Du café contre Alzheimer

5 août 2009

En matière de lutte contre la maladie d’Alzheimer, les recherches scientifiques se poursuivent… Une nouvelle étude américaine effectuée sur des souris viendrait prouver l’effet positif des molécules de caféine sur le ralentissement de la dégénérescence neuronale typique de la maladie d’Alzheimer. Explications.

Du café contre Alzheimer - Source de l'image:http://www.sante-tunisie.coLa caféine, une nouvelle arme contre Alzheimer ?

Selon la publication médicale américaine « Journal of Alzheimer’s disease », une récente étude américaine a porté toute son attention sur les effets positifs de la caféine : cette molécule améliorerait la mémoire, et réduirait les lésions cérébrales propres à la maladie d’Alzheimer. La caféine aiderait aussi à diminuer la formation de plaques de protéines dans le cerveau, de près de 50%, grâce à un effet anti-inflammatoire. Dés recherches précédentes avaient déjà évoquées cette hypothèse, sans pour autant réussir à la confirmer.

L’étude réalisée sur 55 souris

L’étude en question a été réalisée par l’équipe du docteur Gary Avendash de l’université de Floride (Californie). Sur la base de 55 souris ayant développé génétiquement les symptômes de la maladie avec l’âge (après 17 mois, ce qui équivaut à 70 ans chez l’homme), l’expérience consistait à faire ingurgiter à la moitié d’entre elles l’équivalent de huit tasses de café par jour ! L’autre moitié ne consommait que de l’eau. Après deux mois de traitement, le premier groupe de souris obtient de meilleurs résultats aux tests de mémoire et d’habilité mentale que l’autre moitié des souris. A noter qu’au niveau interne, la caféine a aussi réduit de près de 50 % les plaques de protéines amyloïdes dans le cerveau des souris du 1er groupe (constat après autopsie) !

De nouveaux espoirs de traitement…
Cette étude suscite de nouveaux espoirs quant à l’établissement d’un traitement préventif de la maladie d’Alzheimer, qui concerne aujourd’hui plus de 800 000 français. Des essais sur l’homme doivent être bientôt effectués pour conforter l’effet protecteur de la caféine sur le cerveau. A suivre…

Alzheimer: Aider la recherche en faisant du sport !

3 août 2009

A Lyon, des centaines de femmes et d’hommes se sont rendus au Palais des Sports du stade Gerland pour participer à un cours de fitness collectif et ainsi faire « bouger leur corps » au rythme d’une musique entrainante. Non seulement ça fait du bien, mais en plus ça aide la recherche contre la maladie d’Alzheimer !

Alzheimer : aider la recherche en faisant du sport ! - Source de l'image:http://www.leprogres.frDu fitness pour financer la recherche contre Alzheimer!
Les idées ne manquent pas pour récolter des fonds en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer ! Le 28 juin, c’est donc la ville de Lyon qui s’est mobilisée, en proposant une soirée Fitness au Palais des Sports de Gerland. En effet, le fitness a de nombreux adeptes : 4 millions de personnes le pratiquent dans le monde ! Cette fois-ci, cette activité moderne aura bénéficié à la recherche… puisque la recette des tickets d’entrée (5 euros) sera reversée à la fondation IFRAD.

Une idée originale née d’une histoire vécue
Le sport est un moyen de prévention contre Alzheimer… C’est à partir de ce constat qu’a germé l’idée dans la tête de Véronique De Villèle, sportive convaincue et marraine de l’opération. « Il y a six ans, mon père était malade du cancer. Mais je trouvais aussi qu’il avait des pertes de mémoire… Il était effectivement atteint par Alzheimer », raconte-t-elle. Quelque mois plus tard, elle créait la fondation IFRAD pour aider la recherche contre la maladie. En partenariat avec l’association Sport Alzheimer de Villeurbanne, l’IFRAD et la ville de Lyon ont donc organisé l’évènement. L’objectif est de sensibiliser le public mais aussi d’inciter à faire du sport, de manière préventive contre la maladie.

L’activité physique contre Alzheimer
De nombreuses recherches ont insisté sur l’importance de pratiquer régulièrement une activité physique pour prémunir de la maladie d’Alzheimer. Le sport stimule et oxygène le cerveau. « Une personne qui bouge se lave, se change, a faim et se prépare donc à manger… Bref, elle bouge, ce qui lutte contre la maladie », explique Géraldine Diaz, responsable de l’association Sport Alzheimer. Rendez-vous l’an prochain au même endroit pour de nouveaux cours de fitness endiablés !

Pour en savoir plus sur les actions de la fondation IFRAD pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer : www.fondationifrad.org

Le curry contre Alzheimer ?

31 juillet 2009

Dans la série des aliments à consommer pour éviter la maladie d’Alzheimer, le curry semble être en bonne place. D’après l’étude scientifique présentée au « Royal College of Psychiatrists », le curry, ou cari, pourrait donc aider à prévenir les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Le secret : la curcumine, cette composante du curcuma qui fait partie du curry.

Le curry contre Alzheimer ? -Source de l'image:http://www.saigon-bangkokAlzheimer : bien s’alimenter pour l’éviter
D’après de nombreuses recherches antérieures, suivre une alimentation correcte, fraîche et variée (régime de type méditerranéen par exemple), avoir une bonne hygiène de vie (sans tabac ni alcool) et faire régulièrement de l’exercice semblent préserver, entre autres maladies, de la dégénérescence du cerveau. Concernant les bénéfices de la consommation de curry, le professeur Murali Doraiswamy de l’Université de Duke (États-Unis) souligne : « Le curry ne peut pas contrebalancer le risque accru d’Alzheimer associé à une mauvaise alimentation mais chez une personne qui a une bonne alimentation et fait de l’exercice, consommer du curry régulièrement pourrait aider à prévenir l’Alzheimer »…

Pourquoi le curry est-il efficace ?
Le curry est un mélange d’épices variable, qui comprend entres autres du curcuma, du gingembre, du poivre, du cumin, du piment, des clous de girofle, de la cardamome, de la coriandre,… D’après les recherches américaines, l’élément aux effets positifs sur la maladie d’Alzheimer est la curcumine, présente dans le curcuma, cette épice jaune vif aux propriétés antioxydantes. Le curcuma semblerait en effet prévenir la propagation des plaques de protéines amyloïdes du cerveau, caractéristiques de la démence. Un régime alimentaire riche en curcuma fournit à des souris a permis de dissoudre ce type de plaques dans leur cerveau, tout en prévenant la formation de nouvelles plaques. Un essai clinique est actuellement en cours à l’Université de Californie à Los Angeles pour tester les effets du curcuma chez des personnes atteintes d’Alzheimer.

Le curry consommé régulièrement en Inde

Puisqu’un régime alimentaire à base de curry pourrait aider à protéger le cerveau vieillissant, des études ont été menées en parallèle en Asie, et plus particulièrement en Inde, où les amateurs de curry sont nombreux. Ainsi, des chercheurs ont mené l’enquête auprès de 1000 personnes âgées entre 60 et 93 ans, dont la consommation de curry variait « d’occasionnelle » jusqu’à « très souvent ». Les résultats des tests démontrent que les personnes amatrices de curry ont de bien meilleurs scores aux tests cognitifs. Comme le souligne le Dr Susanne Sorensen de la Société britannique Alzheimer’s, « les communautés indiennes qui mangent régulièrement du curcuma ont une incidence de la maladie d’Alzheimer étonnamment faible » (taux de prévalence 4 fois inférieur à celui des USA). Puisque le curry est efficace et très peu toxique, il s’agit là d’une piste de recherche intéressante à privilégier pour la prévention de la maladie d’Alzheimer.

Du Taï chi chuan pour les malades d’Alzheimer

29 juillet 2009

Depuis 2001, à l’hôpital Bretonneau de Paris, on pratique le Taï Chi Chuan… La volonté d’une équipe d’encadrement motivée et la persévérance des participants, ont ainsi permis à cette discipline ancestrale de prodiguer ses bienfaits à des personnes âgées malades d’Alzheimer.

Du Taï chi chuan pour les malades d’Alzheimer-Source de l'image: http://adequation.mayor-formation.comTraiter Alzheimer grâce au Taï Chi

Se sentir mieux dans son corps et dans son être, voici l’objectif affiché de cette discipline appliquée aux malades d’Alzheimer. Au moyen de massages, gestes lents et échauffements articulaires, la pratique du Taï Chi Chuan se présente comme un « sport » complet adapté à leurs besoins. Mais lorsqu’on est atteint d’Alzheimer, cette pratique prend tout de suite une autre dimension. En position assise, dos droit et tête haute, la personne âgée se concentre sur les instructions du professeur, exécute consciencieusement des gestes simples et respire profondément… pour renouer avec son corps et apaiser son esprit perturbé.

Le Taï Chi Chuan à l’hôpital Bretonneau
A l’Hôpital de jour Bretonneau de Paris, on pratique le Taï Chi Chuan depuis 2001. A cette époque, Isabelle Sanglier est kinésithérapeute et s’intéresse à la possible mise en place de séances de gymnastique douce pour les malades d’Alzheimer. Le Taï Chi Chuan s’avère être l’activité idéale, pour « travailler à la fois sur le corps et sur l’attention ». Ainsi, depuis 8 ans, le professeur Lionel Nojean dispense des cours quotidiens, chaque matin pendant 20 minutes, à un public fidèle et toujours plus nombreux. « C’est une forme de réveil, mais aussi un repère et une motivation à revenir », confirme Isabelle. « C’est un travail de musculation, d’assouplissement, mais aussi de coordination, d’équilibre et de concentration », poursuit-elle.

Des résultats qui s’inscrivent dans la durée

Comme toute discipline sportive, le Taï Chi Chuan doit être pratiqué régulièrement pour être efficace. Le cours dispensé chaque matin insiste sur la répétition des gestes, comme pour « encrer une partition musicale dans le corps des malades. Ils doivent sentir les mouvements avant tout », précise Lionel. Après plusieurs années de pratique, on peut déjà être satisfait des résultats. « Ce sont surtout les personnes qui ont le plus de difficultés qui progressent le plus. L’important, ce n’est pas de faire bien, mais c’est surtout d’être actif », précise Lionel Nojean. Les étapes sont franchies lentement mais surement : « le Taï Chi propose d’abord un travail sur soi. Nous avons déjà dépassé ce cap et nous sommes au stade suivant : celui du travail à deux où l’on prend conscience du corps de l’autre ». Prochain objectif : travailler debout et se déplacer dans l’espace…

Alzheimer : le témoignage d’un aidant

27 juillet 2009

Jean-Claude Caudéran, à la retraite depuis 2004, s’occupe de son épouse Aline depuis qu’elle a été diagnostiquée Alzheimer il y a 7 ans. Aujourd’hui, il témoigne en tant que conjoint « aidant familial » d’un malade en dernière phase…

Alzheimer: le témoignage d’un aidant-Source de l'image: http://www.varmatin.comQuelle est votre journée type ?

En général, on se lève vers 7 heures du matin. On commence par manger, c’est-à-dire à peu près pendant 45 minutes, puisqu’il faut la faire manger comme un bébé. Ensuite, on fait la toilette - entre 45 minutes et 1 heure – puis on s’habille. Je la mets ensuite dans son fauteuil roulant. Il est déjà 10h-10h30. Vers 12h15, je lui donne le déjeuner : tout est passé à la moulinette car elle a des problèmes de déglutition. Vers 20h, c’est le dîner. On finit vers 21h30. On va se coucher. Et c’est peut-être le seul moment, quand je dors, quand elle dort, que je n’ai aps besoin de m’occuper d’elle…

Quels sont les problèmes financiers que vous rencontrez ?

Mon épouse bénéficie de l’APA. En septembre, nous avons demandé l’octroi de l’allocation Handicap. Elle nous a été accordée 6 mois plus tard, le temps de faire les évaluations, que j’ai d’ailleurs contesté. En effet, la commission a estimé que je ne passais que 8 heures par jour auprès de mon épouse, alors que c’est réellement du 24h/24.

Avez-vous eu des moments de découragement ?

J’ai eu un coup de barre… très dur. Je l’avoue. Le médecin m’a parlé des maisons d’accueil de jour. On a essayé. La première journée s’est très bien passée…mais alors la deuxième, ça a été une ca-tas-trophe. Il y a eu aggravation. Pourquoi ? Parce que là-bas, il y a des personnes atteintes à différents degrés. Je crois qu’elle s’est rendu compte de ce qu’elle allait devenir.

Quelles sont les conséquences sur votre vie sociale et familiale ?

Mon fils, bien qu’il ait 43 ans, a beaucoup de mal. Car sa maman, c’était sa confidente. Quant à la vie sociale, c’est vrai, j’aimerai pouvoir sortir. La première chose qui permet de souffler, c’est les soins infirmiers. C’est pourquoi j’essaie de trouver une infirmière ou une aide-soignante pour me relayer. A la campagne, c’est très dur. On n’a pas la qualité des services offerts en ville. C’est vrai, le paysage est beau…mais ça ne suffit pas toujours !

Etes-vous suffisamment accompagné ?

J’ai besoin d’un soutien psychologique pour ne pas disjoncter. Quand l’aide ménagère vient, comme Palma, et bien, on peut discuter. Pour moi, c’est un moment de soulagement !


Qu’est ce qui vous fait tenir ?

Je vais vous dire… Le matin, quand je la réveille, son sourire… voilà.

Alzheimer, le mot qui fait peur…

24 juillet 2009

La maladie d’Alzheimer est encore vécue chaque année par des milliers de personnes dans la honte… Comme une folie douce, que l’on croit passagère, jusqu’au jour où finalement on apprend qu’on ne guérit pas.

Alzheimer, le mot qui fait peur…- Source de l'image:http://www.dark-lightning.comAlzheimer, un mot qu’on ne prononce pas
Devant sa sculpture en terre, vêtue d’un large tablier blanc d’artiste et les mains pleines d’argile, Gisèle contemple son œuvre… Autour d’elle, les personnes qu’elle retrouve deux ou trois fois par semaine dans cet atelier du 15ème arrondissement de Paris. Leur point commun : elles sont toutes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’endroit, un « accueil de jour ». Stimulation physique et spirituelle, lien social, activités diverses… mais attention, ici, « on ne parle pas d’Alzheimer », confie la responsable du centre. En effet, le mot fait peur mais les malades ne sont pas dupes : « des trous», « où est ma tête ? », « je ne sais plus », « que va-t-on devenir ? »…

L’angoisse de la maladie

On dirait qu’Alzheimer est aujourd’hui la « peste noire du XXIème siècle », comme l’avait souligné Josiane Balasko, lors de la 10e Journée mondiale Alzheimer (2003). La maladie, qui touche directement des milliers de personnes, se vit encore dans l’ombre, dans la sphère intime et familiale… Un tiers des familles prennent entièrement en charge le malade sans aucune aide extérieure. Au total, près des ¾ des époux et 50% des enfants lui consacrent 60 heures par semaine, dont 6 heures de soins par jour… La vie est chamboulée. La maladie est mal connue, ou volontairement occultée. Les plus anxieux se veulent rassurés : « Docteur, dites-moi que je ne l’ai pas! » mais quand le diagnostic tombe, c’est tout un univers qui s’écroule. Alors la personne se renferme, et les proches évitent d’en parler. On ne dit pas tout, et surtout pas aux petits-enfants… Dans un contexte d’isolement, ce n’est pas seulement le patient qui souffre…

Se libérer de sa douleur
Comme une séance chez le psy, la Fondation Alzheimer encourage les familles à communiquer. Des groupes de parole se mettent en place, des professionnels répondent aux questions, l’information sur la maladie circule et des livres paraissent. Mais attention cependant à ne pas voir de l’Alzheimer partout ! Dans son ouvrage « Où sont passées mes lunettes ? », la journaliste américaine Martha Lear dénonce l’attitude populaire très tendance qui tend à transformer des troubles de mémoire bénins (souvent dus au stress) en début d’Alzheimer. Cette angoisse d’Alzheimer serait peut être la conséquence plus simple de cette peur millénaire et inconsciente de la mort, du vieillissement… et donc de l’impuissance et de l’inéluctable.

La maladie d’Alzheimer inspire un nouveau roman

20 juillet 2009

Mêlant l’univers mystérieux du rêve et de la mémoire, « La machine à rêves » est le 2ème roman de l’auteur clermontois Michel Labonne. Voici un roman multiple, à la fois dramatique et plein d’humour, qui parle des choses simples de la vie et de la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer inspire un nouveau romanMaladie d’Alzheimer et autres choses de la vie

« Le professeur Ferrand a disparu. Dans son appartement, sa pièce unique et dérisoire, il ne reste que la machine fantastique où il a copié sa mémoire et ses rêves. Son jeune voisin entre par hasard ; lui rêve son amour et sa vie… » peut-on lire sobrement sur la couverture. Ce livre, dont le genre est indéfinissable, aborde différents thèmes. A la fois roman de science-fiction, roman d’amour et d’aventure, roman policier, il mêle les styles et les personnages, parle de la maladie d’Alzheimer,  de la guerre d’Algérie, de la violence du quotidien et du deuil en amour… Une sorte de conte philosophique des temps modernes.

Un nouveau regard sur la maladie
Michel Labonne est né à Clermont en 1968, et enseigne aujourd’hui l’histoire et la géographie. Après un premier roman (« Le bébé, le chat et la calopsitte ») récompensé par le premier accessit au concours international francophone des Arts et Lettres de France en 2006, il nous présente une œuvre de 138 pages simple et drôle, où le rêve et les souvenirs luttent parfois avec une réalité bien difficile. « La Machine à rêves », c’est aussi un nouveau regard sur la maladie d’Alzheimer. Plus qu’un simple témoignage, ce livre pose un regard poétique, sensible, émouvant sur les conséquences de cette maladie, et témoigne sans doute d’expériences vécues par l’auteur… A découvrir.

   La machine à rêves - Roman - Michel Labonne
  
138 pages – Editions L’Harmattan

Vers une détection anticipée de la maladie d’Alzheimer ?

17 juillet 2009

La recherche dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer passe entre autre par la détection précoce des premiers symptômes. L’objectif est  alors d’élaborer un outil simple et utilisable par les praticiens pour leur permettre un diagnostic rapide des patients, et donc une prise en charge anticipée et mieux adaptée à leur situation. Cet outil vient d’être mis au point par une équipe de l’Inserm de Toulouse. Découverte.

Vers une détection anticipée de la maladie d'Alzheimer ?Alzheimer : l’importance d’une détection anticipée
Entre les premiers troubles de la mémoire et la perte totale d’autonomie, la dégénérescence due à la maladie d’Alzheimer peut durer plusieurs années. Un diagnostic précoce permettrait ainsi de limiter les conséquences irréversibles de la maladie, par un traitement suivi dès la phase initiale. Depuis plusieurs années déjà, les chercheurs essaient de repérer au plus tôt les premiers symptômes de la maladie grâce à l’analyse du cerveau (épaisseur de l’hippocampe), mais la variabilité entre individus était trop importante pour dégager des règles simples de détection. Aujourd’hui, l’équipe de Pierre Celcis (Inserm Toulouse) propose aux  médecins une méthode simple d’évaluation qui permettrait d’envisager, en moins de 20 minutes, l’évolution de la maladie dans les années à venir.

L’épaisseur de la matière grise comme symptôme précoce de la maladie
L’Inserm de Toulouse a donc mis au point une méthode rapide et simplifiée de diagnostic de la maladie en utilisant l’IRM, cette technique d’imagerie du cerveau à résonnance magnétique (radio du cerveau). Il suffirait d’analyser « l’épaisseur corticale » (la matière grise ou cortex), qui regroupe les cellules nerveuses responsables des foncions cognitives, sensorielles et motrices. D’après les recherches, la maladie d’Alzheimer affecte certaines zones de ce cortex, en diminuant leur épaisseur. L’analyse de l’épaisseur de la matière grise effectuée sur une IRM permettrait donc de déterminer l’état du patient et ses risques d’évolution vers la maladie.

Le déroulement de la recherche
Pour aboutir à cette découverte, les chercheurs ont effectué des IRM du cerveau d’une centaine de sujets présentant des troubles légers de mémoire. Les prédictions d’évolution de la maladie, effectuées à partir de l’analyse de l’épaisseur corticale, se sont révélées exactes dans 76% des cas (soit 3 fois sur4), après un suivi de 2 ans. Et l’Inserm de souligner : « Comme il est probable qu’au cours d’une période de suivi plus longue, davantage de patients suspects évoluent vers la maladie, le test offre vraisemblablement un pouvoir de prédiction encore meilleur à plus long terme ». Les travaux de l’équipe toulousaine viennent d’être publiés dans la revue britannique « Brain ».

Alzheimer: Pour avoir le droit d’oublier…

15 juillet 2009

Alain Fauconnier écrit des chansons depuis l’âge de 15 ans. Aujourd’hui, il affiche un style Pop-rock à la française et sort un nouvel album 10 titres en ce début d’année. Une chanson, « Laissez-moi oublier » témoigne des conséquences de la maladie d’Alzheimer. Une initiative de plus qui appelle à la mobilisation.

Alzheimer : pour avoir le droit d’oublier…-Source de l'image: http://lucarnedesecrivains.free.fUne chanson pour parler d’Alzheimer

« Depuis que plus personne ne veut mourir, c’est le cerveau qui dit Assez ! Assez de pensées, assez de souvenirs, laissez-moi le droit d’oublier ! »…comme si le cerveau était las d’être sollicité et ne voulait plus jouer son rôle, à l’heure où le recul de l’espérance de vie lui en demande toujours plus. C’est sur le refrain de cette chanson rythmée et engagée, qui mélange le Je et le Elle pour traduire les sentiments de révolte et de désespoir d’une personne souffrant d’Alzheimer, qu’Alain Fauconnier signe une composition pop-rock originale, aux accents acoustiques qui témoignent de son talent. Guitare engagée, solos de batterie, guitares électriques éclectiques et soudain, « ne rien savoir des jours qui passent, vivre l’instant comme une grâce »…

Un appel à la mobilisation
Pendant ses études de sociologie, Alain Fauconnier joue aux terrasses des cafés, et se produit dans plusieurs MJC. Puis il voyage à travers le monde, avant de s’installer à Paris, ville d’inspiration. En 2004, il crée un premier répertoire de chansons françaises aux paroles engagées, parfois ironiques, sur un son pop/rock entrainant. Simplicité, authenticité et sensibilité. « Laissez-moi oublier », cette nouvelle chanson aux paroles simples et belles, composée sur un rythme qui reste étrangement en mémoire et qu’on fredonnera sûrement, lutte contre la maladie à sa manière et traduit un engagement certain pour la vie. Des thèmes simples qui touchent tout un chacun et qui appelle à la mobilisation : « Parce qu’une chanson en quelques minutes, peut donner l’énergie d’agir… ou de réagir » ! Peut-on lire sur Youtube.

Alzheimer : La peur des Français

13 juillet 2009

Même si, en France, près de 850 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer, les français se révèlent plus concernés par la peur du cancer ou du sida. Révélations d’après une étude de l’INPES.

Alzheimer : la peur des Français - Source de l'image:http://topnews.in/healthcare/sites/default/files/Alzheimers56.jpgAlzheimer, 3ème maladie jugée la plus grave
La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui 6 % des plus de 65 ans en France. D’après une étude récente de l’INPES (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) menée auprès de la population générale, elle est la troisième maladie jugée la plus grave, après le cancer et le sida. Ces deux dernières maladies font certes peur, mais la population estime être suffisamment informée, contrairement à Alzheimer.

Alzheimer, le manque d’information
En effet, même si les causes de la maladie sont encore mal connues, l’étude révèle que 4 personnes sur 10 estiment être plutôt mal ou très mal informées sur cette maladie. 79 % pensent que les médias devraient en parler davantage et plus de 9 Français sur 10 souhaiteraient connaître leur diagnostic dès les premiers signes. Parmi les signes connus, les troubles liés à la mémoire sont le plus évoqués puisque 95 % des sondés pensent « qu’avoir des difficultés à se souvenir du chemin pour rentrer chez soi » constitue un signe évocateur de la maladie.

Un sentiment d’impuissance
Enfin, ce qui fait le plus peur aux Français est ce sentiment d’impuissance et de fatalité. L’étude de l’INPES démontre que 64 % des personnes interrogées estiment que « l’on ne peut rien faire pour guérir une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ». La maladie dure en moyenne 10 ans entre le diagnostic et la dépendance totale. Aujourd’hui, les traitements connus ne permettent qu’un ralentissement de la progression vers la démence… qui de toute façon est inévitable.