Alzheimer - une simple marche pour garder la mémoire

25 novembre 2010

L’exercice intellectuel retarderait la maladie d’Alzheimer, mais l’exercice physique aussi. C’est en tout cas ce qu’affirme une équipe de chercheurs de l’Université de Pittsburgh aux Etats-Unis, qui a réalisé une étude scientifique destinée à mesurer le lien de corrélation entre la mémoire et la pratique d’une marche sportive. Les conclusions, publiées le mois dernier dans la célèbre revue américaine Neurology, montre que marcher à raison de dix kilomètres par semaine est un moyen efficace de garder une bonne mémoire. Une autre manière de retarder les effets de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : une simple marche pour garder la mémoire - source de l'image : http://img.over-blog.com/Diminuer les effets d’Alzheimer
Kirk Erickson, appartenant à l’Université de Pittsburgh, est le responsable de cette étude sur l’Alzheimer. Il déclare : « en vieillissant, la taille de notre cerveau diminue, ce qui peut entrainer des problèmes de mémoire. Au vu de nos résultats, nous pensons que faire pratiquer des exercices physiques à des personnes âgées bien encadrées devraient permettre de réduire le risque de développer des démences ou la maladie d’Alzheimer ».
Les chercheurs d’Outre-Atlantique ont suivi une cohorte de 300 individus âgés de 65 ans et plus. Ces derniers ne présentaient au début de l’étude aucun trouble cognitif ou apparentés à Alzheimer. Ils ont du relevé le nombre de kilomètres hebdomadaires qu’ils parcouraient à pied… Neuf ans plus tard, les scientifiques ont réalisé un scanner sur les cerveaux des participants pour en mesurer la taille.

10 km par semaine pour lutter contre Alzheimer
Les conclusions sont édifiantes. Les spécialistes ont alors constaté que les personnes âgées qui pratiquaient des marches régulières (de 10 à 15 km par semaine) avaient gardé davantage de matière grise (couche supérieure du cerveau qui contient une formidable concentration de neurones) que ceux qui marchaient moins de 10 km par semaine.
Quatre ans après ce premier test, les participants ont subi un examen médical poussé pour vérifier s’ils avaient oui ou non développer des troubles liés à Alzheimer. Les chercheurs ont alors noté que les marcheurs assidus présentaient deux fois moins de probabilités de voir leurs aptitudes cérébrales diminuer que les autres.
Les bienfaits de l’exercice physique sont connus de tous. Cette nouvelle étude vient encourager les individus à pratiquer la marche non plus seulement pour garder la forme, mais pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer. Ce sport, gratuit et respectueux de l’environnement devrait faire de plus en plus d’adeptes.

Alzheimer - Décrire les symptômes par un DVD

15 novembre 2010

Le ministère de la santé et des sports et le secrétariat d’Etat chargé des aînés, auprès du ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, viennent d’éditer un DVD à destination des soignants travaillant au contact de personnes âgées atteintes d’Alzheimer. Ce support a pour but de soutenir le personnel dans l’accompagnement des personnes âgées souffrant d’Alzheimer, évoluant dans le cadre des structures UHR (unité d’hébergement renforcé), PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) ou USLD. Le DVD décrit les symptômes de la maladie d’Alzheimer et leur évolution.

Alzheimer : Décrire les symptômes par un DVD - Source de l'image : http://www.mypharma-editions.com/Évaluer les besoins du malade d’Alzheimer
Le DVD est le fruit du travail de l’équipe du centre mémoire de ressources et de recherche (CM2R) du centre hospitalier universitaire de Nice. Il a été réalisé à partir de situations concrètes,  qui sont vécues quotidiennement par les malades d’Alzheimer. Ce DVD présente ainsi les principales lignes de l’inventaire neuropsychiatrique pour l’équipe soignante (NPI– ES). Par conséquent, il constitue un outil de formation très utile pour les professionnels concernés par les soins aux individus souffrant de la maladie d’Alzheimer.
L’Inventaire Neuropsychiatrique (NPI) est un document qui a pour but de recueillir des informations sur l’existence de troubles du comportement chez des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ou apparentée.  Le NPI à destination des équipes soignantes (NPI-ES) a été spécialement développé pour l’évaluation des patients vivant en institution. Il peut être utilisé de deux manières : par un évaluateur externe à la structure qui va réaliser l’évaluation avec un membre de l’équipe, ou bien directement par un membre de l’équipe. L’évaluation  doit être en mesure de déterminer la fréquence, la gravité et l’impact de la pathologie d’Alzheimer sur les activités du malade.

Mettre en place une prise en charge adaptée au malade d’Alzheimer

L’étape suivante est l’interprétation des résultats par les soignants. L’évaluation des symptômes psychologiques et comportementaux doit permettre le partage de l’information avec les autres membres de l’équipe ainsi que les proches du patient, afin de mettre en place une prise en charge adaptée. La diffusion de cette vidéo entre dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, dont l’un des objectifs est la construction d’un parcours de soin personnalisé, du diagnostic jusqu’à l’accueil en institution. Aujourd’hui, 800.000 Français sont  touchés par la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Et malheureusement, seuls 450.000 bénéficient d’un suivi médical adapté et 300.000 font l’objet d’une prise en charge pour cause d’affection longue durée (ALD). Ce support est distribué par les agences régionales de santé sur demande, et il peut être visionné sur les sites du ministère de la santé et des sports, du plan Alzheimer 2008-2012, du ministère du travail, de la solidarité et de la fonction publique, et bien sûr sur le site du CM2R de Nice.

Maladie d’Alzheimer - La ville de Toulouse organise la lutte

8 novembre 2010

Du 3 au 5 novembre dernier, Toulouse accueillait le congrès mondial sur les essais thérapeutiques consacré à la maladie d’Alzheimer. Cette initiative s’ajoute à sa candidature  comme Institut hospitalo-universitaire (IHU), ce qui ferait de la ville rose le leader national en gérontologie et en maladie d’Alzheimer. L’ouverture de ce CTAD (clinical trails on Alzheimer’s Disease), a été largement salué par le professeur Vellas, président de l’association internationale de gérontologie et gériatrie.

La multithérapie pour soigner Alzheimer

La semaine dernière, des chercheurs du monde entier, spécialistes de la maladie d’Alzheimer se réunissait pour partager les avancées thérapeutiques suite aux essais cliniques menés dans différents pays au cours de l’année. Certaines de ces expérimentations pourraient prochainement changer la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Paul Aisen, membre du comité d’organisation, est très optimiste. “Il est possible que nous ayons une avancée majeure dans les deux ans, et très probable d’ici à 10 ans” a-t-il déclaré.La piste la plus prometteuse pourrait être une association de plusieurs médicaments. En effet, le Pr Françoise Forette, directrice de la fondation nationale de gérontologie mise sur la combinaison de diverses molécules, ce qui n’est pas sans rappeler le mode de thérapie utilisé pour soigner d’autres pathologies. “On va sans doute vers une multithérapie comme pour le sida ou le cancer”, selon elle.

Toulouse bientôt pôle d’excellence dans la recherche contre Alzheimer ?

Cette voie, qui va sans doute être explorée très prochainement, s’ajoute aux autres espoirs de thérapies développées par les scientifiques, comme les travaux sur la célèbre protéine tau, ou encore  se penchera sur les molécules destinés à renforcer le cerveau pour le rendre plus résistant aux agressions. Les essais de ce type de soin, appelé immunothérapie, sont en phase avancée, et devraient permettre aux chercheurs de livrer rapidement leurs conclusions. Le scientifique américain Michael Weiner, place beaucoup d’espoirs dans ce traitement.
A l’échelle nationale, ce congrès montre une fois de plus que Toulouse possède les ressources nécessaires pour devenir un centre national consacré au vieillissement et à la maladie d’Alzheimer. Malgré le travail formidable réalisé depuis trois ans au sein de son gérontopôle, Jean-Jacques Romatet, directeur du CHU, souhaite aller plus loin. Il espère faire partie des 5 IHU sélectionnés par le gouvernement, qui pourront grâce à une généreuse enveloppe, faire progresser la recherche contre Alzheimer. Réponse en février 2011…

Le Rotary club oeuvre pour les malades d’Alzheimer

1 novembre 2010

Un chèque de 20 000 euros… L’équipe de la maison Alzheimer de Charleville-Mézières ne s’attendait pas à un tel cadeau, presque tombé du ciel. C’est grâce à l’action des bénévoles du Rotary Club local, que la somme a pu être réunie, en faveur des malades d’Alzheimer. En effet, les membres de la célèbre organisation ont coordonné plusieurs manifestations culturelles et artistiques, dont les bénéfices ont été reversés aux malades d’Alzheimer.

Le Rotary club œuvre pour les malades d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.lunion.presse.fr/Des manifestations culturelles en faveur des malades d’Alzheimer

La devise du Rotary Club ‘’Service d’abord’’ n’aurait pu trouver de meilleure expression. Les rotariens ont œuvré sans relâche pour réunir les fonds destinés à l’amélioration du confort des personnes âgées atteintes d’Alzheimer. La maison Alzheimer, qui a vu le jour en janvier 2010, héberge aujourd’hui dix-huit pensionnaires à temps complet. Quatre autres personnes bénéficient de l’accueil de jour. Pour réunir une telle somme, le Rotary Club a organisé plusieurs actions. D’abord, deux concerts très réussis à la basilique de Mézières, puis une exposition-vente de céramiques à la galerie Lebon, et enfin la brocante Mohon. Par ailleurs, le club de Mulheim an den Ruhr en Allemagne a tenu a apporté son soutien. Le fruit de ce travail commun a permis au projet de voir le jour.

Une balnéothérapie pour les malades d’Alzheimer
Claudine Ledoux, maire de la ville de Charleville-Mézières, n’a pas caché son enthousiasme, et a longuement remercié les instigateurs de cette initiative lors de la remise du chèque. Alors que l’établissement n’a pas été inclus dans le Plan Alzheimer national, cette enveloppe est plus que bienvenue. Grâce à l’aide les rotariens, les malades d’Alzheimer bénéficieront d’aménagements qui pourront améliorer leur quotidien. An accord avec le directeur du CCAS, Gérard Calvi, il a été convenu que l’argent serve à développer une infrastructure de balnéothérapie au sein de la maison Alzheimer. Seule une minorité d’établissements en sont doté en France alors que les bienfaits thérapeutiques de tels soins ne sont plus à démontrer.

Alzheimer - La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo

25 octobre 2010

Trente spécialistes de la maladie d’Alzheimer et autres maladies neurologiques se sont réunis à Tokyo il y a quelques jours afin de partager leurs expériences et avancées dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, et notamment de la protéine Tau, dont le rôle serait déterminant dans le développement de ce redoutable fléau. En effet, à terme la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés risquent de toucher près de la moitié des plus de 85 ans.

Alzheimer : La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo - Source de l'image : http://www.masantefacile.com/Trente experts d’Alzheimer réunis
Le symposium, qui s’est réuni pour une durée de deux jours dans la capitale japonaise a été baptisé ‘’Vieillissement, protéine tau et démences’’. Le séminaire est le fruit de l’initiative du célèbre professeur Etienne Beaulieu, et de l’ambassadeur de France au Japon, Philippe Faure. Le pays du Soleil Levant a été choisi pour accueillir l’événement en raison de l’espérance de vie record de ses habitants. Alzheimer étant une maladie corrélée à l’âge, le professeur Beaulieu ne pouvait faire meilleur choix
Au vu de récentes découvertes, la communauté scientifique place beaucoup d’espoirs sur la protéine tau, pour percer les secrets du développement de la maladie d’Alzheimer.
Le docteur Michel Goedert, médecin luxembourgeois chef de la division de neurobiologie au Conseil de recherches médicales de Cambridge a, en 1988, identifié et analysé les diverses formes de protéine tau, molécule retrouvée sous une forme inhabituelle chez les individus atteints de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés.

Des espoirs de traitements contre Alzheimer
Le Dr Goedert est confiant quant à la découverte prochaine de marqueurs permettant d’identifier la présence anormale de protéine tau dans les tissus cérébraux avant même le déclenchement des symptômes de la maladie d’Alzheimer. En effet, si la maladie d’Alzheimer se déclare rarement avant 60 ans, les dépôts de protéine tau sont quant à eux présents vingt à trente ans auparavant. Se pose alors la question éthique du diagnostic précoce d’Alzheimer, à l’heure ou aucun traitement efficace n’est disponible. Cependant, le Pr Beaulieu se veut rassurant. Son équipe travaille actuellement sur une autre protéine, la FKBP52, naturellement présente dans le cerveau, mais dont le taux est très faible chez les malades d’Alzheimer. En étant stimulée, elle aurait comme propriété de contrer les modifications de la protéine tau. Ainsi, les chercheurs proposent une nouvelle piste pour freiner le développement de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer - Jouer au poker réduirait les risques

18 octobre 2010

Alors que le poker souffre encore d’une réputation controversée, des chercheurs de l’INSERM ont récemment annoncé ses effets positifs sur la maladie d’Alzheimer. Comme d’autres activités intellectuelles stimulantes, la pratique de ce célèbre jeu de cartes permettrait de réduire de 50% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Une vertu qui pourrait encourager les personnes âgées à s’adonner régulièrement à ce loisir.

Alzheimer : Jouer au poker réduirait les risques - Source de l'image : http://www.pokercollectif.com/Une étude originale  sur la maladie d’Alzheimer

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) mène depuis 1999 une étude scientifique sur l’impact des activités de loisir sur la maladie d’Alzheimer. Sous la direction de Karen Ritchie, les chercheurs Tasnime Akbaraly et Claudine Berr ont suivi une cohorte de 6000 personnes âgées de plus de 65 ans non-atteintes d’Alzheimer au début de l’étude et résidant dans les villes de Dijon et de Montpellier. Etonnantes, les conclusions de ces travaux ont été publiées dans la revue scientifique Neurology en date du 15 septembre dernier. Les personnes pratiquant «au moins deux fois par semaine une activité de loisirs stimulante intellectuellement sont deux fois moins susceptibles de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer, comparés aux participants pratiquant ces activités moins d’une fois par semaine. (…) En revanche, aucune réduction significative du risque de survenue de démence n’a été observée avec les autres catégories d’activités de loisirs (passives, physiques et sociales)».

Revoir l’approche de la maladie d’Alzheimer

Contrairement à des travaux précédents, cette étude épidémiologique montre que la baisse du taux d’Alzheimer n’est aucunement liée au niveau d’études, à la catégorie socio-professionnelle, au mode de vie (consommation de tabac ou d’alcool) ou encore à la santé. Les chercheurs peuvent donc en conclure que les loisirs stimulants au niveau cérébral «constituerait une intervention pertinente de santé publique». Plus de 860 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, et,  en l’absence de tout traitement médical efficace, il est intéressant de mettre en application ces conseils simples, gratuits, et permettant de se détendre entre amis.

La maladie d’Alzheimer gagne du terrain au Sénégal

11 octobre 2010

La malade d’Alzheimer est connue pour ses ravages parmi les populations des pays occidentaux. Toutefois, les instances sanitaires de pays en développement déclarent devoir faire face à de plus en plus de cas d’Alzheimer dans leur pays, comme aujourd’hui au Sénégal. L’évolution du mode de vie des Sénégalais, et la place des aînés dans la société est lourdement incriminée par les spécialistes locaux dans le développement d’Alzheimer. Ces médecins se sont réunis récemment à l’ambassade du Zimbabwe pour faire le point.

La maladie d’Alzheimer gagne du terrain au Sénégal - Source de l'image : http://www.pressafrik.com/Alzheimer atteint aussi de jeunes séniors
Le médecin neurologue Kamadoré Touré ne cache pas son inquiétude. Tout comme au début de l’épidémie de VIH, le corps médical sénégalais ne peut que constater l’ampleur croissante de la maladie d’Alzheimer, et l’absence de traitement. Pire encore, Alzheimer toucherait une forte proportion d’individus âgés de 55 ou même de 45 ans. Les récentes études scientifiques effectuées mettent en lumière la prévalence de la maladie d’Alzheimer. Sur 872 individus âgés de 55 ans ou plus, 58 manifestaient des troubles de la maladie d’Alzheimer ou apparentée. Ces chiffres traduisent une proportion de 6,6 % de malades, contre 1 à 2% en Europe.
De son coté, le docteur Ndèye Dialé Ndiaye Ndongo a mentionné dans sa thèse les résultats d’une étude peu rassurantes. Près de 60% des cas de troubles de sénilité seraient dus à la maladie d’Alzheimer.

La solitude favoriserait l’apparition de la maladie d’Alzheimer
Cette pathologie, jusqu’à lors méconnue, risque de se développer très rapidement. Par conséquent, les spécialistes sénégalais ont identifié certains facteurs aggravant et ils souhaitent déployer des moyens de prévention. Le diabète, le cholestérol, l’alcoolisme doivent être surveillés. Par ailleurs, le stress et la précarité grandissante que connaissent aujourd’hui de nombreux Sénégalais achèvent de fragiliser les aînés.
En effet, il apparait clairement que l’évolution du nombre de cas d’Alzheimer soit étroitement corrélée au mode de vie moderne et à l’urbanisation de la société. Les anciens, autrefois chefs de familles respectés, étaient au cœur du système social traditionnel. De nos jours, les générations ne cohabitent plus, et les aînés se trouvent de plus en plus isolés. Le manque de contacts, et la solitude, affectent grandement la santé des aînés sénégalais et sont responsables en partie de l’augmentation du nombre de cas d’Alzheimer.

“Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer”

4 octobre 2010

Une enquête scientifique de l’INPES, intitulée ‘’Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer’’ et publiée le 22 septembre dernier apporte un éclairage nouveau sur le vécu des malades d’Alzheimer et de leurs aidants. Elle montre que, de manière générale, les malades d’Alzheimer et leur entourage sont satisfaits de leur qualité de vie, malgré Alzheimer. Toutefois, les travaux mettent en relief la situation de détresse et d’isolement vécue par les aidants familiaux proches.

‘’Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer’’ - Source de l'image : http://www.marseille.fr/La perception de la maladie d’Alzheimer des malades et des aidants
Effectuée par l’INPES de mars à octobre 2009 en France, cette enquête est la première à s’intéresser directement au regard porté sur la maladie d’Alzheimer par les victimes et leurs proches. Cette initiative s’inscrit dans l’application de la mesure 37 du plan Alzheimer 2008-2012, souhaitant la mise en place d’un dispositif d’enquêtes d’opinion sur la maladie d’Alzheimer (DEOMA).
Pour ce faire l’INPES a collaboré avec l’Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF), les professionnels œuvrant au sein de consultations mémoire (CM) et plusieurs centres mémoire ressources et recherche (CMRR). Parallèlement, certaines associations appartenant au réseau de France Alzheimer ont pris part à l’étude de juin à octobre. Au total, 161 personnes atteintes d’Alzheimer et 305 aidants proches ont été sondés. Seuls 68% des personnes interrogées se savent atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elles considèrent les problèmes de mémoire comme les troubles les plus gênants à leurs yeux. Interrogés sur la maladie la plus grave à leurs yeux, le cancer est cité par 42% des participants, loin devant Alzheimer, cité seulement par 22%.

Alzheimer affecte le moral des aidants
Par ailleurs, l’enquête nous enseigne que le quotidien des malades est en réalité moins morose que ce que l’on pourrait croire.
En effet, le vécu de leur maladie est considéré comme satisfaisant pour une large majorité (85%), et  77% des malades d’Alzheimer jugent l’accompagnement dont elles bénéficient comme tout à fait correct. Pourtant, une sur deux déclare ressentir de l’impuissance et de la tristesse vis-à-vis de la maladie. Pour une sur trois, Alzheimer leur inspire au contraire de la combattivité.
La vision des aidants proches est bien plus mitigée. 80% d’entre eux jugent que l’aide apportée a leur proche se répercute négativement sur leur moral. 40% ont déjà éprouve un sentiment de mise à l’essart sociale en raison de la maladie de leur proche.
De plus, outre la rupture du lien social,  de nombreux aidants se plaignent d’une situation financière plus difficile depuis la maladie de leur proche.
Cependant en dépit d’un vécu difficile face à la maladie d’Alzheimer, 76% déclarent parvenir à gérer la maladie de leur proche.

Alzheimer - Ouverture du premier institut français

29 septembre 2010

L’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer (l’IM2A) a ouvert ses portes à Paris, vendredi 24 septembre. Inauguré à 10h45 par Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée des aînés, et en présence de nombreuses personnalités, ce nouveau centre augure d’un tournant dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer en France. Sous la houlette du Professeur Dubois, célèbre neurologue, cet institut unique poursuit un triple objectif : améliorer le diagnostic, les traitements et la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Un espace consacré à la maladie d’Alzheimer

L’IM2A est un espace de 3000 m2 renfermant les technologies les plus modernes. Les patients seront accueillis au sein de l’hôpital de jour, d’une capacité de 10 lits. Le centre est également doté de 5 boxes de consultations spécialisées, et d’un plateau technique innovant. Le Pr. Bruno Dubois, directeur du centre espère travailler en ‘’partenariat’’ avec les malades d’Alzheimer. Les patients bénéficieront d’une prise en charge médicale de qualité, et les soins seront associés à la recherche clinique.En effet, les malades seront examinés, leur profil étudié, et les données les concernant figureront dans une banque d’informations, utilisable par les chercheurs pour mieux cerner les mécanismes de la maladie d’Alzheimer.”Ils viennent pour une exploration clinique et en même temps ils participent à la recherche en nous permettant de trouver des marqueurs spécifiques de leur maladie”, explique le Pr Dubois.

Une collaboration sans précédent en faveur de la recherche contre Alzheimer

En outre, l’institut entend travailler en collaboration avec des équipes scientifiques externes. Les données feront l’objet d’une analyse mathématique avec l’aide des membres de l’Université Pierre et Marie Curie. Recoupées avec des données de nature différentes, ces informations permettront un diagnostic plus précoce et plus sûr de la maladie d’Alzheimer.Equipé d’un centre mémoire de ressources et de recherches, un centre d’essais thérapeutiques, deux centres nationaux de référence, un centre de coordination d’études de groupes et des espaces de travail en commun, il sera aussi partenaire de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, également inauguré le 24 Septembre.La Fondation Ifrad en faveur de la recherche sur la maladie d’Alzheimer a largement contribué à la création de l’IM2A tout comme la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Un nouvel espoir est né pour les 860 000 Français atteints de la maladie d’Alzheimer.

Le coût de la prise en charge d’Alzheimer estimé à 600 milliards de dollars

27 septembre 2010

La Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer a été l’occasion de dresser un bilan sur les pathologies neurodégénératives et leurs conséquences sur le financier et humain à travers le monde. Une équipe scientifique anglo-suédoise s’est ainsi penchée sur le coût de la maladie d’Alzheimer pour la société est astronomique. Par ailleurs, avec l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer, ce coût pourrait bien être multiplié par deux d’ici dix ans. Les conclusions de cette étude inquiétante se confirmeront dans les faits en l’absence de nouveaux traitements. C’est pourquoi il est essentiel de déployer dès aujourd’hui tous les efforts possibles dans la recherche.

Le nombre de malades d’Alzheimer doublera d’ici dix ans

Une étude publiée mardi dernier chiffre à 604 milliards de dollars le coût de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées pour l’unique année 2010. Ce coût astronomique dépasse 1 % du PIB mondial, soit l’équivalent de la18e économie mondiale.Ces travaux commandés par l’organisme Alzheimer’s Disease International estime à 35,5 millions d’individus touchés par la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés. Ce chiffre devrait être multiplié par deux d’ici 2030, et par trois d’ici 2050. Les responsables de l’étude, Anders Wimo du Karolinska Institute à Stockholm et Martin Prince du King’s College de Londres, révèle que le nombre de malades doublerait tous les 20 ans, pour atteindre quelque 66 millions de personnes en 2030 et 115 millions en 2050.Si la maladie d’Alzheimer atteint essentiellement les pays industrialisés, le nombre de malades risque à l’avenir d’augmenter rapidement dans les pays en développement. Proportionnellement, le coût pour la société augmentera. Aujourd’hui, la part des dépenses des pays développés, en particulier l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, dans la prise en charge d’Alzheimer est très élevée. Elle représente 89 % du coût total pour 46 % des cas. Comparativement, celle des pays moins développés représentent uniquement 10 % pour 40 % des cas. Enfin, les dépenses des pays en voie de développement représentent 1 % du coût total pour 14 % des cas.

Mettre en place une stratégie financière pour faire face à Alzheimer

Par le biais de cette étude, l’organisme Alzheimer’s Disease International (ADI) souhaite encourager l’ensemble des gouvernements à considérer ces pathologies telles une priorité et à investir bien plus dans les programmes de prévention et de “plans Alzheimer”. Seulement six Etats ont mis en œuvre de tels plans, dont la France, l’Australie et l’Angleterre. En revanche, Harry Johns, PDG de l’ Alzheimer’s Association aux Etats-Unis, considère que son pays n’est pas préparé à faire face à ce desastre tant sur le plan humain qu’économique. Les dépenses du gouvernement américain en matière de recherche scientifique s’élève à 6 milliards de dollars pour la recherche sur le cancer, près de 4 milliards pour les maladies cardiovasculaires, et 3 milliards pour le SIDA. Les dépenses en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer, ne s’élève plus qu’à 469 millions de dollars par an, une somme insuffisante face à une maladie en pleine expansion.