas… La mobilisation devient donc urgente.

Une architecture adaptée aux malades Alzheimer en maison de retraite

12 août 2009

L’adaptation du logement d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer est indispensable pour qu’il puisse vivre dans un environnement sécurisé. Il en est de même des maisons de retraite, qui doivent adapter leur structure au profil de ces nombreux retraités, dont le nombre est appelé à fortement progresser dans les prochaines années. Comment donc concevoir un espace destiné aux malades Alzheimer ?

Une architecture adaptée aux malades Alzheimer en maison de retraite - Source de l'image:http://www.savineslelac.comL’adaptation de l’espace intérieur pour les malades d’Alzheimer
Comment adapter l’architecture d’une maison de retraite pour améliorer le bien-être des résidents malades d’Alzheimer ? A Nantes, l’EHPAD l’Enchanterie propose un concept innovant, qui mêle matières d’avant-garde et décor champêtre. Yann Brunel est un architecte qui a déjà conçu une dizaine d’unités Alzheimer. Pour l’Enchanterie, il a imaginé « des bâtiments en parallèle couleur jaune poussin », mais aussi des verrières pour cultiver la mâche à la manière régionale ! Et de préciser : « Il faut des volumes connus, familiers, pour que les résidents s’y sentent bien ».

La création d’espaces de déambulation

Les unités de soins spécifiques Alzheimer sont adaptées pour optimiser la sécurité des patients, mais aussi pour leur offrir un environnement agréable, propice à la déambulation et au lien social. A Nantes, la résidence l’Enchanterie accueille une douzaine de personnes en rez-de-chaussée, pour être proche de la rue animée. Un patio à l’air libre est aménagé pour « les personnes désorientées qui souhaitent déambuler », précise la directrice de l’établissement. Abricotiers, framboisiers et petites fleurs viendront décorer cet espace pour « faire des choses de la vie, tout simplement », ajoute Yann Brunel.

L’importance des codes couleur
Pour faciliter le quotidien des malades Alzheimer, les codes couleur sont un bon moyen de leur rafraîchir la mémoire ! En effet, les ergothérapeutes veillent particulièrement à établir des contrastes forts dans le quotidien des malades pour éviter la confusion due aux troubles de la perception et maintenir des repères spatiaux. Ainsi, à l’Enchanterie, les boîtes aux lettres sont numérotées de 4 couleurs différentes, les portes sont peintes de différentes teintes, la luminosité est importante… Surtout pas de noir « que les malades associent à un trou », explique l’architecte !

Parkinson et pesticides : un lien étroit

10 août 2009

Les pesticides sont-ils responsables de la maladie de Parkinson ? Plusieurs études récentes réalisées en France et au Canada ont ainsi permis de mettre en cause des molécules couramment utilisées dans les pesticides. Celles-ci provoqueraient la dégénérescence nerveuse caractéristique de la maladie de Parkinson. Le lien semble presque avéré.

Parkinson et pesticides : un lien étroit - Source de l'image: http://www.livelongagewell.comParkinson : le point sur le dossier
Depuis la fin des années 1990, les premières études avaient évoqué un lien possible entre l’utilisation des pesticides agricoles et le développement de la maladie de Parkinson. Les années 2002-2006 voient d’autres études se succéder, dont les résultats renforcent les certitudes. Néanmoins, il faut être prudent et ne pas affirmer que le lien facteur de risque-pathologie est exclusivement l’exposition aux pesticides. La maladie de Parkinson est une pathologie complexe, dont les causes sont encore mal connues. Néanmoins, en 2006, une étude menée à Harvard (USA) démontre que « l’exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70% » (étude réalisée sur 145 000 personnes !). La même année, en France, la maladie de Parkinson est reconnue “maladie professionnelle” par les tribunaux, concernant des cas touchant d’anciens ouvriers agricoles ! L’enquête progresse…

Pesticide-Parkinson : le lien presque avéré
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie de Parkinson touche quasiment 6 millions de personnes dans le monde ! Le site scientifique américain Onearth confirme : « l’exposition aux pesticides augmente le risque de développer la maladie de Parkinson ». L’article cite ainsi les différentes études réalisées sur des agriculteurs directement exposés aux produits mais le risque pourrait aussi concerner « tout utilisateur occasionnel de pesticides » (jardinage) ou même les citoyens vivant dans des zones traitées par ces produits (pesticides vaporisés par avion). Le réseau associatif Science and Environment Health Network n’hésite pas à préciser que la corrélation est suffisamment significative « pour établir un lien de cause à effet ».

Alzheimer : quand les artistes se mobilisent…

7 août 2009

Un collectif de 23 artistes indépendants se sont associés pour produire un single dont les bénéfices de la vente profiteront à la lutte contre Alzheimer. Une initiative de plus qui appelle à la mobilisation.


Une chanson pour soutenir France Alzheimer
Au début, un titre diffusé sur Youtube : « J’y étais pas », qui chante les sentiments ressentis par une personne souffrant d’Alzheimer à la vue de photos dont les souvenirs sont oubliés… Cette chanson de Cédric Barré, homme-orchestre mélanco-chic, touche le public des internautes, avec plus de 47 000 visionnages. A l’été 2007, le chanteur Thierry Cadet, décide de contacter Cédric Barré pour monter un projet caritatif au bénéfice de la lutte contre Alzheimer. Petit à petit, ce sont en tout 23 jeunes musiciens francophones qui se rassemblent dans le collectif « Les Marguerites », nom qui rappelle la vie qui s’effeuille… Chacun des artistes participants est bénévole : tous les bénéfices du disque sont reversés à l’association France Alzheimer.

Un appel à la mobilisation

C’est ainsi que des jeunes talents francophones, qui ont déjà tous un certain parcours musical, se sont retrouvés mobilisés pour tourner un clip en noir et blanc, simple et doux. Allan Théo, Jérôme Brûlant, Mickael Miro, et bien d’autres affichent leur talent au service de la lutte contre la maladie. Avec 9 semaines de présence, la chanson « J’y étais pas » atteint la 71ème place du Top Ifop. Le single fait l’objet d’un contrat de distribution chez EMI Music France, et bénéficie du label « Grande cause nationale ». Jérôme Brûlant (leader du groupe Sally bat des Ailes) confie : « Thierry et Cédric ont pu, grâce à leur courage et leur énergie, ouvrir le chemin d’une vraie réussite du coeur et de l’âme ». Il appelle à la mobilisation : « Chaque fois que vous achèterez cette chanson, chaque fois que vous l’offrirez, chaque fois que vous en parlerez, chaque fois que vous ferez passer le message, c’est un peu de la maladie que vous combattrez »…

Ecoutez le single sur : www.lesmarguerites.net