Les maisons pour Alzheimer se généraliseront en 2011

22 septembre 2010

Le Président Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la généralisation des MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer)  ainsi que le prévoyait le plan Alzheimer 2008-2012. Ces structures se définissent comme une ‘’porte d’entrée’’ unique, vers laquelle les malades d’Alzheimer et leurs aidants peuvent se diriger pour bénéficier d’un soutien sur divers plans. Elles ont été expérimentées dans 17 zones géographiques de France, avec succès. C’est pourquoi le gouvernement français a décidé l’élargissement de ces maisons, destinées à améliorer la prise en charge des malades d’Alzheimer.

Les maisons pour Alzheimer se généraliseront en 2011 - Source de l'image : http://s2.lemde.fr/Un projet innovant en faveur des malades d’Alzheimer
Les 17 projets pilotes des maisons pour Alzheimer, ont montré une amélioration notable de la prise en charge des malades et leurs familles, bien souvent démunis face au fléau de la maladie d’Alzheimer. Plus de 51 professionnels œuvrent actuellement dans ces structures, en coordonnant les soins sur le plan sanitaire, et médicosocial, grâce au réseau gérontologique local. Ce travail de concert facilite grandement le quotidien du malade d’Alzheimer et de sa famille, qui cessent d’être ballotés de service social en consultation gériatrique. Dans les chiffres, l’augmentation du nombre de maisons Alzheimer prévues par le gouvernement se traduira par l’ouverture de 35 structures supplémentaires en 2011, 100 nouvelles en 2012, afin d’aboutir à une couverture totale du territoire par 400 à 600 maisons Alzheimer en 2014. Toutefois, de nombreux efforts de la part des collectivités locales seront nécessaires pour transformer l’essai.

Mieux structurer la prise en charge des malades d’Alzheimer

Ainsi, les expériences menées permettent d’aboutir à plusieurs conclusions : les maisons Alzheimer nécessitent un pilotage local pour permettre aux gestionnaires d’intervenir efficacement notamment dans les situations complexe. Le malade d’Alzheimer doit aussi pouvoir demeurer chez lui s’il souhaite. Pour améliorer le maintien à domicile, le Plan Alzheimer prévoit la création de 500 équipes mobiles pluridisciplinaires intégrant divers professionnels, formés à la rééducation, et à l’accompagnement des malades, dès les premiers stades de la maladie. Actuellement, ces équipes sont expérimentées auprès de 40 Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD). 127 nouvelles équipes seront déployées d’ici la fin 2010. Par ailleurs, 11 plateformes d’accompagnement et de répit sont en phases de test. Elles associent une palette de services variés, tels que l’accueil de jour, la garde nocturne, l’hébergement temporaires, les activités de loisirs adaptés.

Alzheimer - Les hommes sont davantage touchés par les problèmes de mémoire

20 septembre 2010

Les hommes et les femmes inégaux devant la maladie d’Alzheimer ? Les chiffres officiels montrent effectivement que les femmes seraient légèrement plus touchées par la maladie d’Alzheimer que les hommes. Paradoxalement, ces derniers seraient 1,5 fois plus sujets aux troubles cognitifs légers. C’est en tout cas ce que révèle une étude scientifique menée par des chercheurs de la Mayo Clinic. Ces conclusions surprenantes, parues dans la dernière édition de la revue scientifique américaine Neurology, offrent une nouvelle approche de la maladie Alzheimer.

Alzheimer : Les hommes sont davantage touchés par les problèmes de mémoire - Source de l'image : http://alavotre.blog.lemonde.fr/Les femmes restent davantage touchées par Alzheimer
L’étude de la Mayo Clinic a été menée auprès d’une cohorte de 2 050 personnes âgées de 70 à 89 ans, vivant dans l’Etat du Minnesota. Les participants ont d’abord répondu à un questionnaire portant sur leurs antécédents médicaux. Ils ont ensuite subi des tests afin d’évaluer leur mémoire et leur capacité de raisonnement.
Ces analyses ont révélé que près de 14 % des participants souffrent de troubles cognitifs modérés. Près de 10 % sont atteints de troubles cognitifs sévères apparentés à Alzheimer. Par ailleurs, 76 % de ces personnes possèdent une mémoire et un intellect considérés comme normaux.
19 % des hommes présentent une déficience cognitive légère, contre seulement 14 % de femmes.
Les auteurs de l’étude ne cachent pas leur surprise. Les hommes sont bien plus fréquemment touchés que les femmes par les troubles cognitifs modérés, alors que les femmes sont plus nombreuses à souffrir d’Alzheimer.

Les troubles cognitifs associés ou non à Alzheimer gagnent du terrain
Les auteurs expliquent que les hommes pourraient subir un déclin cognitif à un âge plus jeune, mais celui-ci serait plus progressif. Les femmes, quant à elles, passeraient brusquement d’un stade cognitif normal à des troubles sévères à un âge plus avancé. Il faut aussi souligner que le taux de déficience était plus élevé chez les individus présentant un faible niveau scolaire  (30 % chez celles ayant suivi moins de 9 ans de scolarité, contre 11 % chez celles ayant suivi moins de 16 ans de scolarité) ainsi que chez les personnes n’ayant jamais été mariées.
En additionnant le taux de personnes souffrant d’une déficience cognitive légère (16 %) au taux de personnes  présentant des troubles plus sérieux tels que la maladie d’Alzheimer (10 à 11 %), il est possible de constater que 25 % ou plus des individus âgés de 70 ans et plus sont atteints de troubles cognitifs de gravité différente. Ces chiffres ont un impact important sur le plan économique, sans parler des répercussions sur le quotidien de ces individus et de leurs proches. Par conséquent, il devient urgent de développer des thérapeutiques permettant d’enrayer de manière précoce ces troubles.

Alzheimer - Le Semagacestat est un médicament inefficace

15 septembre 2010

Le laboratoire pharmaceutique américain Eli Lily annonçait dernièrement l’arrêt des études portant sur le Semagacestat, un médicament mis au point pour lutter contre Alzheimer. Loin d’améliorer les symptômes de la maladie d’Alzheimer, la substance n’apporterait aucune amélioration et aurait même des effets secondaires néfastes pour les malades. Cet échec remet en question l’approche du traitement de la maladie d’Alzheimer adoptée par la communauté scientifique.

Alzheimer : Le Semagacestat est un médicament inefficace - Source de l'image : http://us.123rf.com/ Déception pour les malades d’Alzheimer
C’est encore un espoir déçu pour les malades d’Alzheimer. Le Dr Jan Lundberg, responsable de la recherche à Eli Lily annonçait récemment dans un communiqué de presse l’arrêt de deux essais cliniques sur le Semagacestat, alors que les phases d’expérimentation étaient presque parvenues à leur terme.
Le médicament a été conçu pour détruire les plaques bêta-amyloides s’accumulant dans le cerveau. Ces protéines sont soupçonnées par une partie des chercheurs de générer les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Cette approche, baptisée ”la théorie amyloide”, est mise à mal par les conclusions des études réalisées par le laboratoire.
En effet, si le Semagacestat a bien été capable de réduire la présence de plaques bêta-amyloides, les symptômes dont souffraient les patients participant aux essais n’ont guère diminué. Non seulement les fonctions cognitives n’ont pas progressé, mais les patients ont rencontré une aggravation des problèmes de mémoire et des difficultés dans l’exécution des tâches quotidiennes.


Les protéines bêta-amyloides sont-elles bien à l’origine d’Alzheimer?

Par ailleurs, le Semagacestat est suspecté d’engendrer une augmentation des cancers de la peau et de diminuer les capacités de cicatrisation du corps. Le bénéfice du médicament est donc inexistant.
Ce bilan peu reluisant n’étonne pas tous les spécialistes de la maladie d’Alzheimer. Le Dr Judes Poirier, directeur de l’Unité de neurobiologie moléculaire à l’Institut Douglas affirme que des essais précédents sur des substances capables de détruire la fameuse plaque ont déjà été menés ces dernières années. Les d’effets délétères de tels médicaments avaient alors été détectés.
Selon Judes Poirier, il n’a jamais été prouvé que la présence de ces protéines soit la cause de la maladie d’Alzheimer. Les efforts déployés par les scientifiques du monde entier à l’élaboration de traitements contre Alzheimer par destruction des plaques sont peut-être vains. Seul l’avenir nous livrera les causes de la maladie d’Alzheimer, qui touche actuellement plus de 37 millions de personnes dans le monde.

Alzheimer - La vitamine B réellement efficace?

13 septembre 2010

Le site Internet de la Public Library of Science One a publié le 9 septembre dernier une étude scientifique portant sur le lien entre la vitamine B et la maladie d’Alzheimer. Menés par le Dr David Smith et ses collègues de l’université d’Oxford, ces travaux démontrent que la consommation de doses élevées de vitamine B engendrerait une diminution de 30 % de l’atrophie cérébrale chez les personnes atteintes d’un déclin cognitif modéré, ralentissant ainsi l’évolution d’Alzheimer. Ces résultats prometteurs sont toutefois discutés par les spécialistes de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : La vitamine B réellement efficace?  - Source de l'image : http://www.moulindelaunay.com/Le cerveau mieux protégé contre Alzheimer grâce à la vitamine B
Des scientifiques de l’université anglaise d’Oxford ont étudié pendant deux ans l’impact de la vitamine B sur la maladie d’Alzheimer, sur un groupe de 168 personnes âgées de 70 ans et plus, atteintes par un déclin cognitif modéré et de signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer comme des pertes de mémoire importantes. La moitié des participants ont reçu des doses élevées de trois types de vitamine B (acide folique, B6 et B12), tandis que l’autre moitié s’est vue administrer un placebo. Les conclusions de l’étude sont probantes : la progression de l’atrophie cérébrale a été ralentie en moyenne de 30 % dans le groupe consommant des vitamines B. Pour certaines personnes, l’évolution a été diminuée jusqu’à 53 % !
Le docteur David Smith, un des responsables de cette étude, explique ces résultats : la substance aurait un effet protecteur sur la structure du cerveau. Mieux protégé, celui-ci serait moins vulnérable à la maladie d’Alzheimer.

La réaction d’un spécialiste d’Alzheimer
Les trois vitamines B testées jouent un rôle dans la régulation du niveau d’homocystéine (un acide aminé) dans le sang. De précédents travaux avaient déjà mis en évidence la corrélation entre  des niveaux élevés de cet acide avec une atrophie cérébrale accélérée et la maladie d’Alzheimer.
Toutefois, le professeur Dubois, qui dirigera prochainement l’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer à la Pitié-Salpêtrière, exprime ses réserves face aux conclusions des chercheurs anglais. “La vitamine B participe à l’atrophicité des neurones, à leur bon fonctionnement et je ne vois pas en quoi ça peut interagir avec la maladie d’Alzheimer”, déclare-t-il. La maladie d’Alzheimer est au cœur d’un processus encore mystérieux pour les chercheurs. La seule consommation de vitamine B ne pourrait stopper sa progression.
Pour l’heure, cette hypothèse reste fragile et il faudra sans doute attendre le résultat d’études complémentaires pour que la consommation de vitamine B devienne une recommandation sanitaire officielle dans la lutte contre Alzheimer.

Une femme atteinte d’Alzheimer retrouvée indemne dans la forêt

8 septembre 2010

Cela relève presque du miracle. Une septuagénaire atteinte de la maladie d’Alzheimer a été retrouvée saine et sauve, après avoir passé une semaine au fond d’un ravin, suite à une chute. Les habitants de son village de Haute-Savoie, mobilisés pour la rechercher, ont vu leurs efforts récompensés. Fragilisée par la maladie d’Alzheimer, la vieille dame a réussi à survivre sans eau ni nourriture. Son calvaire a pris fin samedi dernier.

Une femme atteinte d'Alzheimer retrouvée indemne dans la forêt - source de l'image : http://news.fr.msn.com/Fragilisée par la maladie d’Alzheimer
Pour Michèle Riotton, 78 ans, c’en est fini des promenades dans les bois. Cette habitante d’Armoy, un village de Haute-Savoie, souffre de troubles de la mémoire dus à la maladie d’Alzheimer. Elle se souvient pourtant parfaitement avoir quitté son domicile pour une simple balade en forêt, dimanche 29 août au matin. 700 mètres plus loin, Mme Riotton glisse dans un ravin très escarpé. Elle raconte s’être endormie ensuite.
Sa disparition est rapidement signalée à la gendarmerie et un hélicoptère survole le périmètre pour tenter de la retrouver. Dans un élan de solidarité, les villageois s’organisent également. Une soixantaine de personnes au total part à la recherche de la vieille dame. Bien que les premières battues ne donnèrent aucun résultat, les habitants persévèrent et finissent par retrouver la vieille dame, qui était allongée sur le sol, vêtue assez peu chaudement au vu des nombreuses averses tombées sur la forêt pendant la semaine.

Retrouvée saine et sauve
Mme Riotton souffre de déshydratation et son discours est un peu confus.  Elle a toutefois pu livrer quelques détails de sa mésaventure après avoir été héliportée au centre hospitalier de Thonon-les-Bains.
Elle déclare avoir mangé les deux biscuits qu’elle avait dans la poche et bu l’eau de pluie qui s’écoulait sur son visage, sans laquelle elle n’aurait sûrement pas surmonter cette douloureuse épreuve. Elle souhaite par-dessus tout que son histoire serve d’exemple et met ainsi en garde contre les dangers de la forêt.
Joëlle Metrat, soulagée de revoir sa mère pratiquement indemne, confie que cette dernière a toujours surmonté avec courage les épreuves rencontrées au cours de sa vie. Affaiblie par la fatigue et la maladie d’Alzheimer, Michèle Riotton n’aurait sans doute jamais survécu sans son moral d’acier. Une leçon de courage pour nous tous.

Alzheimer - Les loisirs cérébraux à double tranchant

6 septembre 2010

La revue scientifique américaine Neurologie, a fait paraitre le 1er septembre dernier les résultats d’une étude sur la maladie d’Alzheimer. Les conclusions sont pour le moins surprenantes. Contrairement à ce que de précédentes études laissaient croire, la pratique d’exercices cérébraux ne ralentit pas la progression de la maladie d’Alzheimer, elle pourrait même l’accélérer. Alors pour combattre Alzheimer, mieux vaut laisser de côté les mots-croisés?

Alzheimer : Les loisirs cérébraux à double tranchant - Source de l'image : http://levif.rnews.be/L’activité cérébrale engendre la progression d’Alzheimer

Les chercheurs du Rush Alzheimer’s Disease Center and Rush Institute for Healthy Aging et de l’Université de Chicago ont tenté de connaitre l’effet des exercices mentaux sur le déclin cognitif avant et après l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Pour mener à  bien ces recherches, les scientifiques ont fait appel à une cohorte de 1157 participants âgés de plus de 65 ans, ne présentant aucun symptôme de déclin cognitif au début de l’étude, il y a douze ans. Ces individus se soumettaient tous les trois ans à des tests destinés à évaluer leurs capacités cognitives.
Suite à ces tests, les participants ont fait l’objet d’évaluations cliniques, qui ont permis de distinguer trois groupes : 614 personnes ne présentaient aucun déclin cognitif, 395 étaient atteints de troubles cognitifs modérés, et 148 souffraient de la maladie d’Alzheimer.
Leur niveau d’activité intellectuelle a ensuite été mesuré sur une échelle de 5 points.
Le déclin cognitif des malades d’Alzheimer augmenterait parallèlement à leur niveau d’activité intellectuelle sur l’échelle.

Retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer

Par conséquent, si la stimulation de l’intellect reste conseillée pour retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer, une fois celle-ci déclarée, les exercices cérébraux ne feraient qu’accélérer les symptômes. Les résultats obtenus par le Professeur Robert Wilson et son équipe font l’effet d’un pavé dans la mare.
“En effet, ces résultats suggèrent que le bénéfice d’un report de l’apparition initiale de troubles cognitifs est au prix d’une progression plus rapide de la démence”, dit Wilson.
Les chercheurs suggèrent une réponse intéressante à ce phénomène. Si les symptômes de la maladie sont retardés chez les personnes stimulant leurs capacités cognitives, leur cerveau ne s’en dégrade pas moins. Les performances intellectuelles accumulées entraineraient simplement un retard dans le diagnostic. Les loisirs cérébraux réduisent donc le nombre d’années pendant lesquelles la personne souffrira d’Alzheimer.

Mobilisation générale pour la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

1 septembre 2010

La 6ème édition de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer aura lieu le 21 septembre prochain.
La forte médiatisation autour du fléau que représente la maladie d’Alzheimer conduit à l’organisation de manifestations chaque année plus nombreuses, afin d’informer le public sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer, recueillir des fonds en faveur de la recherche et présenter les avancées thérapeutiques pour le traitement des malades d’Alzheimer.

Mobilisation générale pour la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer - Source de l'image : http://images.vedura.fr/Une soirée télévisée dédiée à la maladie d’Alzheimer
A l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, la chaîne de télévision France 5 diffusera une émission dédiée à la maladie, à 20:35. Cette ”Soirée spéciale Alzheimer” sera présentée par Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes, les deux animateurs phares des émissions de santé de la chaîne. Quatre reportages seront diffusés, dont un documentaire central de 52 minutes dressant le portrait de trois personnes frappées par Alzheimer. Ce film aborde les difficultés rencontrées par les malades et leurs familles au quotidien. Il décrit également le processus complexe d’acceptation de la maladie et les phases de refus face à une réalité pénible. Par ailleurs, plusieurs spécialistes de la maladie d’Alzheimer seront présents pour répondre aux questions des téléspectateurs. Ces derniers sont en effet invités à partager les problèmes concrets entourant la maladie d’Alzheimer, dont la prise en charge est encore insuffisante dans l’Hexagone.

Un Gala en faveur de la recherche contre Alzheimer
L’International Foundation for Research on Alzheimer Disease (IFRAD) donnera son Gala annuel de Charité le 21 septembre prochain à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. La soirée, qui aura lieu à l’Opéra Comique de Paris, porte sur un thème évocateur : ”Deux générations chantent pour la troisième”. Les artistes de la chanson française, jeunes et moins jeunes, ont décidé de se mobiliser pour cette soirée contre Alzheimer. Alain Souchon et son fils Pierre, Jane Birkin et Thomas Dutronc seront  présents, rappelant ainsi la nécessité de renforcer les liens intergénérationnels. Cette idée de mobilisation est également soulignée par le Président d’honneur du Gala, qui n’est autre qu’Alain Delon.


Informations pratiques :

6e Gala de Charité de l’IFRAD
Le 21 septembre 2010 à 20:00
Opéra Comique
1, place Boieldieu
75002 Paris
Tarif unique : 300 euros

L’insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d’Alzheimer ?

30 août 2010

De plus en plus d’études montrent que l’état de santé général et la maladie d’Alzheimer sont intimement liés. Maintenant, des chercheurs américains ont testé l’effet de l’insuline administrée sous la forme d’un spray nasal à des personnes atteintes d’Alzheimer. Les résultats préliminaires de l’équipe de l’université de Washington sont encourageants, même s’ils ne suffisent pas pour parler de percée vers un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer.

L'insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d'Alzheimer ? - Source de l'image :http://www.santelog.com/Insuline et Alzheimer, y a-t-il vraiment une relation ?
Le journal on-line USA Today rapportait récemment les résultats d’une étude sur l’effet de l’insuline administrée par voie nasale à des personnes atteintes d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer. L’étude, réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington, a été présentée à la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer qui s’est tenue à Honolulu en juillet dernier à l’initiative de l’Association Alzheimer.

Elle suggère que les personnes à risque et les malades atteints d’un début d’Alzheimer pourraient tirer un certain bénéfice de l’inhalation d’insuline deux fois par jour. “Nous pensons que les personnes âgées atteintes d’Alzheimer profitent de la reprise du fonctionnement normal de l’insuline dans le cerveau”, explique la scientifique Suzanne Craft. Et d’ajouter que l’inhalation d’insuline permet d’atteindre des régions du cerveau touchées par la maladie d’Alzheimer. Cette étude renforce l’hypothèse selon laquelle il y aurait un rapport entre la maladie d’Alzheimer et la résistance à l’insuline.

Le diabète comme facteur de risque d’Alzheimer
Dans la nouvelle étude, 109 adultes atteints de déficit cognitif léger ou d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer ont été partagés en trois groupes, recevant soit un placebo, soit un traitement de 20 ou 40 UI/jour d’insuline par voie nasale, pendant quatre mois. Les chercheurs ont découvert que dans les groupes recevant de l’insuline, les résultats aux tests de mémoire et aux tests fonctionnels s’étaient largement améliorés en comparaison avec le groupe recevant le placebo. Les effets du traitement ont continué pendant deux mois après la fin du traitement. Cependant les patients Alzheimer n’ont pas vu s’améliorer leurs capacités dans les tâches quotidiennes qu’ils avaient du mal à effectuer à cause de la maladie.

“Nous prenons petit à petit conscience que le diabète, le syndrome métabolique, l’obésité et l’hyperglycémie sont des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et de la perte de mémoire liée à l’âge”, explique le Dr R. Scott Turner, directeur du Programme des troubles de mémoire à la Faculté de médecine de l’Université de Georgetown. Ce dernier a reconnu que les effets des inhalations d’insuline, déjà approuvées pour d’autres indications, devaient encore être étudiés avant d’élaborer un traitement de la maladie d’Alzheimer.

Et si le téléphone portable guérissait Alzheimer ?

25 août 2010

Découverte intrigante que celle de Gary Arendash, l’un des pionniers de la recherche d’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer. Il semblerait en effet qu’une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones cellulaires puisse protéger de la maladie d’Alzheimer, voire même en inverser les effets. L’étude, menée par des chercheurs de Floride a été publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Dr Gary Arendash - Source de l'image : http://biology.usf.edu/Des souris Alzheimer qui retrouvent la mémoire

Le Dr Gary Arendash du Centre de recherches sur la maladie d’Alzheimer en Floride souhaitait étudier les effets délétères du téléphone portable sur le cerveau. Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit non pas une nouvelle preuve de la nocivité des ondes électromagnétiques, mais au contraire une piste encourageante pour le traitement d’Alzheimer. Car si on suspecte ces ondes d’augmenter les risques de cancer, il semble qu’elles puissent prévenir la maladie d’Alzheimer. Pendant 7 à 9 mois, l’équipe américaine a exposé 96 souris deux heures par jour à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence. Parmi ces cobayes, plusieurs étaient génétiquement modifiés pour déclarer une maladie d’Alzheimer. Les souris exposées longtemps aux ondes avant que n’apparaissent les signes de perte de mémoire, ont été protégées de la maladie d’Alzheimer. Elles ont en effet réussi les tests de mémoire (repérage dans un labyrinthe) aussi bien que des souris saines du même âge.

Un nouvel espoir pour lutter contre Alzheimer
Chez les souris plus âgées présentant déjà des signes de la maladie d’Alzheimer et exposées aux ondes, les problèmes de mémoire ont tout simplement disparu. Tout aussi surprenant, la mémoire des souris normales (non modifiées génétiquement) dépassait le niveau moyen. Les scientifiques ont pu constater que les ondes avaient éliminé les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer chez les souris âgées malades et avaient empêché la formation de telles plaques chez les souris Alzheimer plus jeunes.
Ce processus, résultat de plusieurs mois d’exposition aux ondes électromagnétiques, nécessiterait cependant plusieurs années d’exposition au téléphone portable pour éventuellement avoir le même effet sur les hommes.
Les scientifiques américains sont cependant optimistes : “Si nous parvenons à déterminer quels sont les meilleurs paramètres à appliquer aux ondes électromagnétique pour qu’elles préviennent efficacement la formation des plaques amyloïdes et éliminent les agrégats déjà existants, cette technologie pourrait être rapidement adaptée au traitement de la maladie d’Alzheimer chez l’homme”, a observé le Dr Chuanhai Cao, un autre auteur de l’étude. Le Dr Cao conclut également de cette étude que les ondes du téléphone portable ne seraient pas aussi nuisibles que des enquêtes précédentes laissent supposer. Une piste à exploiter avec circonspection…

Alzheimer - le stress à nouveau mis en cause

23 août 2010

Les méfaits du stress sur la santé sont bien connus. Il est soupçonné depuis longtemps de faire partie des facteurs augmentant les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étude suédoise renforce encore cette hypothèse sur les effets délétères du stress. Les femmes anxieuses semblent ainsi ne pas être à l’abri de la maladie d’Alzheimer.

Le stress favorise l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez les femmes
Une étude, récemment publiée dans le journal scientifique Brain, révèle que les femmes qui ont souffert plusieurs fois de stress et d’anxiété à l’âge mûr peuvent avoir deux fois plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer. L’étude a été menée par une équipe de scientifiques suédois, qui ont suivi une cohorte de 1 415 femmes non atteintes de la maladie d’Alzheimer entre 1968 et 2000. Le niveau de stress de chaque participante, âgée de 38 à 60 ans, a été mesuré trois fois au cours de cette période : en 1968, 1974 et 1980. Les chercheurs ont défini le stress mesuré au cours de l’étude comme un “sentiment d’irritation, de tension, de nervosité, d’anxiété et de crainte ou des problèmes de sommeil durant au moins un mois, dus au travail, à la famille, à la santé ou à d’autres problèmes”.

Alzheimer : un risque pouvant être doublé par le stress
A l’issue de 35 ans d’étude, 161 des participantes ont développé une démence, le plus souvent la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont découvert que le risque d’être atteinte d’Alzheimer ou d’un trouble apparenté était plus élevé de 65 % chez les femmes ayant fait état de plusieurs périodes de stress pendant l’âge mûr que chez celles qui n’ont pas souffert de ce genre de problème. Les chances de développer la maladie d’Alzheimer étaient encore plus élevées chez celles qui ont répondu à plus d’un sondage en faisant état de fréquentes périodes de stress. Ainsi, les risques d’être atteinte d’Alzheimer augmentaient de 73 % chez les femmes qui ont affirmé à deux reprises avoir fréquemment, voire constamment souffert de stress. Les risques ont même doublé lorsque les trois sondages faisaient état de stress répété. “C’est la première étude montrant que le stress à l’âge mûr peut provoquer une démence au grand âge et confirmant les études faites sur des animaux”, s’est félicitée Lenan Johansson, l’une des chercheuses de l’université de Gothenburg.