Alzheimer - Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic

18 août 2010

La maladie d’Alzheimer pourrait être diagnostiquée plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes grâce à la présence de trois marqueurs biologiques présents dans le liquide céphalo-rachidien. Ce diagnostic précoce a été mis au point par les travaux menés par Geert de Meyer, un chercheur belge de l’université de Gand. Les résultats de l’étude ont été publiés lundi 9 août dans la revue scientifique Archives of Neurology.

Alzheimer : Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic - Source de l'image : http://www.france-info.com/Un dépistage d’Alzheimer fiable à près de 100 %
En partenariat avec l’ADNI (Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative), l’équipe scientifique belge a recueilli en 2004 les données d’une cohorte de 400 patients âgés : 114 personnes en bonne santé, 200 souffrant de légers troubles cognitifs et 102 atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un échantillon de liquide céphalo-rachidien a été prélevé, puis analysé régulièrement. Les résultats sont édifiants. Le marqueur biologique composé d’un peptide et de deux protéines, a été retrouvé chez 90% des malades d’Alzheimer. Les personnes qui n’étaient pas encore diagnostiquées Alzheimer au début de l’étude, mais dont les échantillons contenaient le fameux marqueur biologique, ont toutes développées la maladie d’Alzheimer dans les cinq ans.
Les auteurs de cette étude précisent que la présence de cette ‘’signature biologique’’ pourrait être détectée plus de dix ans avant l’apparition des premiers symptômes cliniques de la maladie d’Alzheimer.

Diagnostiquer Alzheimer sans offrir de traitement ?
Le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer préoccupe les chercheurs depuis plus de vingt ans. Cette découverte pourrait donc se révéler une avancée majeure, si la fiabilité du test se confirme.
Toutefois,  Michelle Micas, vice-présidente de l’association France Alzheimer exprime une réserve face à cette découverte. Un tel dépistage ne sera pas proposé à la population avant plusieurs années, le temps que d’autres études scientifiques attestent l’efficacité du marqueur.
Et quand bien même le test serait disponible, il faut savoir que l’examen permettant le recueil du liquide céphalo-rachidien est risqué et très douloureux. Il consiste en effet en une ponction lombaire, c’est-à-dire à l’introduction d’une aiguille dans la colonne vertébrale.
De plus, une question éthique se pose inévitablement : a-t-on un quelconque intérêt à diagnostiquer de manière précoce une maladie pour laquelle il n’existe pas encore de remède ?

Alzheimer, une nouvelle thérapie prometteuse

16 août 2010

La revue scientifique américaine Annals of Neurology a révélé la semaine dernière les résultats d’une étude expérimentale portant sur six patients souffrant d’Alzheimer à un stade débutant. Les malades ont été traités entre 2005 et 2008 par une stimulation cérébrale, à l’aide d’une sonde introduite dans le cerveau. Ce traitement innovant a permis l’amélioration de l’état de trois des patients, ce qui laisse présager un nouvel espoir dans la thérapie de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, ce geste invasif est risqué, il requiert donc du chirurgien des compétences pointues ainsi qu’un équipement dernière génération.

Docteur Andres Lozano de l'université de Toronto au Canada - Source de l'image : http://www.parkinson.ca/Raviver les souvenirs du malade d’Alzheimer
Le docteur Andres Lozano de l’université de Toronto au Canada a mis au point en 2003 une technique pour stimuler le cerveau des malades d’Alzheimer, s’inspirant d’essais déjà réalisés sur des patients atteints de Parkinson et de dépression. Suite à un test sur une patiente souffrant de troubles de mémoire, il s’est avéré que celle-ci avait pu non seulement recouvrer une partie de ses souvenirs, mais aussi les verbaliser de manière cohérente. Les chercheurs canadiens ont dès lors étendu les essais à une cohorte de six patients, âgées de 40 à 80, pour lesquels le diagnostic d’Alzheimer avait été posé il y a moins de deux ans. Ces patients avaient pour particularité d’avoir bénéficié d’autres traitements auparavant, sans résultats.

Une intervention lourde pour le malade d’Alzheimer
Le protocole de l’intervention comporte plusieurs étapes. Tout d’abord, les patients doivent se soumettre à un examen d’imagerie à résonance magnétique nucléaire, qui a pour but de repérer les zones du cerveau endommagées par Alzheimer. Ensuite, des électrodes de stimulation sont placées dans le cerveau en fonction des régions lésées. Les électrodes sont activées alors que le patient est éveillé, afin de détecter d’éventuels effets secondaires risquant d’endommager d’autres fonctions. Une fois tout danger écarté, le patient est placé sous anesthésie générale, avec un générateur sous la poitrine, afin de poursuivre la stimulation.
Six mois à un an après l’intervention, l’équipe scientifique a noté que trois des patients avaient récupéré une partie de leurs capacités cognitives, sans souffrir de quelconques complications.
Ces résultats prometteurs devront être prochainement confirmés par une étude supplémentaire, en comparant les effets de la technique avec un placebo.

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié

11 août 2010

Un communiqué de presse daté du 3 août, en provenance du ministère de la Santé, annonce la création d’un site Internet entièrement dédié au Plan Alzheimer 2008-2012. Axé sur l’amélioration de la prise en charge du malade d’Alzheimer et de sa famille, le site met à disposition des familles toutes les informations nécessaires pour identifier la maladie d’Alzheimer, mieux gérer le quotidien, et préparer l’avenir.

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié - Source de l'image: Pour les malades d’Alzheimer de plus en plus nombreux
La maladie d’Alzheimer est un fléau qui touche plus de 900 000 personnes en France. Les personnes âgées dont l’espérance de vie augmente progressivement sont les plus durement touchées. En effet, au-delà de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont atteints. Pour relever au mieux ce défi social, médical et scientifique, le Plan Alzheimer a été lancé par le président de la République Nicolas Sarkozy, le 1er février 2008. Des ressources considérables ont été affectées à ce programme d’envergure, pour tenter de combler un retard notable dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, à domicile et en établissement d’accueil.
Aujourd’hui, la Mission de Pilotage du Plan Alzheimer œuvre à rendre l’information davantage accessible au public.
Une meilleure sensibilisation des particuliers permet en effet un diagnostic plus précoce de la maladie et donc une prise en charge plus efficace.

Organiser l’accompagnement du malade d’Alzheimer
Le site internet explique en détail les 44 mesures contenues dans le Plan Alzheimer.
Il fournit par ailleurs une information pratique très utile aux malades et à leurs familles comme les différents lieux de soins destinés à Alzheimer et une carte de France indiquant les consultations-mémoire par département.
Le site recense également la liste des professionnels du secteur médico-social impliqués dans la prise en charge d’Alzheimer, ainsi que les solutions existantes pour l’accompagnement des malades d’Alzheimer à domicile. Les services d’aide-ménagère et de soins infirmiers sont répertoriés pour l’ensemble de l’Hexagone.
Le ‘’mémento Alzheimer’’ inclus dans le site, est un lexique explicitant le jargon médical, souvent obscur pour les non-initiés. Cet outil a été conçu pour permettre aux familles de mieux assimiler la signification des symptômes de la maladie d’Alzheimer et les conséquences de cette pathologie.
Enfin, les aides financières disponibles et leurs conditions d’attribution sont mentionnées dans la rubrique ‘’Aider les Aidants’’.

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer

9 août 2010

Une étude scientifique publiée jeudi dernier dans la revue scientifique British Medical Journal, fait le point sur les stratégies les plus efficaces dans la lutte contre Alzheimer. Une équipe dirigée par Karen Ritchie de l’Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) français, affirme que le traitement de la dépression associé a une activité intellectuelle régulière ainsi que la consommation de fruits et légumes, pourrait réduire significativement le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer - Source de l’image:http://delicatessecatering.beLa dépression : un facteur de risque déterminant dans l’apparition d’Alzheimer

Les scientifiques œuvrent depuis de nombreuses années à l’identification des facteurs de risques responsables du développement de la maladie d’Alzheimer. Parmi eux, les maladies cardio-vasculaires, la consommation d’alcool, le diabète, et le niveau d’étude, étaient connus pour influencer dans une certaine mesure l’apparition d’Alzheimer.
L’équipe franco-britannique sous la responsabilité de Karen Ritchie, a recherché lesquels de ces facteurs de risque étaient les plus influents.
Pour cela, une cohorte de 1433 patients âgés de plus de 65 ans vivant dans la région de Montpellier ont été suivis pendant dix ans. Au départ en bonne santé, les participants ont subi des tests cognitifs et de lecture à trois reprises. Au début de l’étude,  2,4 ans plus tard et enfin 7 ans plus tard.
Les chercheurs en ont conclu que le traitement de la dépression, une pathologie associée dans 70 % des cas à Alzheimer, est primordial. Souvent mal diagnostiquée et assimilée à une mélancolie passagère, la prise en charge précoce de la dépression pourrait réduire de 10% l’apparition d’Alzheimer.

Améliorer son hygiène de vie pour prévenir Alzheimer

Par ailleurs, le régime alimentaire est également un facteur essentiel dans l’apparition d’Alzheimer. Le manque d’activité physique associé à un taux de graisse notable dans l’organisme entraîne une modification de la production d’insuline, néfaste pour le corps. C’est pourquoi il est important de traiter correctement le diabète, et d’enrichir son alimentation en fruits et légumes, tout en diminuant la viande. Ces bonnes habitudes alimentaires réduiraient selon l’étude de 11 % le risque de développer un diabète.
Enfin, la stimulation continue des capacités intellectuelles permettraient de diminuer de 18% le risque de développer Alzheimer. Pour cela, les personnes âgées doivent poursuivre les activités cérébrales, telles que les mots-croisés, le sudoku, ou encore la lecture. De plus, les activités sociales doivent être encouragées pour combattre la dégradation neurologique : cinéma, jardinage, hobbies divers maintiennent la jeunesse de notre cerveau!
Au vu de ces résultats, les pouvoirs publics pourraient être amenés à modifier les recommandations sanitaires en faveur des aînés, afin de lutter plus efficacement contre Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer

4 août 2010

Un bon niveau de scolarité pour retarder les effets d’Alzheimer ? Cette nouvelle surprenante est pourtant la conclusion d’une étude , réalisée par une équipe scientifique anglo-finlandaise. Publiée il y a quelques jours dans la revue scientifique américaine Brain, ces travaux révèlent en effet que grâce aux capacités intellectuelles acquises durant les études scolaires,  les patients pourraient mieux compenser les déficiences consécutives à l’apparition d’Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.789radiosociale.org/Les symptômes d’Alzheimer diminués
Une vaste étude scientifique dirigée par le Professeur Carol Brayne et le Professeur Hannah Keage de l’université de Cambridge, ainsi qu’une équipe de chercheurs finlandais a porté sur l’étude du cerveau de 832 patients décédés. Ces patients avaient de leur vivant répondu à des questionnaires et fait l’objet d’un suivi médical sur le vieillissement cérébral visant à recueillir des données concernant leur état de santé et leur milieu social.
Les personnes ayant suivi des études poussées présentaient certes les mêmes lésions cérébrales que les autres, cependant, elles ont souffert dans une moindre mesure des effets de la maladie d’Alzheimer.
Grâce un niveau d’éducation plus élevé, les patients apprennent à compenser les effets délétères de la maladie, et les symptômes de désordres cognitifs se manifestent plus tard. Pour chaque année d’étude réalisée, il y a une diminution de 11% des risques de développer les symptômes d’Alzheimer.

Encourager à poursuivre des études pour combattre Alzheimer
Malgré de réels dommages au cerveau, comme le prouve l’existence de plaques amyloïdes et de protéines TAU, caractéristiques d’Alzheimer, les individus ayant suivi un long cursus scolaire peuvent mieux gérer les symptômes, et diminuer l’impact de la maladie d’Alzheimer sur leur qualité de vie.
Selon le Professeur Brayne, cette découverte pourrait modifier la politique sociale et permettrait de porter un nouveau regard sur l’école. On connaissait l’importance des études sur le plan  éducatif et économique. Aujourd’hui, nous apprenons que dès le plus jeune âge, il est possible d’agir pour influencer positivement sa santé à très long terme. Le développement des neurones, avant 25 ans, améliore le  nombre de synapses, avec pour conséquence, l’apparition des symptômes d’Alzheimer retardée de 7 à 10 ans.
Même s’il n’existe pour l’heure aucun traitement capable de guérir Alzheimer, un moyen de prévention efficace existe.

Alzheimer : L’hôpital de Guingamp oeuvre en faveur des malades

2 août 2010

Le centre hospitalier de Guingamp en Bretagne a mis en place le 1er juin un service de transport destiné aux personnes âgées fréquentant l’accueil de jour spécialisé Alzheimer. Gratuit, ce service existait déjà pour les trajets en fin d’après-midi,  du centre de soins vers le domicile. Désormais, le transport est également pris en charge à l’aller le matin, ce qui soulage grandement les familles. Une initiative honorable, qui s’inscrit dans le Plan Alzheimer 2008-2012.

Alzheimer : L’hôpital de Guingamp œuvre en faveur des malades - Source de l'image : http://www.guingamp.maville.com/Faciliter l’accès à l’accueil de jour spécialisé Alzheimer

Beaucoup trop de personnes âgées atteintes d’Alzheimer, demeurent seules à leur domicile, privées de l’encadrement stimulant dont elles ont besoin. C’est pourquoi le centre hospitalier de Guingamp a décidé d’agir. Un service de minibus spécial sillonne les alentours, pour accompagner matin et soir les personnes âgées atteintes d’Alzheimer vers le centre d’accueil de jour et leur domicile. Ce dispositif, entièrement gratuit, s’inscrit dans l’amélioration du service aux personnes atteintes d’Alzheimer, comme le prévoit le Plan national Alzheimer 2008-2012. Le maintien à domicile des malades est ainsi mieux préservé grâce à cette prise en charge professionnelle qui offre par ailleurs un certain répit aux aidants familiaux.
L’accueil de jour du centre hospitalier de Guingamp reçoit du lundi au vendredi, de 9h30 à 16h30 les personnes âgées de plus de 60 ans, souffrant d’Alzheimer ou de troubles apparentés. La prise en charge, une ou plusieurs journées par semaine, s’opère dans un cadre chaleureux et rassurant.

Une prise en charge complète pour les patients atteints d’Alzheimer

Complémentaires du traitement médicamenteux, les activités proposées aux participants ont des objectifs bien définis. Afin de maintenir ou de retrouver un lien social de qualité, les malades sont régulièrement sollicités, de manière individuelle en groupe par le biais de techniques relationnelles spécifiques.
En outre, les patients se voient proposer des exercices visant à améliorer leur mobilité afin de ne pas sombrer dans une dépendance plus lourde encore.
Ce programme s’accompagne également de divers ateliers créatifs, qui participent au bien-être des malades d’Alzheimer, en favorisant la communication par des outils non-verbaux.
Les aidants bénéficient quant à eux d’une écoute attentive de la part des professionnels œuvrant au centre de soins. Ils peuvent exprimer les difficultés rencontrées au quotidien, et se voir proposer des solutions grâce aux partenariats de l’hôpital avec un large réseau médico-social gérontologique.
Espérons que d’autres centres de soins pour Alzheimer s’inspirent de l’exemple de Guingamp, pour améliorer le bien-être des malades et de leur famille.

Polémique sur le dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer

28 juillet 2010

Le docteur Marc Zaffran, médecin français expatrié au Canada, s’élève contre la tendance actuelle visant à encourager les patients à subir de lourds examens médicaux pour détecter une éventuelle prédisposition à la maladie d’Alzheimer. Le médecin a publié lundi 26 juillet sur son blog internet un article expliquant pourquoi le dépistage précoce d’Alzheimer est inutile, voire dangereux.

Docteur Marc zaffran - Source de l'image : http://bibliobs.nouvelobs.com/Les tests de dépistage d’Alzheimer encore incertains
Devant le fléau que représente la maladie d’Alzheimer et l’absence de traitement efficace, certains scientifiques œuvrent pour la mise au point d’un dépistage, comme c’est le cas pour la maladie d’Huntington.
Dr Zaffran a décidé de réagir suite à un article publié le 13 juillet dernier dans le New-York Times dans lequel des scientifiques mettaient en avant l’existence de signes précurseurs d’Alzheimer, apparaissant bien avant les troubles de mémoire.
Pour éventuellement les détecter, les patients doivent se soumettre à un suivi médical très lourd, ainsi qu’à des examens médicaux invasifs, tel que le PET scan, la ponction lombaire etc.
Trop d’interrogations demeurent quant à l’utilité du dépistage précoce. Tout d’abord, les signes annonciateurs de la maladie ne sont pas encore clairement identifiés. Les examens biologiques et radiologiques mis au point ne permettent pas d’affirmer avec certitude si le patient développera ou non Alzheimer.

Le risque d’une discrimination des futurs malades d’Alzheimer
A la différence d’Huntington qui se déclare entre 35 et 45 ans, la maladie d’Alzheimer apparaît en moyenne après 65 ans.  L’intérêt à ‘’savoir” est donc discutable.
De plus, les patients subissant le dépistage de Huntington ont forcement un parent  porteur du gène, ce qui justifie plus facilement le dépistage. La maladie d’Alzheimer, quant à elle, reste sporadique dans 90% des cas.
Les résultats de ces tests risquent donc d’inquiéter à tort des patients, d’autant plus que ces examens sont réalisés sur des patients jeunes aux alentours de 50 ans, alors que la maladie ne se déclare que de nombreuses années plus tard! C’est donc le risque de développer un sentiment d’angoisse à long terme.
Et même si les tests de dépistage devenaient un jour fiables, ils auraient des conséquences dramatiques sur la vie du patient pour l’heure en bonne santé.
Les assurances-santé pourraient demander des sommes faramineuses pour couvrir les futurs malades, les employeurs refuseraient de les embaucher, et leur vie de couple seraient également affectée. Quel espoir resterait-il à ces individus, sachant que la maladie d’Alzheimer est incurable?

Alzheimer - le magnésium retarde le déclin de la mémoire

26 juillet 2010

Bonne nouvelle, une étude scientifique dirigée par le Prix Nobel japonais Susumu Tonegawa, offre une nouvelle piste dans la lutte contre Alzheimer. Publiée au printemps dernier, ces recherches montrent que le magnésium, pourrait bien être un minéral aux vertus surprenantes. Il améliorerait les performances mémorielles du cerveau, souvent altérées chez les sujets âgés. L’intérêt est donc notable pour la prévention contre Alzheimer.
Ces tests, menés pour l’heure sur des rats de laboratoire, seront prochainement étendus à l’humain.

Alzheimer : le magnésium retarde le déclin de la mémoire - Source de l'image : http://www.mageneration.com/Le threonate de magnésium pour lutter contre Alzheimer
Les chercheurs reconnaissent depuis bien longtemps le magnésium comme un stabilisateur des connexions nerveuses, cependant, sa rapide élimination dans les urines semblait limiter son efficacité, il n’a donc jamais été utilisé contre Alzheimer. Dans le but de fixer le minéral dans les tissus, une équipe internationale de chercheurs du prestigieux MIT (Massachussets Institute of Technology) ont tenté de l’associer avec une molécule nommée L-théorique. Ce mélange, baptisé threonate de magnésium ( MgT) est un essai réussi puisque son absorption augmente significativement la concentration de magnésium dans le cerveau, permettant ainsi un accroissement du nombre de connexions nerveuses dans la région du cerveau responsable de la mémorisation, l’hippocampe. Les applications thérapeutiques de cette découverte pourraient être déterminantes contre Alzheimer. En effet, 20 % de la population souffre d’une carence chronique en magnésium, notamment en raison de divers facteurs tels que le stress ou le diabète, accélérant son évacuation.

Des résultats prometteurs dans la prévention contre Alzheimer
S’il est d’ores et déjà prouvé que les aptitudes cérébrales et mémorielles du rat s’améliorent grâce au MgT, la prochaine étape consistera en la publication de résultats d’une étude spécifiquement consacrée à l’effet du MgT sur des rats atteints de la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, hormis ses propriétés sur les capacités cognitives, le magnésium paraît également protéger l’organisme du vieillissement et de diverses pathologies, comme les maladies cardio-vasculaires ou encore de certaines complications dues au diabète.
En revanche, les effets sur la fatigue nerveuse qu’on lui prête depuis toujours n’ont en réalité jamais été démontrés scientifiquement.
Enfin, pour profiter des nombreuses qualités du magnésium, il faut privilégier la consommation de certains aliments. Les bananes, le cacao, le pain complet ainsi que certaines eaux minérales en sont riches.

Alzheimer , les effets protecteurs de la vitamine D

21 juillet 2010

Deux études scientifiques publiées récemment révèlent que les individus présentant une carence en vitamine D serait davantage exposés au risque de développer des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer. Ces carences sont très fréquentes chez les populations de l’hémisphère nord, faute d’ensoleillement suffisant. Les résultats de ces travaux pourraient donc pousser les Français à accroitre leur apport en vitamine D pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : Les effets protecteurs de la vitamine D - Source de l'image : http://psychotherapeute.wordpress.com/Un lien de causalité entre la vitamine D et Alzheimer

Le docteur David Llewellyn, de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), a étudié les liens de corrélation entre taux de vitamine D dans le sang et la perte des capacités cognitives chez 858 individus de plus de 65 ans. L’évolution de leurs performances psychiques a été contrôlée pendant six ans au moyens de divers tests dont par trois tests dont le MMS (Mini mental state, fortement utilisé dans le dépistage d’Alzheimer), évaluant ainsi  la mémoire, l’apprentissage, l’orientation etc. L’équipe de chercheurs a conclu que les personnes souffrant d’un déficit grave de vitamine D (taux inférieur à 25nmol/l dans le sang), présente une probabilité multipliée par 1,6 de voir leurs résultats au MMS décliner, par rapport aux personnes dont le taux était jugé normal (soit 75 nmol/l). La vitamine D serait une piste très prometteuse pour la prévention des maladies telles qu’Alzheimer. D’autant plus que ce produit, bon marché et sans danger a déjà prouvé ses bienfaits dans la prévention des chutes et  fractures.

Un rôle préventif contre Alzheimer mais aussi contre Parkinson
Les travaux menés par une équipe de scientifiques finlandais ne fait que corroborer ces hypothèses. Leur étude, récemment publiée dans la revue Archives of Neurology, porte sur 3000 patients au départ en bonne santé, suivis depuis la fin des années 70. Le docteur Knekt et ses chercheurs ont pu en effet observer que la part des patients ayant déclaré  la maladie de Parkinson était trois fois plus importante chez les patients ayant un taux sanguin de vitamine D jugé bas, que chez les patients dotés d’un taux sanguin de vitamine D jugé normal.
Au vu de ces résultats, le corps médical doit-il conseiller aux seniors de consommer des suppléments de vitamine D ? Pour l’heure, aucune consigne n’a été donnée, car les scientifiques ne connaissent ni la dose optimale à absorber pour un effet protecteur contre Alzheimer et Parkinson, ni la dose à partir de laquelle ce produit devient toxique. En France, les instances sanitaires recommandent aux personnes âgées un apport de 10 microgrammes de vitamine D. Un dosage bientôt revu à la hausse ?

Les équipes soignantes des structures Alzheimer s’étoffent

19 juillet 2010

C’était une mesure très attendue par les établissements accueillant des patients souffrant d’Alzheimer. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a signé le 5 Juillet dernier une convention avec l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH), permettant la formation de 620 assistants de soin en gérontologie. La création de ce nouveau métier est destinée à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou de troubles apparentées.

Les équipes soignantes des structures Alzheimer s’étoffent - Source de l'image: http://www.cdrummond.qc.caUn métier créé dans le cadre du Plan Alzheimer
La mesure numéro 20 du Plan Alzheimer 2008-2012 vise à renforcer l’offre de soins aux patients souffrant d’Alzheimer en favorisant l’intervention de professionnels spécialisés auprès d’eux.  Les ergothérapeutes, les psychomotriciens, mais aussi les assistants de soin en gérontologie sont concernés. En attendant le cahier des charges définitif, il est d’ores et déjà possible de définir d’une manière générale le cadre de travail de ces nouveaux soignants.
L’assistant de soin en gérontologie a pour mission d’intervenir auprès de personnes âgées dépendantes, dont les capacités cognitives sont altérées. Il doit assurer un accompagnement individualisé au malade, assurer les soins quotidiens d’hygiène et de confort. Mais le travail de l’assistant va plus loin. Outre les soins physiques, ce professionnel doit œuvrer pour le maintien du malade dans un environnement adapté, grâce à une stimulation sociale et cognitive constante, afin de préserver au mieux les capacités. Le nombre de pensionnaires souffrant d’Alzheimer étant en constante augmentation, ce nouveau métier apparait comme une nécessité.

Une solide formation pour mieux accompagner les malades d’Alzheimer
L’arrêté officiel relatif à la création d’assistant en gérontologie (paru au Journal Officiel du 16 Juillet 2010) précise que cette nouvelle formation est pour l’heure destinée aux professionnels aux aides-soignants et aux aides médico-psychologiques “en situation d’exercice effectif auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées”. Ces professionnels exercent dans le cadre d’un Ssiad (service de soins infirmiers à domicile), d’unité de soins longue durée en milieu hospitalier, mais aussi et surtout en maison de retraite.
Le programme comprend 140 heures de formation obligatoires, réparties sur une durée de 12 mois. En outre, l’arrêté précise que celle-ci doit “être suivie en totalité, sans possibilité d’allègements, y compris pour les professionnels disposant déjà d’une partie des compétences visées”.
Pour ce faire la CNSA attribuera 10,8 millions d’euros à l’ANFH, sur trois ans. Une première enveloppe d’1,39 million lui sera versée dès cette année. Cette initiative permettra la création de 5000 postes d’assistants en gérontologie d’ici 2012.