Alzheimer: Un train-exposition pour mieux connaître la maladie

14 juillet 2010

C’est la première initiative de cette envergure en France. Le 7 septembre prochain, un train-exposition de 14 voitures quittera la Gare Paris Est pour un périple de 13 jours à travers tout l’Hexagone.  Les wagons du convoi seront aménagés pour apporter aux visiteurs  une information claire et efficace sur la maladie d’Alzheimer et les progrès de la recherche scientifique. Cette action, à l’initiative de la SNCF et France Télévision à d’ores et déjà reçu le soutien de divers partenaires comme le Conseil national Alzheimer, l’Assurance maladie ou encore la Mutualité française.

Alzheimer: Un train-exposition pour mieux connaître la maladie- Source de l'image:http://www.capgeris.com Une information complète à bord du Train Alzheimer

La mission du Train Alzheimer est d’apporter des réponses concrètes aux questions du public sur une maladie qui touche 800 000 personnes en France, dont une proportion non négligeables de personnes âgées de moins de 60 ans. Pour ce faire, quatre aspects principaux seront abordés:

1-Comprendre la maladie
2-Vivre avec la maladie
3-L’implication des aidants
4-Le point sur la recherche

Une meilleure connaissance de la maladie d’Alzheimer permettra d’éviter les diagnostics trop tardifs et améliorera la prise en charge du malade et des aidants familiaux.
Par ailleurs, l’action Train Alzheimer vise à dresser un bilan complet concernant l’efficacité des 44 mesures mises en oeuvre par le gouvernement dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012.


Un long voyage pour sensibiliser le public à la maladie d’Alzheimer

Ce 258ème train-exposition, d’une longueur de 375 mètres (soit deux TGV) fera étape dans les gares de douze villes de France sélectionnées:

-Gare Paris Est le mardi 7 septembre.
-Gare Lille Flandres le mercredi 8 septembre.
-Gare de Mulhouse le jeudi 9 septembre.
-Gare de Dijon le dimanche 12 septembre.
-Gare Lyon Perrache le lundi 13 septembre.
-Gare de Nice le mardi 14 septembre.
-Gare Marseille Saint-Charles le mercredi 15 septembre.
-Gare de Montpellier le jeudi 16 septembre.
-Gare Toulouse Matabiau le vendredi 17 septembre.
-Gare de Nantes le samedi 18 septembre.
-Gare Bordeaux Saint-Jean le dimanche 19 septembre.
-Gare de Clermont-Ferrand le lundi 20 septembre.
-Gare Paris Nord le mardi 21 septembre.

L’accès à bord sera possible de 9:00 à 19:00. En parallèle de l’exposition, des experts de la maladie d’Alzheimer seront présents pour animer des conférences et répondre aux questions du public.

Alzheimer : Deux jeunes canadiens récoltent des dons à vélo

12 juillet 2010

Pour la plupart des jeunes gens, l’été est la saison de la détente et du repos. Pas pour Laurie Comtois et Martin Dupuis, qui sillonnent les routes du Canada depuis le 30 juin dernier pour rassembler des fonds au profit de la Société Alzheimer. Passionnés de vélo de route, les deux sportifs et amis de longue date désirent soutenir les malades d’Alzheimer et leurs proches, en proposant de vendre les kilomètres parcourus.

Alzheimer : Deux jeunes canadiens récoltent des dons… à vélo - Source de l'image: http://www.quebechebdo.comUn périple original contre Alzheimer
Il y a déjà plusieurs mois que Laurie, étudiante en sciences politiques, et Martin, artiste peintre photographe, préparent leur voyage à l’assaut d’Alzheimer. Sur leurs deux-roues, ils traversent actuellement le Canada d’ouest en est, depuis leur ville natale Montréal jusqu’à Vancouver. Pour ne pas s’encombrer inutilement, les aventuriers voyagent légers, simplement équipés d’une tente et du minimum vital. Mais ces deux sportifs au grand cœur aiment les défis, comme l’a prouvé Laurie en terminant le marathon en moins de cinq heures l’an dernier. Loin d’être effrayés par les 5 000 km à parcourir, ils préfèrent penser à l’objectif final, promouvoir la lutte contre la maladie d’Alzheimer, grâce à un périple de 50 jours, relayé par la presse de tout le pays.
Leur seule inquiétude est maintenant de trouver un sponsor qui financera leur retour en avion vers Montréal…

5 dollars par kilomètre, au profit des malades d’Alzheimer
Émue par le décès de sa grand-mère malade d’Alzheimer, Laurie Comtois a décidé d’agir pour tenter d’apaiser la détresse des patients et de leurs familles.
Le but de l’opération est de ‘’vendre’’ au public chaque kilomètre parcouru au tarif de 5 dollars. Martin et Laurie espèrent  ainsi offrir à la Société Alzheimer la somme de 25 000 dollars. Pour recueillir les dons plus facilement, l’organisme a par ailleurs créé spécialement une plate-forme sécurisée sur Internet.
En outre, un blog régulièrement alimenté par des photos et des anecdotes, est disponible à l’adresse canadaavelo2010.wordpress.com. Ce journal de bord permet aux internautes de partager l’aventure, les joies et les difficultés rencontrées, et pourquoi pas, d’envoyer un message de soutien.
Nous espérons que le défi lancé par ces deux amis encouragera d’autres initiatives généreuses au profit des personnes âgées atteintes d’Alzheimer.

L’art-thérapie, un soin original contre Alzheimer

7 juillet 2010

Régine Guyon est une thérapeute un peu particulière. Sa spécialité est l’art-thérapie, une discipline récente appliquée au soin des malades atteints d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs. Cette technique permet d’exploiter le potentiel d’expression artistique de l’individu atteint d’Alzheimer pour faciliter la communication avec l’entourage. Face à l’échec des traitements médicamenteux contre Alzheimer, les alternatives thérapeutiques douces pour alléger les souffrances des patients sont les bienvenues. Régine Guyon exerce dans l’Yonne, mais l’art-thérapie tend à se propager dans l’Hexagone ainsi que dans d’autres pays comme la Belgique.

L’art-thérapie : un soin original contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.alzheimergrandlyon.fr/Le bénéfice de l’art-thérapie pour le malade d’Alzheimer

L’art-thérapie a tout d’abord été utilisée pour les personnes souffrant de divers troubles psychiques, tels que les désordres émotionnels ou le manque de confiance en soi. Très vite, Régine Guyon et d’autres professionnels dirigeant des ateliers d’art-thérapie ont compris l’intérêt potentiel de ces séances pour les malades d’Alzheimer. Ces derniers, souffrent en effet de troubles du langage, la psychothérapie classique n’est donc pas une solution suffisante. Dans l’art-thérapie, l’expression artistique remplace ces mots que les malades d’Alzheimer ont tant de peine à trouver. Cependant, il n’est pas question ici de grand art, aucune connaissance artistique préalable n’est requise. La qualité esthétique de la création n’a aucune importance. L’essentiel est ailleurs : Régine Guyon a pu constater au fil des séances que beaucoup de malades retrouvent dynamisme et vitalité. Ceci est un excellent point sachant que de nombreux malades d’Alzheimer sombrent dans la dépression.

Ouvrir les horizons du malade d’Alzheimer
Comme toute activité sociale, les séances d’art-thérapie permettent aux malades de rompre l’isolement dont ils sont victimes. Les ateliers se déroulent en petits groupes. Les membres, tous atteints de la maladie d’Alzheimer n’ont pas à craindre la concurrence avec les bien-portants. Le sentiment de sécurité acquis, chacun peut s’essayer à des exercices artistiques divers, tels que le dessein, la confection d’objets divers. Les patients redécouvrent parfois une habileté oubliée, leur estime de soi s’en trouve améliorée.
Toutefois, ces ateliers ne doivent pas être confondus avec les animations classiques proposées en maisons de retraite, qui sont plutôt destinés à divertir les résidents et a travailler la coordination des mouvements. Ici le but est tout autre. L’art-thérapie est un vecteur de communication destiné à apaiser les souffrances du malade d’Alzheimer, en l’aidant à retrouver un lien avec lui-même, et avec les autres.

Marie-Odile Desana reprend la présidence de France Alzheimer

5 juillet 2010

La célèbre association France Alzheimer a désormais une nouvelle présidente. Marie-Odile Desana succède depuis le 23 juin à Arlette Meyrieux en poste depuis 2005. Administratrice de France Alzheimer depuis 2006 et vice-présidente déléguée depuis 2008, Mme Desana est un membre impliqué de longue date au sein de l’Union. Sa mission sera de poursuivre les objectifs de la plus grande association nationale de familles dans le domaine de la maladie d’Alzheimer avec 150 000 adhérents.

Marie-Odile Desana reprend la présidence de France Alzheimer - Source de l'image : http://www.francealzheimer.org/Les nouveaux challenges de la présidente de France Alzheimer
Parmi les nombreux défis à relever pour Marie-Odile Desana, la meilleure prise en charge de la personne atteinte d’Alzheimer figure en tête de liste. La qualité des soins doit être améliorée pour garantir le bien-être de ces personnes vulnérables.
En dépit de la solide expérience que s’est forgée Mme Desana dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, celle-ci se dit encore ‘’bouleversée’’ par les patients qu’elle  rencontre au sein de l’accueil de jour thérapeutique géré par l’association. Très présente sur le terrain, elle n’hésite pas entamer le dialogue avec leurs proches. L’entourage des malades d’Alzheimer relate fréquemment un parcours empreint de douleur et de difficultés.
Parallèlement à ces efforts d’accompagnement, l’association devra développer un axe de travail supplémentaire: le soutien actif à la recherche contre Alzheimer. Les progrès de la médecine et de la science sont en effet porteurs d’espoir pour les familles, contre une maladie pour l’heure incurable.

Combattre Alzheimer aux côtés des aidants familiaux
Marie-Odile Desana fait preuve d’un fervent militantisme contre Alzheimer depuis de nombreuses années. Marquée dans son histoire familiale par la terrible maladie d’Alzheimer, elle souhaite avant-gout combler le fossé d’indifférence dans lequel glisse trop souvent les proches de malades. L’annonce du diagnostic Alzheimer de sa mère, en 1990, est une douloureuse épreuve qui plonge subitement la famille dans l’isolement. Alors, Marie-Odile Desana choisit d’agir. Elle monte une association d’aidants familiaux, à Aix-en-Provence puis rejoint en 2003 les rangs de l’association départementale France Alzheimer Bouches-du-Rhône, dont elle prendra la tete en 2004. L’une de ses priorités est l’amélioration du soutien aux aidants naturels de malades d’Alzheimer. Confrontés à une tâche difficile, ceux-ci présente malheureusement le risque d’un épuisement physique et moral, faute d’un accompagnement suffisant.

 

Canada - La musicothérapie pour les malades d’Alzheimer

30 juin 2010

Si les médicaments sont pour l’heure impuissants pour faire régresser la maladie d’Alzheimer, l’impact positif des thérapies alternatives sur le bien-être du patient n’est pas à négliger. Lise Privé, musicothérapeute canadienne, en a fait l’expérience. Son père, lui-même diagnostiqué Alzheimer, a sensibilisé la jeune artiste à la souffrance des malades. Dès lors, Lise décida de mettre son talent au service de personnes âgées atteintes d’Alzheimer par le biais d’ateliers originaux dans des structures d’hébergement.

Le déroulement d’une séance avec les malades d’Alzheimer
Munie de quelques instruments de musique, Lise intervient régulièrement au Foyer Saint-Antoine, un établissement médicalisé accueillant des malades d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Au cours de ces séances très appréciées, la thérapeute joue et chante les airs d’autrefois, bien connus des anciens. Alors, certains visages s’animent, égayés par des souvenirs lointains, tandis que d’autres personnes fredonnent. Lise aide même l’ancien violoniste à reprendre l’instrument en main, évoquant en lui les réminiscences de sa passion. Et même si tous les malades d’Alzheimer ne réagissent pas de la même manière aux stimulations musicales, Lise en est persuadée, l’émotion est là, entre l’âme et la mémoire. Quand la maladie d’Alzheimer ne permet plus de dialoguer avec des mots, il faut entrer en contact avec le patient par d’autres moyens de communication. La musique en est un.

L’impact physiologique sur Alzheimer
Une étude scientifique récente publiée en octobre 2009 dans la Revue Neurologique démontre que la musicothérapie contribue à diminuer l’anxiété des malades d’Alzheimer. Par conséquent, les comportements agressifs et les symptômes de dépression de certains patients s’en trouveraient diminués. Par ailleurs, sur le long terme, la musicothérapie concoure à l’amélioration des rythmes du sommeil grâce à la mélatonine secrétée par le corps à l’écoute de musiques agréables. Dans le même temps, les ateliers auxquels participent les résidents atteints d’Alzheimer agissent comme des thérapies de groupe. Chacun se sent valorisé et ces rencontres sont créatrices de lien social en favorisant les échanges et la complicité. Malgré ses bénéfices, cette forme de soin est encore employée d’une manière très spartiate et seule une minorité de résidences la propose. C’est pourquoi Lise Privé souhaite plus que tout diffuser sa technique, à la frontière de l’art et de la science.

France Alzheimer organise des vacances pour 250 familles

28 juin 2010

Cette année encore, la célèbre association France Alzheimer met en place de juin à novembre des séjours de vacances uniquement destinés aux familles touchées par la maladie d’Alzheimer. Fidèle à sa mission d’accompagnement et de soutien, l’organisme France Alzheimer souhaite par cette action offrir une période de répit et de détente à des couples en proie à l’isolement et la fatigue. Bénévoles et professionnels de la santé sont présents tout au long du séjour pour offrir aux participants un encadrement de qualité, répondant aux besoins spécifiques de ces vacanciers un peu particuliers.

France Alzheimer organise des vacances pour 250 familles - Source de l'image : http://www.senioractu.com/Un succès depuis plus de vingt ans auprès des familles touchées par Alzheimer
D’une durée de trois à douze jours, ces séjours de vacances méconnus du grand public ont été mis en place par France Alzheimer en 1988. Les aidants familiaux, soumis à un stress important, ont absolument besoin de moments de répit pour poursuivre leur mission délicate. De nombreuses études prouvent en effet que ces individus subissent une altération de leur état de santé physique et moral, dangereuse à terme. Ces difficultés s’ajoutent à un processus de désocialisation qui achève d’isoler aidants et malades d’Alzheimer. Au vu des témoignages plus qu’enthousiastes de familles participantes, il semblerait que ces vacances soient extrêmement enrichissantes. Chacun retrouve une place au sein d’un groupe. Les membres peuvent communiquer sur leur vécu, en partageant conseils et expériences. Cette année, France Alzheimer propose également une formule destinée aux personnes malades de moins de 60 ans.

Un séjour sur-mesure pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants
Conscients des attentes diverses des familles participantes, les organisateurs de France Alzheimer ont établi cinq formules de vacances différentes par leur durée et par les activités proposées. Pendant le “séjour-relais”, les aidants familiaux suivent un programme psycho-éducatif tandis que les malades d’Alzheimer profitent d’activités adaptées. Le “séjour répit” est quant à lui destiné principalement aux couples dont le malade est à un stade avancé de la maladie. Le “séjour-détente” comprend des activités de loisirs et de nombreuses animations favorisant le partage et la communication. Le “séjour week-end” offre une parenthèse reposante permettant de se ressourcer l’espace de quelques jours. Enfin, il existe un séjour spécialement étudié pour les aidants isolés. Ces derniers, se retrouvant seuls suite à l’entrée de leur proche atteint d’Alzheimer en maison de retraite ou à son décès, ont la possibilité de rompre leur solitude et de partager leur expérience avec d’autres aidants.

Alzheimer , la société Ipsen livre une étude encourageante

23 juin 2010

Le groupe biopharmaceutique Ipsen a présenté hier les conclusions de l’essai clinique intitulé GuidAge. Cette étude, portant sur la prévention d’Alzheimer, offre des résultats encourageants. Alors que les scientifiques du monde entier travaillent à l’élaboration de traitements efficaces contre Alzheimer, de nombreux espoirs se fondent désormais sur le nouveau médicament de la société Ipsen, baptisé Tanakan, qui pourrait permettre aux millions de malades d’Alzheimer dans le monde de mieux combattre le déclin cognitif dont elles sont victimes.

Alzheimer : la société Ipsen livre une étude encourageante - Source de l'image : http://www.ipsen.com/Un remède contre Alzheimer testée à grande échelle
Le groupe Ipsen n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à des résultats fiables concernant l’efficacité de son médicament contre Alzheimer. Le Tanakan, dont le principe actif est le ginkgo-biloba, a en effet été testé sur 2854 patients en Europe, et ce, sur une durée de cinq ans. Ses caractéristiques en font la plus longue étude jamais réalisée en Europe sur la maladie d’Alzheimer. Les participants au programme d’essais GuidAge sont des patients jugés ‘’à risque’’ et âgés de 70 ans ou plus. Ces derniers se plaignaient de troubles de mémoires auprès de leur médecin de famille, et résidait à domicile pendant cette période. Par ailleurs, 658 des médecins traitants ont été associés aux travaux cliniques, renforçant encore davantage la pertinence des résultats. L’objectif de GuidAge était de retarder le déclin de la mémoire vers une évolution de la maladie d’Alzheimer.

De nouvelles perspectives dans le traitement contre Alzheimer
L’essai clinique d’Ipsen marque sans aucun doute un tournant dans la recherche contre Alzheimer. Les conclusions de l’étude n’ont certes pas pu mettre en évidence un retard de l’apparition d’Alzheimer, toutefois, chez le groupe de patients ayant reçu du Tanakan pendant au moins quatre ans, une efficacité statistique a été observée contrairement au groupe de patients ayant absorbés un placebo. Ces travaux permettront également d’analyser le processus de transition depuis la phase de pertes de mémoires jusqu’au déclin cognitif caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Et ce n’est pas tout. Au cours de l’étude, Ipsen a réussi à constituer une banque biologique contenant les extraits ADN et les échantillons sanguins de plus de 2107 patients. Cette ‘’bio-banque’’ sera transférée aux scientifiques français travaillant pour la recherche publique. Une opportunité qui contribuera nous l’espérons au développement de nouvelles thérapies efficaces contre Alzheimer.

Alzheimer - La Haute Autorité de Santé oeuvre en faveur des aidants

21 juin 2010

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations concernant les bonnes pratiques à appliquer dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. L’annonce du diagnostic, les possibilités de prise en charge, sont des questions qui font l’objet de nombreux conseils de l’HAS, tout comme l’accompagnement de l’aidant du patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Le “suivi médical des aidants naturels” fait référence à la mesure numéro 3 du Plan Alzheimer national 2008-2012 déployé par le gouvernement.

Alzheimer : La Haute Autorité de Santé œuvre en faveur des aidants - Source de l'image : http://www.has-sante.frUn suivi qui fait partie intégrante de la prise en charge d’Alzheimer
Les aidants familiaux, aussi appelés aidants naturels, sont les membres de l’entourage proche s’investissant dans la prise en charge du malade d’Alzheimer. Ces aidants sont soumis à une forte pression psychologique, notamment lors de trois moments-clés : à l’annonce du diagnostic, au moment d’organiser la prise en charge et lors de la gestion des crises du malade d’Alzheimer. Ces lourdes responsabilités s’ajoutent aux nombreuses obligations professionnelles et familiales que gère l’aidant en parallèle. C’est pourquoi le taux de dépression chez les aidants est plus élevé que la moyenne. Pire encore, un risque de surmortalité de plus de 60 % est observé dans les trois années qui suivent le début de l’accompagnement. L’HAS recommande donc un suivi médical annuel de ces personnes, par le biais d’une consultation annuelle spécifique avec le médecin traitant. L’objectif de la mesure 3 du Plan Alzheimer est d’offrir à 70 % des aidants une consultation par an.

Les points sensibles à vérifier chez l’aidant du malade d’Alzheimer
La relation de confiance établie avec le médecin traitant fait de ce dernier l’interlocuteur le plus à même de déceler d’éventuels troubles chez l’accompagnant du malade d’Alzheimer. Il connaît dans la plupart des cas l’histoire familiale et le patient communiquera plus facilement sur les difficultés qu’il rencontre. Le médecin devra rechercher des problèmes d’anxiété, de nutrition ou encore des troubles du sommeil, fréquents chez les aidants. Devront aussi être vérifiés les niveaux d’autonomie physique et psychique du patient, notamment dans le cas ou l’aidant familial est le conjoint, lui-même souvent âgé et fragilisé.
Si une souffrance est détectée, la consultation doit aboutir à l’orientation vers les structures à même de venir en aide à l’accompagnant, comme les associations de malades d’Alzheimer, les CCAS de mairies, et les MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer). Ce thème est désormais inclus dans la formation continue des médecins traitants.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer

16 juin 2010

Les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux se sont retrouvés le 11 Juin dernier à Washington pour une rencontre sans précédent sur la maladie d’Alzheimer. Devant les nombreux échecs rencontrés face à l’élaboration de traitements curatifs contre Alzheimer, les industriels ont décidé de partager leurs expériences. Apprendre des erreurs de chacun pour rait faire avancer la science pour trouver, enfin, le remède contre la maladie d’Alzheimer.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.labo-saco.com/Les rapports d’essais cliniques sur Alzheimer mis en commun
La recherche contre la maladie d’Alzheimer est un parcours semé d’espoirs mais aussi de désillusions. Conscients de cette difficile réalité, les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux ont franchi un pas inespéré : unir leurs connaissances pour lutter contre le fléau d’Alzheimer, en dépit de la concurrence acharnée qui sévit dans ce secteur industriel, où des milliards de dollars sont en jeu. Ainsi, la Coalition contre les grandes maladies regroupant laboratoires et associations de soutien aux malades, a annoncé dans un communiqué de presse la création d’une base de données regroupant 4000 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces données reprennent les conclusions de onze essais cliniques menés par les laboratoires et constituent par conséquent un trésor pour la recherche scientifique. Ces informations sont désormais mises à disposition des chercheurs du monde entier.

Une action en faveur de la lutte contre Alzheimer largement saluée
La Coalition contre les grandes maladies a insisté sur les formidables opportunités qui s’ouvrent à la recherche grâce à cet effort commun. L’élaboration de la base de données permettra de faciliter et d’accélérer la mise au point de nouveaux traitements contre Alzheimer, mais aussi contre d’autres maladies neurodégénératives telles que Parkinson, ou Huntington. En effet, le volume et la précision des informations contenues dans cet outil permettra de concevoir des essais cliniques plus efficaces pour nombre de pathologies.
Les laboratoires participant à cette action sont les américains Abbott,  Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, Johnson & Johnson, Pfizer, les britanniques AstraZaneca et GlaxoSmithKline, le français Sanofi-Aventis, et enfin les suisses Roche et Novartis.
Cette action représente un espoir immense pour les millions de malades d’Alzheimer à travers le monde.

La maladie d’Alzheimer et les enjeux de la recherche

14 juin 2010

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France. Leur espoir réside dans les progrès de la médecine, qui cherche des traitements pouvant améliorer la qualité de vie des malades. Mais pour être efficace, un médicament doit entraîner une amélioration clinique. Or on connaît encore trop mal la maladie d’Alzheimer et ses causes. La recherche sur Alzheimer ne peut donc se concentrer que sur des substances qui luttent contre les effets délétères des plaques amyloïdes et de la protéine Tau. Il importe aussi de découvrir les vraies causes de la maladie et d’apprendre à mieux la diagnostiquer.

Alzheimer : les enjeux de la recherche - Source de l'image : http://www.rfi.frLa recherche pour expliquer la maladie d’Alzheimer et améliorer le diagnostic
Il convient tout d’abord de reconnaître que la maladie d’Alzheimer est une pathologie à part entière et non, comme se plaisent à affirmer quelques scientifiques, la conséquence normale du vieillissement du cerveau. Il suffit de constater que les trois quarts des personnes âgées de plus de 80 ans ne sont pas atteintes de la maladie d’Alzheimer, pour comprendre qu’il s’agit d’un dysfonctionnement pathologique. Ce doute sur la réalité de la maladie d’Alzheimer est essentiellement dû au fait que l’on ne sait pas encore comment l’expliquer. Ainsi la maladie d’Alzheimer est difficile à diagnostiquer. On sait cependant aujourd’hui que l’accumulation anormale de protéines “bétâ-amyloïdes” provoque la formation de plaques “séniles” qui empêchent la bonne communication entre les neurones. Une autre substance, la protéine Tau, est également mise en cause : en quantité anormalement grande, elle tue les neurones.

Recueillir des informations sur la maladie d’Alzheimer
La recherche se concentre ainsi actuellement sur les moyens de sauver les neurones en empêchant la formation des plaques amyloïdes et l’accumulation de filaments de protéines Tau dans les cellules. Pour assurer l’efficacité de ces traitements sur le bien-être psychique des malades d’Alzheimer, il convient cependant de mieux comprendre le fonctionnement de la maladie.  Le Plan Alzheimer 2008-2012 a entraîné la création de la Fondation de coopération scientifique pour coordonner les différentes recherches sur la maladie d’Alzheimer et mobiliser toutes les énergies disponibles. L’un des objectifs de la Fondation est ainsi d’encourager la recherche sur des questions comme la reconnaissance des signes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer et le rapport entre les symptômes présentés par les malades et les lésions du cerveau. Pour ce faire, la Fondation Ifrad a été chargée de recueillir le maximum d’informations auprès de malades issus de toutes les tranches d’âge touchées par la maladie. Ces informations, portant sur les observations biologiques et cliniques, ainsi que sur l’étude post mortem et les résultats de l’imagerie IRM, permettront de mieux cerner la maladie d’Alzheimer.