Archive pour le mot-clef ‘aidants’

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.

Parkinson : la lumière pour aider au diagnostic

Mardi 31 mars 2009

Une étude britannique vient de révéler qu’une lumière puissante d’un million de watts pourrait aider les médecins à déceler les premiers signes de la maladie de Parkinson.
Parkinson : la lumière d’un super-microscope

Selon la BBC News, une équipe de chercheurs de l’Université Keele en Grande-Bretagne révèle qu’un « Super-Microscope » pourrait permettre de déceler les moindres changements cellulaires, avant même que ces mêmes cellules ne soient détruites par la maladie de Parkinson. C’est ce qu’affirme le Dr Joanna Collingwood devant « l’American Association for the Advancement of Science », en avançant le fait que cette nouvelle technique révolutionnaire permettrait de traiter les patients Parkinson beaucoup plus tôt.

Quel est donc ce « super-microscope » ?

C’est à l’aide du « Diamond Light Source », un synchrotron situé dans l’Oxfordshire en Grande-Bretagne, que cette découverte a été rendue possible. Cet accélérateur de particules, grand comme 5 terrains de football, permet de concentrer un rayonnement de particules inimaginable, d’une intensité d’un million de watts. Cette prouesse permet de mesurer la teneur en fer dans chacune des cellules cérébrales.

Une difficulté pratique…

La méthode d’observation des cellules cérébrales réside dans le fait que la prise de mesures n’altère pas la teneur, ni la distribution en ions métalliques des cellules étudiées. D’après le Dr Collingwood, il faudrait que chaque patient concerné se retrouve exposé le plus tôt possible au microscope pour débusquer les premiers signes de la maladie, et ainsi les traiter efficacement. Mais qui exposer ? A quel moment ? Comment ? En fait, il s’agit d’un vrai casse-tête en pratique…

Minimum vieillesse : le reportage d’Envoyé Spécial sur France 2

Dimanche 22 mars 2009

Le 5 mars 2009, France 2 a diffusé un reportage étonnant baptisé simplement « Minimum Vieillesse », dans le cadre de l’émission du soir Envoyé Spécial.

Survivre quand on est vieux

Le reportage commence. Il précise qu’en France, il y a plus « d’un million de personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté ». Il poursuit : « Avec une petite retraite ou simplement le minimum vieillesse, elles doivent composer pour survivre avec moins de 700 euros par mois ». Mais cette précarité n’est pas seulement financière : souvent, c’est aussi un accès insuffisant aux soins, un isolement aggravé et des conditions de logement insalubres…

Qu’appelle-t-on le minimum vieillesse ?

En 2007, le minimum vieillesse est devenue une prestation unique : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), attribuée sous conditions de ressources. Les personnes concernées sont celles de plus de 65 ans (de 60 ans dans certains cas : inapte au travail, ancien combattant, mère de famille ouvrière…). L’allocation se compose d’une retraite minimale versée par le régime d’assurance vieillesse, d’un complément éventuel, ainsi que d’une allocation supplémentaire. Le total est d’environ 630 euros pour une personne seule.

Des exemples loin d’être isolés

Le reportage de France 2 prend l’exemple de Paulette, 89 ans, qui habite à Paris. Après avoir travaillé toute sa vie, elle touche malgré tout le minimum vieillesse. Il se trouve que chaque mois, elle est à découvert bancaire de 200 euros. Sa vie se transforme alors pour garder son indépendance, et ainsi rester dans son appartement : elle accepte la charité de ses voisins et des associations. Le reportage passe ensuite sur Rémi, ancien ouvrier agricole, qui avait préparé sa retraite en achetant sa maison. Mais cette maison est aujourd’hui totalement insalubre. Elle doit faire l’objet d’une complète rénovation, impossible par faute de moyens. René a du trouver refuge au centre d’hébergement d’urgence pour SDF de Marseille. Il n’a pas d’autre choix. La maison de retraite, c’est trop cher…

A Reims, l’accueil de jour Alzheimer au secours des familles

Mardi 10 mars 2009

A Reims, comme partout ailleurs, la maladie d’Alzheimer se répand parmi la population. De fait, malades, conjoints, familles, aidants et professionnels de la santé se battent au quotidien, ensemble, contre le fléau. Parfois jusqu’à l’épuisement.

Alzheimer : à Reims, on n’oublie pas les familles

La maladie d’Alzheimer ne concerne pas seulement les patients. Elle touche aussi les proches, qui s’épuisent dans l’accompagnement de leur malade. Dans l’idée d’accorder un peu de répit à ces aidants familiaux mal formés à leur nouvelle tâche, l’accueil de jour de Reims est une solution pour quelques heures… « Heureusement, l’accueil de jour existe, parce que je craquais et je pleurais. Aujourd’hui, je me sens détendue », déclare la conjointe d’un malade nouvellement accueilli par le tout nouveau centre Alzheimer de Reims.

A Reims, un « moment de répit » pour tous

Malgré l’attachement aux personnes malades, les aidants ont tous besoin d’un «moment de répit qui libère l’esprit ». En fin de journée, quand la personne âgée revient à la maison, tout le monde est plus détendu. Et puis, l’accueil de jour Alzheimer de Reims est une structure adaptée, où le malade est en sécurité, et où des activités d’épanouissement sont proposées. Hé oui, ces structures de « répit » sont aussi un moyen d’évasion pour les malades : Luc vient à l’accueil de jour « parce qu’on s’y amuse autrement qu’en ville […] on s’y sent bien en toute convivialité ». Le centre ressemble d’ailleurs étrangement à un grand appartement, lumineux et bien décoré, où la journée commence autour du petit déjeuner. Et puis, les portes des pièces ont été supprimées pour plus de liberté !

A Reims : un centre de gymnastique Alzheimer !

La salle de sports SPLOSA (Sports-Loisirs-Santé) de Reims donne des cours de gymnastique pour tous niveaux, et tous les âges : outre les séances pour les enfants de 3 à 6 ans (baby-gym), pour une remusculation postnatale ou dans un but diététique, SPLOSA propose aussi des cours de gymnastique « Seniors », même assis sur une chaise !

De plus, SPLOSA a étendu ses cours à un nouveau public : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. La gymnastique est très bénéfique pour ces patients à plusieurs niveaux : cela stimule les sens, fait prendre conscience de son corps, et les séances verbalisées permettent l’apprentissage de gestes simples par leur répétition afin de stimuler la mémoire.

Enfin, l’intervention d’un éducateur sportif extérieur à l’établissement de soins permet de sortir du quotidien tout en mettant en relation un visage et une activité ponctuelle. La gymnastique douce en elle-même est bien sûr perçue sous un aspect ludique pour plus de communication et de convivialité.

Renseignements :

SPLOSA – 44 rue du Monts d’Arène 51100 Reims

Tel : 03.26.05.70.02 ou 06.22.34.17.24

Site internet : www.Splosa.com
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Association Alzheimer Rouen et Haute-Normandie

Vendredi 6 mars 2009

Association Alzheimer Rouen et Agglomération

A Rouen, une association particulièrement active permet d’aider les familles à gérer les problèmes matériels et moraux de la vie quotidienne avec un malade Alzheimer… Ainsi, l’Association Alzheimer Rouen et Agglomération informe, entre autre, sur les droits des malades, sur les possibilités d’aide à domicile, sur les structures d’accueil adaptées… Elle favorise l’entraide des familles et les échanges tout en tentant de sensibiliser les pouvoirs publics sur l’importance humaine et sociale de la maladie d’Alzheimer.

L’Association Rouen Alzheimer propose une permanence téléphonique tous les mardis de 9h à 12h au 02 35 63 13 95, et vous accueille en matinée sur rendez-vous. Le secrétariat est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 13h30 à 18h (même numéro).

Coordonnées :

Centre municipal de santé 2, avenue de la libération - 76300 Sotteville-les-Rouen

Téléphone : 02.35.63.13.95

Fax : 02.35.58.02.43

Email : alzheimerrouen-agglo@orange.fr

Accueil De Jour Alzheimer de Rouen

Depuis 2001, une structure d’accueil de jour des malades atteints de la maladie d’Alzheimer, et de soutien des familles est en activité à Rouen.

Coordonnées

Chez Monsieur Michel Bourquelot

1, avenue de la Porte des Champs - 76000 Rouen

Téléphone : 02 35 70 65 66

Fax : 02 35 70 65 66

Centre Mémoire de Ressources et de Recherches de Haute-Normandie, à Rouen

En France, près de 800 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Près de 18 000 patients sont concernés en Haute-Normandie. Le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Haute-Normandie du CHU de Rouen a pour mission la coordination de l’action des « consultations-mémoire » reparties sur l’ensemble de la région.

A Rouen, vous pourrez trouver un centre de consultation-mémoire à l’adresse suivante :

Département de Neurologie - 5ème étage - Pavillon Félix Dévé

Hôpital Charles Nicolle - 76 031 Rouen Cedex 01

Tél : 02 32 88 87 40 - Fax : 02 32 88 87 41

Permanence : de 8 h 30 à 17 h 00 du lundi au jeudi.

Quelques conseils pour bien préparer votre consultation Alzheimer à Rouen:

- Pour une demande de premier rendez-vous, adressez le courrier du médecin généraliste au secrétariat “consultation mémoire” (fax possible) en précisant les nom, prénom, date de naissance, adresse et téléphone du patient. Une convocation vous sera ensuite adressée.

- Pour chaque consultation, venez avec un proche. Apportez :

• tous les documents médicaux (IRM, scanner cérébral, bilan biologique…)

• l’ordonnance récente

• les lunettes ou les prothèses auditives

• le livret de famille (ou un arbre généalogique)

• le “dossier consultant” (à retirer à l’espace “accueil clientèle” situé au rez de chaussée du pavillon Félix Dévé).
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Colloque à Lille : « Alzheimer : l’inconscient a-t-il un âge ? »

Vendredi 27 février 2009

Le samedi 24 janvier 2009, à Lille, s’est déroulée une rencontre autour du thème « Psychanalyse et personnes âgées». Organisée par l’Association Lilloise pour L’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire (A.l.e.p.h.), et le Collège de Psychanalystes de Lille, le sujet tendait à approfondir la question : Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ?

Lille : un colloque sur Alzheimer

Cet après-midi du 24 Janvier 2009 était ouvert à tous, étudiants comme professionnels de santé. Le colloque de Lille a permis d’aborder la question de la maladie d’Alzheimer sous l’angle de la psychanalyse.

Ainsi, « Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ? » pose le problème de l’inconscient dans son rapport avec le temps. Il s’agit d’une autre façon d’aborder le problème de la démence que l’on rencontre particulièrement lorsqu’on soigne des patients âgés souffrant d’Alzheimer. En effet, la maladie fait ressortir une forme d’inconscient puisque le patient perd peu à peu la conscience des choses… avec un rapport au temps particulier, comme si la mémoire s’était soudainement arrêtée à une époque précise de la vie…

D’un point de vue médical :

D’un point de vue médical, le traitement des malades Alzheimer est délicat puisqu’il fait intervenir de nombreux facteurs psychologiques. Quoi faire pour bien faire ? L’attention portée aux patients risque d’être altérée par l’habitude et la routine des soins, qui obligent alors à repenser l’éthique du soin. Réfléchir sur le lien inconscient-âge et démence, c’est placer indéniablement la question éthique au sein des préoccupations des pouvoirs publics. Comme l’avait constaté le Rapport Cordier en 2003, il s’agit de « sensibiliser à la dimension Humaniste de la médecine et d’inscrire la réflexion éthique en contrepoint de l’exercice médical ». Mais les auteurs de ce rapport semblent faire l’impasse sur l’inconscient…

Freud, Inconscient et Alzheimer

Depuis Freud, en psychanalyse, on sait que l’inconscient est en rapport ambigu avec le temps. Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, où les repères temporels disparaissent peu à peu, il devient dangereux de laisser seul le patient dans l’univers du réel. D’autre part, le soignant est partagé entre l’injonction du soin (« il faut que ») et la relation éthique (« il est préférable ») face aux exigences de la Société. En introduisant le concept d’inconscient dans la maladie d’Alzheimer, on comprend mieux ce qui peut se passer dans la tête des patients, leur désirs, leur agressivité ou leurs « pulsions de refoulement » selon l’expression de Freud. Un colloque sur Alzheimer Lille fort intéressant…

Alzheimer : la maladie du point de vue des familles

Lundi 23 février 2009

Le documentaire « Ta mémoire, mon Amour ! » vient de sortir en DVD. A travers plusieurs témoignages touchants, la maladie d’Alzheimer est abordée du point de vue du couple et de la famille. Intelligemment commenté par des professionnels, toute personne concernée se sentira épaulée dans cette épreuve…

Alzheimer : un documentaire réaliste…

« Ta mémoire, mon amour ! » est un documentaire réalisé en 2007 par Jacques Meaudre et Catherine Harnois, deux professionnels de la maladie d’Alzheimer. L’œuvre finale a été produite par l’association Aiguemarine C. Le sujet de ce documentaire aborde le quotidien des malades, et la souffrance de leur famille. En effet, comment vivre quand votre mari ne vous reconnait plus et perd tous ses repères, acquis à force de plusieurs dizaines d’années de mariage ? comme si rien n’avait existé, comme si nous étions des inconnus l’un pour l’autre… D’autant plus que la maladie est souvent cachée par le malade lui-même, qui se rend compte des déficiences du début.

Un documentaire rythmé par les témoignages de proches

Tout au long du documentaire, la souffrance de l’entourage de malades Alzheimer se dessine. Plus que celle du malade qui, finalement, ne se rend compte de rien. La honte de devoir laver sa mère, le rôle de gendarme du conjoint, l’exigence de la maladie qui demande du dévouement jusqu’à l’épuisement… Puis l’indicible est dit : on aurait presque préféré que le malade meure, puisque ce n’est plus lui. “Il faut du temps pour apprendre que la personne est encore la même personne”, explique Sylvain Siboni, psychologue, lors d’une intervention dans le reportage.

Des analyses et des conseils de professionnels

En plus des témoignages, le DVD propose aussi des commentaires, des analyses et des conseils de psychologues. Ce documentaire peut donc aider les familles pour maintenir la relation. Par exemple, toujours dire « je t’aime comme tu es » et en prendre conscience est important. Les malades d’Alzheimer ont en effet besoin d’amour, d’être entourés pour être rassurés. Il est aussi primordial de s’informer sur la maladie pour ne pas être désarmé. Contactez par exemple une association comme l’antenne locale de France Alzheimer. Vous y trouverez des espaces d’information, d’orientation et surtout d’écoute et de partage. Car, malheureusement, la maladie peut durer de longues années…

« Ta mémoire, mon amour ! » : documentaire (2007) de Jacques Meaudre et Catherine Harnois – production Aiguemarine C.

« Allo Alzheimer » à Marseille, Tel : 0811 740 700

Mercredi 18 février 2009

Depuis 2006, une antenne d’assistance et de soutien est à l’écoute des personnes concernées par la maladie d’Alzheimer, tous les soirs à Marseille.
« Allo Alzheimer » est une initiative soutenue par la Direction de l’Action Sociale de Marseille, en partenariat avec l’Institut de la Maladie d’Alzheimer et SOS Amitié.
A l’heure actuelle, la mise en place de cette antenne dédiée uniquement à Alzheimer est une première en France. Son objectif est de soutenir et d’informer l’entourage des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, en répondant à toutes leurs questions.
L’antenne fonctionne tous les jours de 20h à 22h grâce à une équipe de bénévoles spécialement formés. Si vous êtes intéressé, « Allo Alzheimer » Marseille recherche de nouveaux bénévoles. La formation est assurée par le Service Action Sociale (04 91 16 14 26).

Alzheimer : Marseille se mobilise

La Ville de Marseille a mis en place, en partenariat avec le Centre Communal d’Action Social (CCAS), plusieurs services destinés à venir en aide aux personnes âgées, handicapées ou non, dans leur quotidien. Ces aides concernent aussi tous les malades d’Alzheimer, touchés par la dépendance…

Alzheimer : le fléau du sud de la France

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer touche plus de 50 000 personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et près de 20 000 personnes pour le seul Département des Bouches du Rhône. D’après les projections démographiques, un doublement de cette population est à prévoir d’ici 2020. Marseille, la plus grande ville de la Côte d’Azur, se mobilise pour venir en aide à toutes ces personnes contraintes à la dépendance.

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1. Allo Mairie Accompagnement Aînés
Un seul numéro d’appel: 0 810 813 813, joignable du lundi au samedi de 7h à 20h pour réserver un accompagnement. Besoin de faire une course, d’aller à la banque ? Un bénévole vous accompagne pour plus de sécurité. Ce service gratuit rompt l’isolement des aînés domiciliés à Marseille. Il les aide à sortir de leur logement pour retrouver des relations de quartier, tout en s’intégrant dans la ville en toute sécurité.
2. Les centres d’accueil de jour

Marseille dispose de trois centres d’accueil de jour (CAJ), qui fonctionnent comme de véritables relais pour les proches aidants les malades d’Alzheimer. Le temps d’une journée, ces centres assurent aux personnes âgées le transport, la restauration et des animations appropriées en petits groupes : activités manuelles, entretien à la mémoire…
Centres d’accueil de jour Saint-Tronc
273, Boulevard Paul Claudel 10è
Tél : 04 91 75 01 64

Centres d’accueil de jour Saint-Cyr
83, Chemin De la Valbarelle 10è
Tél : 04 91 35 30 88

Centres d’accueil de jour Vento-Maï
24, Rue Albert Marquet 13è
Tél : 04 91 98 30 61 .

3. Les Espaces Services Aînés
Au nombre de neuf , dont un à l’Hôpital de la Conception de Marseille, ces Espaces Services Aînés (ESA) proposent une aide de proximité, dispensée par une équipe pluridisciplinaire. Selon les besoins déterminés avec les familles, l’équipe les mettra en relation avec les services prestataires du CCAS, accompagnera la famille dans les différentes démarches administratives, la guidera et la conseillera… Renseignez-vous auprès de la mairie.
4. La restauration à domicile
Quel que soit l’âge, les personnes retraitées ou handicapées, en perte d’autonomie ou atteintes d’Alzheimer, peuvent disposer d’un repas complet, équilibré et varié, et en plus, adapté à leurs besoins (repas allégé, sans sucre ni sel…et même un menu haché !). Le prix est de 6,70 euros par repas.
Renseignements : 04 91 29 43 50
5. Des Soins à domicile
Ce service mis en place par la ville de Marseille concerne toute personne âgée dépendante, souffrant d’Alzheimer ou non. Il effectuera par exemple les démarches nécessaires à la prise en charge des soins à domicile auprès de l’organisme d’assurance maladie. Une équipe d’infirmières et d’auxiliaires de soins veillera à l’hygiène corporelle (aide à la toilette, préventions d’escarres, pédicure…) tout en procurant des soins infirmiers (injections pansements…). Renseignements : 04 91 18 42 45

Video : Une famille et la maladie d’Alzheimer

Jeudi 12 février 2009

Le récit de la vie d’une femme dont le père est atteint depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer



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Alzheimer : l’importance d’être bien entouré !

Jeudi 29 janvier 2009

Alzheimer Conseil

La maladie d’Alzheimer, véritable fléau, touche aussi cruellement les proches, ces « aidants familiaux », qui s’occupent au quotidien du malade souvent conjoint ou parent. France Alzheimer insiste sur la nécessité impérative de soutenir les “aidants”, constat pris en compte par le nouveau Plan Alzheimer 2008/2012.

Alzheimer : qui sont les aidants ?

France Alzheimer souligne qu’il n’existe pas un “aidant type”. Conjoints, enfants, frères et soeurs, proches, et parfois voisins… les aidants vivent la maladie au jour le jour, à côté des malades, sans être de véritables professionnels des soins. Leur réaction face à la maladie diffère évidemment en fonction des liens affectifs entretenus avec le malade. Pour le conjoint, la maladie est « injuste » et très mal acceptée. Pour les enfants, c’est toute l’image du papa ou de la maman qui s’efface… Bien avant le diagnostic définitif (en moyenne 2 ans), les aidants sont désignés naturellement, dès les premiers symptômes.

La souffrance des aidants

La grande majorité des malades d’Alzheimer (près de 70 %) vivent chez eux ou chez un membre de la famille. Les aidants sont donc ces personnes qui assistent directement le malade, parfois 24h sur 24h, en assumant un énorme poids moral et financier. Souvent, elles croient pouvoir affronter la maladie seules…mais la détresse et l’isolement progressent irrémédiablement avec l’avancée de la maladie. Une des conséquences majeures de la maladie d’Alzheimer est la perturbation de la vie quotidienne des aidants, une souffrance psychologique et même une dégradation de leur état de santé. Ce qui pousse France Alzheimer à souligner que le soutien moral des aidants est aussi important que la prise en charge des malades !

Des lieux d’information et de soutien aux aidants

Aider ces accompagnateurs quotidiens à mieux comprendre le comportement parfois agressif du malade, à savoir réagir face aux situations critiques et ne pas hésiter à les aiguiller vers des organisations d’aide à domicile (aide paramédicale, etc.) sont quelques unes des actions de l’association France Alzheimer. Outre l’information et la formation des aidants, la mise en place « d’hébergements temporaires » et « d’accueil de jour » permet aussi de décharger un temps les aidants. Par ailleurs, des initiatives permettant de les libérer un instant de leur solitude fleurissent ça et là : conseils, réunions, soutien psychologique, groupe de paroles, lieux ouverts le week-end, etc. Pour simplement éviter que le sacrifice devienne un projet de vie…

Au niveau national

Les orientations du nouveau plan Alzheimer prennent en compte, entre autres, le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie, ainsi qu’une meilleure prise en charge des aidants en les impliquant dans toutes les dimensions de la maladie. Les premières mesures du Plan (mesures 2 et 3) visent par exemple à proposer une formation de 2 jours par an à chacun des aidants, ainsi qu’une consultation médicale spécialisée pour ceux qui le souhaitent…