Alzheimer : à l’origine de la dénutrition ?

25 mai 2009

En général, la faim vient nous alerter que le corps a besoin de s’alimenter. Cette réaction physique courante ne semble pourtant pas suffisante pour répondre à cet appel du corps. En effet, malgré la faim, l’élément psychologique doit aussi intervenir : preuve en est chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dont l’oubli de manger est fréquent…

Alzheimer : ne pas oublier de manger
Force est de constater que près de 40% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent des insuffisances nutritionnelles. Si l’oubli de manger peut expliquer cette dénutrition, ce facteur n’est pourtant pas le seul observé chez les personnes âgées. En effet, la difficulté à mâcher limite d’une part le choix de certains aliments (viande); plusieurs médicaments peuvent aussi avoir pour effet secondaire de modifier le goût, et donc l’appétit ; souvent, en raison de l’âge et de l’état de santé, des régimes sont suivis (anti-diabète sans sucres, sans graisses…) de sorte à limiter certains apports caloriques. Enfin, certains malades dépressifs souffrent d’anorexie…

La solution à la dénutrition : une alimentation variée
Isabelle Eustache, diététicienne et membre de l’Association française des diététiciens nutritionnistes, insiste sur le fait qu’il faut « veiller à proposer une alimentation équilibrée (ex. compenser la baisse en viande par des produits laitiers par exemple : fromage, lait, yaourts), qui doit aussi tenir compte des goûts et des habitudes de la personne ».

Comment reconnaître les signes de la dénutrition ?
Si vous êtes en charge d’une personne âgée, certains signes peuvent vous alerter quant au risque de dénutrition de celle-ci. Tout d’abord, observez les modifications du comportement alimentaire : les plats sont-ils terminés ? y-a-t-il rejet de certains aliments particuliers ? Existe-t-il un dégoût pour les plats salés et les viandes ? Une attirance pour les produits sucrés ? Enfin, observez s’il y a perte de poids (une bague qui ne tient plus au doigt, des vêtements trop grands,…). Si vous avez un soupçon, consultez un médecin nutritionniste.

Alzheimer : « J’ai commencé mon éternité » d’Edith Fournier

19 mai 2009

Edith Fournier vient de publier aux Editions de L’Homme son troisième ouvrage de 250 pages, « J’ai commencé mon éternité ». Cette psychologue, épouse du cinéaste français Michel Moreau, nous livre ici un témoignage bouleversant sur la grave maladie de son mari, et son quotidien avec Alzheimer et Parkinson.

Vivre Alzheimer au quotidien

Le livre choc d’Edith Fournier nous raconte son histoire, celle d’un docteur en psychologie épouse d’un cinéaste qui entrent heureux dans la soixantaine, après 35 ans de vie commune. Jusqu’au jour où leur vie vient à être bouleversée par deux intrus : les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Comment faire face à la dégénérescence de l’être aimé ? Où puiser la force de l’accompagner au quotidien vers sa perte d’identité ? Deux choix : « Mourir de fatigue ou mourir de chagrin »… Dans ce livre, Edith Fournier se libère, et nous livre le témoignage vibrant et beau de l’épouse fidèle, qui accompagnera son compagnon de toujours jusqu’au bout du chemin. Impuissance, impatiences, culpabilité, colères, doute, appels à l’aide, angoisse, séparation, éloignement et solitude…autant de sentiments que le proche doit affronter au quotidien, comme s’il souffrait plus que l’être malade.

Livre alzheimer

Livre alzheimer

Etrangement, lorsque la mémoire s’efface d’un côté, les souvenirs de moments complices affleurent de l’autre. Malgré la douleur, les journées sont ponctuées de petits bonheurs, de tendresse, et de drôleries. Dans les silences, soudain jaillit une joie et un amour insoupçonnés ! «Je ne fabule pas. J’essaie seulement de dire que le meilleur se cache parfois dans le pire ». Ce livre est finalement plus qu’un témoignage, il est une véritable histoire d’amour et de changement qui s’adresse à tous ceux qui sont touchés par cet étrange parcours vers la voie de l’éternité… où l’amour est le plus fort.

« J’ai commencé mon éternité » - Edith Fournier - 21 € - Les éditions de l’Homme (256 pages).

Alzheimer : 3ème guide de l’aidant

12 mai 2009

Le troisième volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant » est remis à jour aux éditions John Libbey. Son titre : « La maladie d’Alzheimer : Activités et vie sociale ». A découvrir sans plus attendre pour occuper le temps libre de votre patient…


Le maintien d’une vie sociale malgré Alzheimer

Avec Alzheimer, ce sont bien souvent les connaissances qui s’éloignent : exclusion sociale, perte d’estime de soi…et rapidement, le quotidien est perturbé et l’état du malade s’aggrave, en affectant de plus en plus sa mémoire et son humeur. Comment, dans ces conditions, rester motivé pour pratiquer des activités et garder des liens sociaux ? Deux professionnels de la maladie d’Alzheimer, Jacques Selmès, ancien président d’Alzheimer Europe, et Christian Derouesné, professeur en neurologie à l’université de Paris VI, proposent ici un guide pratique pour les familles et tous ceux qui accompagnent au quotidien une personne touchée par cette terrible maladie pour les aider à maintenir leur vie sociale.

Un guide pratique « Activités et vie sociale »

L’objectif du 3ème volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant »” est de permettre à l’aidant de mettre en place des activités adaptées au malade afin de maintenir avec succès sa vie sociale. Souvent, l’aidant doit faire face au laisser-aller, à la démotivation totale, au refus de participer, voire même à la dépression… Ce guide donne alors des conseils pratiques pour surmonter ces instants difficiles. Pour chacun des exemples concrets proposés, pour chacune des activités détaillées, le guide précise les avantages que le malade et l’aidant peuvent en tirer, le matériel nécessaire et la manière de procéder. Quelle activité choisir ? Comment et quand la proposer ? Comment la mettre en place ?

Un guide réaliste et concret

L’intérêt principal de ce guide, comme tous les autres volumes de la collection, est qu’il ne cache pas les difficultés que vous pourrez rencontrer. On y sent le vécu et l’expérience des auteurs. En effet, ils savent que tout n’est pas rose, et que, surtout, tout dépend du degré de la maladie et de l’état du malade. Il est donc important de bien connaitre les différents paramètres avant d’engager une activité avec les malades d’Alzheimer. Au sommaire de ce guide: la participation à la vie de la maison et les activités domestiques, l’utilisation du passé, l’exercice physique et les sports, la musique, la gestion des situations difficiles, les médicaments, les adresses utiles…

Alzheimer : l’INPES publie les résultats d’une enquête

7 mai 2009

Dans le cadre de la mesure S1 du Plan Alzheimer, l’INPES avait lancé une grande enquête nationale en 2008, dont l’objectif était de mieux connaître les perceptions et opinions des personnes malades et des aidants familiaux à l’égard de la maladie d’Alzheimer, afin d’identifier leurs besoins et leurs attentes. Les conclusions viennent d’être publiées : la maladie d’Alzheimer suscite crainte et sentiment d’impuissance…


Une enquête nationale au sujet d’Alzheimer

L’enquête de l’INPES a été menée après validation des questionnaires par un groupe d’experts composé de France Alzheimer, de la Fondation Médéric Alzheimer, de l’Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF), et de professionnels des Centres mémoire de ressources et de recherches (CMRR). Réalisée par Ipsos Santé, l’enquête s’est terminée en juillet 2009. Menée dans toute la France, auprès de plus de 2000 personnes, atteintes de la maladie d’Alzheimer ou proches aidants désireux de s’exprimer, l’enquête s’intéresse principalement au vécu de la maladie, à la prise en charge et aux effets de la maladie sur la vie de tous les jours.


Alzheimer : la 3ème maladie jugée la plus grave

Les études menées par l’INPES suite à cette enquête révèlent qu’une « majorité de Français partagent une image négative de la maladie d’Alzheimer », ce qui génère une « crainte importante et un fort sentiment d’impuissance ». Selon ces conclusions, la maladie d’Alzheimer est la « troisième maladie jugée la plus grave » par les personnes interrogées, après le cancer et le sida, ainsi que la troisième « maladie la plus crainte » après le cancer et les accidents de circulation.

Alzheimer : le sentiment d’impuissance

Enfin, l’étude de l’INPES conclut que 64% des adultes déclarent « qu’on ne peut rien faire pour guérir une personne atteinte », ce qui révèle un pessimisme généralisé, tant chez les professionnels que chez les personnes concernées. Cependant, en dépit de la crainte que suscite la maladie, et dans 91% des cas, ces personnes souhaiteraient connaître le diagnostic si des signes précurseurs étaient découverts (troubles de la mémoire à court terme)…

Raconte-moi l’histoire de ta vie, un combat contre la maladie d’Alzheimer

5 mai 2009

raconte moi, Alzheimer Conseil

Alzheimer Conseil

Un ouvrage pour combattre la maladie d’Alzheimer

Le livre-album « Raconte-moi, l’histoire de ta vie » est l’œuvre d’un collectif. Les membres du Rotary Club, dont des professeurs de gériatrie l’ont pensé, rédigé et édité, sous la présidence de Patrick Beyria, éditeur.

Quelques informations sur le contenu: Les personnes malades (mais le livre s’adresse aussi à des bien-portants) sont invitées à raconter leurs souvenirs, l’histoire de leur famille, plein de grandes et petites choses qui ont fait leur vie. Elles sont aidées par une série de thèmes : ton école, tes plats préférés, tes vacances etc. pour se rappeler leurs souvenirs. On peut écrire, coller des photos, dessiner… Le but est de se faire plaisir en racontant sa vie pour ensuite transmettre une trace affective à ses enfants et petits-enfants.
L’écriture peut se faire seul mais aussi avec un proche et c’est une idée d’activité à faire avec les malades. La communication entre le malade et son entourage est souvent difficile, aider le malade à se raconter peut être une source de plaisir des 2 côtés et rend les visites sans doute moins contraignantes.Pour en savoir plus, feuilleter des extraits, voir les pages intérieures, visiter le site du livre : http://www.histoiredetavie.fr

Cet album coûte 25€. Tous les bénéfices sont reversés à la recherche sur les maladies de la mémoire.

Pour le commander en ligne  :  Cliquez ICI

Rotary Club de Toulouse Sud

Hötel comfort-Inn
5 boulevard des crêtes
31520 Ramonville

A Rouen, le service « Parenthèse » vous remplace !

2 mai 2009


Si vous êtes en charge d’une personne dépendante à domicile, et que vous avez besoin de faire une pause pour souffler un peu, le service « Parenthèse » de Rouen vous en offre la possibilité. Explications.


Dépendance et répit

Se retrouver « aidant familial », sans formation spécifique pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, n’est pas de tout repos. Surtout à domicile. Quand le plus clair de son temps est consacré au malade. Cette mission d’accompagnement est éprouvante tant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi des « solutions de répit » se mettent en place un peu partout en France, grâce à la volonté d’associations de familles. C’est le cas dans la région de Rouen, où le service Parenthèse propose à l’aidant de souffler un peu.
Le service Parenthèse de Rouen

Dans la région de Rouen, « Parenthèse » est un service à domicile qui fonctionne depuis 2008, grâce à l’initiative de l’EHPAD Les Aubépins. Son objectif est de permettre à l’aidant familial de s’absenter quelques jours. Cette idée, inspirée directement du concept de « balluchonnage » du Québec, est donc une solution de répit pour les aidants saturés. Le secret : passer le relais à une équipe de professionnels formés spécialement pour s’occuper des personnes âgées. La fille d’un patient souffrant d’Alzheimer témoigne : « Quand j’ai besoin de répit, je m’adresse à Parenthèse à domicile. Ce n’est pas cher et j’ai l’esprit tranquille »…
Parenthèse en pratique

Le transfert entre l’aidant familial et l’association se fait grâce à un cahier où est inscrit le fil de la journée, les habitudes de vie du patient et toute autre remarque pertinente… pour que la personne âgée garde ses repères, dans son environnement connu.  Quant au coût du service, le dispositif bénéficie d’une aide financière de la caisse régionale d’assurance-maladie et du conseil général de Seine-Maritime, ne laissant à charge de la famille que le paiement de 1,25 euros de l’heure (soit 30 euros par jour)…

Pour tout renseignement, s’adresser à l’EHPAD les Aubépins
41, Place Jean Jaurés (Maromme) - Tel : 02 35 74 02 78
E-mail : aubepins@fr.oleane.com

L’imagerie pour mieux connaître l’origine d’Alzheimer

27 avril 2009

Dans le cadre la Semaine nationale du Cerveau qui s’est déroulée le mois dernier, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) a dressé un bilan des recherches qu’il mène actuellement sur les différentes maladies du cerveau, et des équipements de pointe qu’il utilise dans ce but. L’imagerie semble être aujourd’hui la meilleure technique pour mieux connaître ces pathologies.
Mieux connaître les maladies du cerveau

Les avancées technologiques constatées dans les domaines de l’imagerie du cerveau et des nanotechnologies permettraient aujourd’hui de mieux comprendre les origines des maladies du système nerveux, comme la schizophrénie, l’autisme, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer… Une méthode d’imagerie comme la magnétoencéphalographie (MEG), permet par exemple de suivre l’activité du cerveau lors de la lecture de mots ou d’une crise d’épilepsie.

L’exemple de l’autisme

Pour l’autisme, cette maladie qui touche un enfant sur 150 en France, l’imagerie aurait permis de “comprendre ce qui ne va pas”, comme le précise la psychiatre Monica Zilbovicius, directrice de recherche à l’Inserm. Après avoir pratiqué sur des enfants autistes une imagerie nucléaire en 3D, les chercheurs ont pu constater des anomalies dans le lobe temporal, ce qui expliquerait le déficit de la perception des stimuli sociaux. L’autisme n’est donc pas, comme on l’a longtemps considéré, une maladie psychologique, mais bien une anomalie physique.

La création de centres d’essais cliniques

Afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies cérébrales et donc mieux identifier les zones à traiter, la création d’un centre d’essais sur animaux, le MIRCEN, est prévue avant l’été dans les locaux du CEA à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Le MIRCEN disposera d’un système d’IRM d’une puissance de 7 teslas (unité de champ magnétique) contre 1 tesla pour les IRM des hôpitaux. Des essais cliniques ont déjà été engagés et les résultats sont attendus pour l’année prochaine. Enfin, en 2011, s’ouvrira à Grenoble le centre Clinatec, destiné aux nanotechnologies pour la santé. D’après le Pr Alim-Louis Benabid de l’académie des sciences, « ce sera le seul centre de ce type sur la planète” !

Alzheimer et la réforme des tutelles

16 avril 2009

La réforme des Tutelles adoptée par la Loi du 5 mars 2007, et entrée en vigueur au 1er janvier 2009, témoigne d’une volonté des pouvoirs publics de mieux respecter les droits de la personne vulnérable, en lui laissant les possibilités que son état peut permettre. Qu’en est-il d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Le mandat de protection future

Au début de la maladie, les patients Alzheimer n’ont que quelques oublis, quelques passages à blancs… Seulement voilà, tout s’accélère et le patient encore conscient, ainsi que ses proches, ont besoin d’être rassurés quant à la protection de sa personne et de ses intérêts. Un jour, le patient aura besoin d’être aidé, assisté dans ses actes de la vie courante, voire dans la gestion de ses affaires patrimoniales. S’il y a encore quelques mois, les biens auraient été gérés par un magistrat, il se trouve qu’aujourd’hui, la réforme des tutelles donne la possibilité à toute personne de désigner celle qui sera en charge de ses intérêts, et donc de prévoir sa « protection future » via un mandat. Autrement dit, une avancée capitale…

Une réforme en réponse au vieillissement de la population

La réforme des Tutelles était pourtant attendue depuis longtemps sur le terrain des praticiens. En effet, les textes n’avaient pas été modifiés depuis une loi de 1968, plus du tout en phase avec la réalité démographique. Aujourd’hui, ce sont plus de 700 000 Français qui sont concernés par des mesures de protection, que ce soit la sauvegarde de justice, la curatelle ou la tutelle (soit 1 % de la population), pour diverses raisons d’incapacité. Selon les statistiques, il s’agira bientôt d’un million de personnes (2012). Avec une maladie d’Alzheimer se développant à grands pas, et le vieillissement de la population tant annoncé, il devenait urgent de modifier le système…

Un soulagement pour les Juges des tutelles
Prenons l’exemple des Alpes-Maritimes : dans ce département, près de 14 000 personnes sont mises sous protection juridique, soit 1,3 % de sa population ! En charge des dossiers : une dizaine de Juges des tutelles seulement ! En effet, les effectifs judiciaires n’ont pas augmenté en même temps que la population concernée depuis plusieurs années. Conséquences : longueur des délais de traitement des dossiers, difficultés de contrôle des mesures, et donc abus de vulnérabilité, escroqueries, etc… Avec la réforme des tutelles, le législateur remet un peu d’ordre en favorisant les mesures contractuelles, comme le mandat de protection future, pour alléger les tribunaux. D’autre part, il prévoit un encadrement strict des gérants de tutelle pour limiter les abus. A suivre…

Alzheimer : une hormone capable d’inhiber la mort des neurones

13 avril 2009

L’hormone serait capable d’inhiber la formation des plaques responsables de la mort des neurones

C’est en travaillant sur une hormone impliquée dans la formation des cancers qu’une équipe du CNRS découvre l’action efficace qu’elle pourrait avoir contre la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : une découverte étonnante

Los d’une recherche effectuée dans le laboratoire du CNRS de Lyon, spécialisé contre les cancers, une découverte fortuite a mobilisé l’attention des scientifiques, dont le biologiste Patrick Melhen. Alors que son équipe étudiait l’action d’une certaine hormone, la netrin-1, les chercheurs se sont aperçus que cette hormone était capable de se fixer sur les neurones. L’expérience a alors été menée sur des souris atteintes d’Alzheimer : en injectant cette hormone, les plaques amyloïdes responsables du développement de la maladie disparaissent, en rétablissant même les fonctions cognitives perdues !

Le rôle de l’APP dans la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la formation de plaques amyloides dans le cerveau, responsables de la mort progressive des neurones et donc de la dégénérescence de la mémoire. Ces plaques sont le résultat de l’agrégation d’un composé toxique, le peptide amyloïde beta. Ce peptide se développe sur un récepteur de la membrane des neurones appelé APP (Amyloïd protein precursor), victime d’un déréglage de son activité. Existe-t-il des molécules pouvant se lier à l’APP pour réguler cette activité ? En s’attachant à l’APP, une hormone peut éviter le développement du peptide, et donc celui des plaques améloïdes qui détruisent les neurones…

Quelle est donc cette hormone miraculeuse ?

L’équipe de Patrick Mehlen a découvert que la netrin-1, une protéine connue pour intervenir à la fois dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, est capable de se lier au récepteur APP, en inhibant la formation du peptide toxique. Après les expériences concluantes menées sur les souris, la netrin-1 serait donc l’hormone prometteuse pour traiter efficacement la maladie d’Alzheimer.

Une découverte en cours d’exploitation

Cette découverte, publiée dans la revue « Cell death and differentiation » de janvier dernier, a déjà fait l’objet d’une licence accordée à une société américaine (NTI Corp). Celle-ci travaille à créer un médicament intégrant les APP pour l’utiliser dans la lutte contre la Maladie d’Alzheimer. Ce qui pourrait aider 25 millions de personnes dans le monde ! A suivre…

l’Association France Parkinson appelle à la mobilisation des malades

8 avril 2009

Les premiers Etats généraux de la maladie de Parkinson

A l’occasion de la journée mondiale contre la maladie de Parkinson, l’Association France Parkinson appelle à la mobilisation des malades et des proches en lançant ses « Premiers Etats Généraux », le 8 avril 2009. Explications.
Mobilisation contre Parkinson
Le 8 avril 2009, à la Maison de la Chimie à Paris, se déroulera le lancement officiel des Premiers Etats Généraux des personnes souffrants de la maladie de Parkinson. De quoi s’agit-il ? Devant l’isolement, l’incompréhension ou même la discrimination, les personnes concernées par la maladie décident de se rassembler pour informer l’opinion publique, mais aussi pour faire pression sur les pouvoirs publics afin d’améliorer leur prise en charge médicale et sociale.

Le programme des Etats Généraux
Suite au lancement du 8 avril, le programme se déroulera donc en trois temps :
- d’avril à juin  2009 : phase d’écoute et d’échanges. Dans plusieurs villes de France, des comités locaux organiseront des rencontres, noteront des témoignages de personnes malades, et présideront des réunions publiques dans 10 grandes métropoles.
- de septembre à novembre 2009 : phase de débats et de concertations. Les malades Parkinson débattront avec les professionnels et les institutionnels (médecins de ville et d’hôpitaux, personnel paramédical, secteur social, responsables politiques) pour exposer leurs « doléances »…
- Dans un an, en avril 2010, les propositions les plus concrètes seront présentées dans un Livre Blanc, transmis aux autorités publiques en charge de la santé. Pour la première fois en France, un document référencera les difficultés de vie, les attentes et les propositions des personnes touchées par la maladie de Parkinson.

Inscriptions et informations : www.franceparkinson.fr