Archive pour le mot-clef ‘alzheimer’

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif

Lundi 21 septembre 2009

Le 21 septembre est la Journée Mondiale Alzheimer. Avec 100 000 cas détectés chaque année, la maladie d’Alzheimer est la première maladie neurodégénérative dans l’hexagone. Pourtant la France accuse un réel retard dans la rapidité de diagnostic des malades.

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif - Source de l'image:http://static.commentcamarche.netAlzheimer, une maladie mal diagnostiquée
Avec le vieillissement de la population française, tous les experts médicaux s’accordent à dire que la maladie d’Alzheimer est en voie d’expansion. Pourtant tous les cas sont loin d’être identifiés. Selon une étude des professeurs Jean-François Dartigues et Catherine Helmer  de l’Inserm et du CHU de Bordeaux, 50% des cas de la maladie d’Alzheimer restent non diagnostiqués.
A un stade précoce ce sont seulement un tiers des cas qui sont détectés. Même à un stade sévère de la maladie, l’étude estime que près de 27% des cas sont ignorés. Par ailleurs, on estime le temps moyen de diagnostic de la maladie d’Alzheimer à environs 24 mois.

Les raisons sociales d’un diagnostic tardif
Plusieurs paramètres peuvent être à l’origine de ce retard. Souvent, l’entourage, le médecin de famille et le malade lui-même ont tendance à mettre les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sur le compte du vieillissement. Pourtant ces symptômes qui paraissent anodins, comme la baisse d’attention ou des déficiences de mémoires, sont déjà les premiers éléments d’un processus certes long mais continu.
Identifier les premiers signaux est d’autant plus difficile qu’ils peuvent être très différents d’un cas à l’autre.  Percevoir un changement de comportement implique une bonne connaissance du patient.
Le fait qu’Alzheimer soit une maladie de la vieillesse joue également en défaveur de cette pathologie. Elle renvoie une image négative de handicap et de maladie incurable. Cette image pousse souvent malades et familles à nier certains symptômes par crainte de les voir associer à la maladie d’Alzheimer.

Les médecins également en cause
Les médecins traitants sont souvent les premiers contacts vis-à-vis des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Une étude canadienne a mis l’accent sur les éléments qui les pousse à sous-diagnostiquer cette pathologie.
Le temps restreint réservé à chaque patient, la peur de provoquer un choc familial ainsi que la crainte de la réaction du patient sont autant de facteurs que l’étude a mis en avant. Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer peut également passer après le traitement d’autres affections lourdes auxquelles les médecins sont souvent mieux formés.
Bien que les médecins de famille fassent souvent de leur mieux face à la maladie d’Alzheimer, cet état de fait peut parfois entraîner un certain phénomène de défiance entre le patient et leur médecin traitant.
C’est donc l’ensemble des attitudes des acteurs médicaux sociaux mais aussi familiaux qui sont à repenser pour mieux évaluer et diagnostiquer précocement la maladie.

Alzheimer : une enquête sur l’angoisse des tests génétiques

Lundi 14 septembre 2009

Selon une étude du « New England Journal of Medicine », les personnes ayant effectué un test génétique pour connaitre leur prévalence à développer la maladie d’Alzheimer ne sont pas particulièrement angoissées par les résultats. Enquête.

Alzheimer : une enquête sur l’angoisse des tests génétiquesAlzheimer : connaitre le risque encouru n’engendre pas d’angoisse particulière
Voici au moins un point positif : connaitre le risque de développer la maladie d’Alzheimer n’engendre pas forcément angoisse, dépression ou stress ! En effet, selon l’étude publiée dans le « New England Journal of Medicine » (23.07.2009), les résultats positifs de tests génétiques effectués sur des populations à risques ne les angoissent pas particulièrement. Tous ont dit qu’ils ne regrettaient pas d’avoir eu connaissance des résultats. Comme le note de Dr Robert Green (Université de Boston) : « Tous nos patients qui ont participé à l’étude comprenaient le  but de l’opération et se sont révélés  capables de gérer le risque».

Angoisse et soulagement
Si le résultat positif des tests génétiques n’angoisse pas, on comprend que le résultat négatif selon lequel le patient apprend qu’il ne risque pas d’être victime de la maladie « soulage » ! En effet, la maladie d’Alzheimer touche 5 millions d’Américains et les personnes porteuses du gène APoE4  sont susceptibles de développer la maladie 3 à 15 fois plus fréquemment que les autres. L’étude a mesuré l’angoisse, la dépression et les niveaux de stress de 162 adultes âgés de 50 ans en moyenne, pour la plupart enfants ou proches de personnes malades d’Alzheimer. Les tests génétiques permettaient de révéler la présence ou non de ce gène de prédisposition. Les 2/3 des patients ont eu connaissance des résultats, alors que le 1/3 restant est resté sans réponse afin de mesurer le niveau de stress. Résultat : niveau d’angoisse et de stress équivalent dans les 2 groupes !

« Ne pas savoir est pire que savoir »

A noter que les non porteurs du gène, même soulagés des résultats, ne sont pas totalement convaincus de l’écart du risque. Selon l’étude, leur niveau d’angoisse et de stress n’a baissé que légèrement. De même, 16% des personnes n’ayant pas reçu le résultat de leurs tests ont quitté le protocole de recherche. « Une fois que vous vous êtes faits à l’idée de savoir, vous ne supportez plus qu’on vous dise non », note le Dr Green. Des études similaires menées sur des patients victimes d’autres maladies graves prouvent les mêmes résultats. Elizabeth Thomson, directrice du  National Human Genome Research Institute conclue : « Ne pas savoir semble pire que savoir ».

Donner l’alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer

Vendredi 10 juillet 2009

Pour la seule année 2008, force a été de constater que plus de 15% des disparitions signalées dans les gendarmeries concernaient des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La gendarmerie recommande aux familles de réagir au plus tôt lorsqu’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer a quitté le domicile, de préférence avant la nuit.

Donner l’alerte au plus vite

Donner l'alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer« Les proches nous contactent souvent très tardivement, préférant procéder eux-mêmes aux recherches de peur de déranger la gendarmerie! Or la rapidité avec laquelle le dispositif est mis en oeuvre est déterminante car il est systématiquement fait appel à des gendarmes maîtres-chiens dont l’efficacité dépend du temps écoulé depuis la disparition », explique un gendarme de la brigade de Lucé. Plus vite l’alerte est donnée, plus vite les recherches aboutissent. Surtout que la nuit, les recherches sont plus difficiles. Les escapades nocturnes des malades d’Alzhiemer ne sont pas rares. En donnant l’alerte aussitôt, la zone de recherche et les moyens mis en œuvre sont réduits. Dans la majorité des cas, la personne âgée est partie à pied et est souvent retrouvée aux environs de son habitation.

Quelques réflexes à connaitre en cas de fugue

En cas de fugue d’un malade d’Alzheimer, la gendarmerie conseille aux familles et aux personnels soignants de commencer par «fouiller» complètement le bâtiment d’habitation. En effet, parfois, la personne âgée se dissimule dans une pièce, derrière une armoire, au bas d’un escalier… Autre astuce: réfléchir aux endroits favoris fréquentés par le malade, ou liés à des souvenirs lointains : un cimetière, une maison où il a passé son enfance… Dans tous les cas, faire part de vos intuitions à la gendarmerie facilitera certainement les recherches, et pourra parfois s’avérer d’une importance capitale.

Alzheimer sous l’oeil de la vidéo

Mercredi 8 juillet 2009

Dans la recherche constante de solutions de maintien à domicile des personnes âgées, la surveillance vidéo apparait comme un moyen d’assurer leur sécurité tout en rassurant les proches. Un nouveau système de vidéo automatisée vient donc d’être expérimenté auprès de malades Alzheimer. Découverte.

Alzheimer sous surveillance video

Alzheimer sous l’œil de la vidéo Comme dans la célèbre émission de téléréalité Le Loft, il s’agit d’équiper  l’appartement de la personne âgée dépendante de mini-caméras. Par exemple, dans le salon, un mouchard très discret est fixé au mur. La personne atteinte d’Alzheimer n’en a pas vraiment conscience et vit sans avoir l’impression d’être épiée… Mais en fait, l’originalité du dispositif demeure dans le fait que ces caméras ne fonctionnent pas 24h sur 24 ! En effet, elles sont en mode « sommeil » la plupart du temps et ne se déclenchent qu’en cas d’alerte, ou conformément à leur programmation. L’intimité est donc préservée…

Comment ça marche ?

En fonction des habitudes de vie du résident (heures de lever, de coucher, du repas…), les caméras sont programmées pour se mettre en marche automatiquement quelques heures dans la journée. Elles peuvent aussi être déclenchées manuellement par les aidants familiaux. Les séances filmées sont ensuite transmises en simultané par Internet aux bureaux de Link Care Services (LCS). Pendant cette période, un opérateur et un ordinateur « intelligent » veillent à distance sur le résident. Ainsi, l’aidant peut s’offrir quelques temps de répit, sortir faire une course ou honorer ses rendez-vous…

Et en plus, c’est économique !

Présenté pour la première fois le 26 mai 2009 au salon Géront Expo, ce système de surveillance vidéo équipe actuellement l’appartement d’une vingtaine de familles et un seul établissement pour personnes âgées dans la région parisienne. Mais ces caméras sont certainement promises à un brillant avenir… de telle manière qu’elle pourrait aisément remplacer les aidants familiaux en quête de liberté. Le service coûte 6 euros de l’heure : il est donc indéniablement plus économique qu’une dame de compagnie ! Néanmoins, une caméra ne pourra jamais remplacer le contact humain, et toute la dévotion nécessaire pour assurer la toilette ou les repas de la personne dépendante. Pour éviter les abus, la société insiste sur le fait que l’utilisation des caméras est limitée à 4 heures par jour !

Témoignage : Frappée d’Alzheimer à 45 ans

Jeudi 2 juillet 2009

Dans son livre « J’ai peur d’oublier », Fabienne Piel, mère de famille épanouie de 45 ans, raconte son combat quotidien contre la maladie d’Alzheimer. Un témoignage bouleversant, à l’heure où ce terrible fléau ne touche pas que les personnes âgées…

Témoignage : Frappée d'Alzheimer à 45 ans -Source de l'image:http://www.laprocure.comUn combat quotidien contre Alzheimer

Noter les idées passagères sur un calepin, mettre des Post-it partout pour savoir où sont les clefs, le sac, le téléphone… Bref, ne pas perdre la mémoire. Mais les faits sont là : depuis 7 ans déjà, Fabienne Piel lutte au quotidien contre « sa peur d’oublier ». Ecrire fait partie de la thérapie. Si les souvenirs des faits s’amenuisent, les émotions comme l’angoisse, la panique et le désespoir sont bien là. Et puis il y a aussi un peu de honte, de culpabilité envers les proches, l’impuissance ou l’incompréhension de leur côté… Cette peur d’oublier, c’est celle de perdre sa vie et son passé, « la peur de ne plus reconnaître son mari et ses enfants, et au bout du compte de ne plus savoir qui elle est ».

Une histoire difficile

A la regarder, Fabienne Piel, 45 ans, a tout d’une femme épanouie, heureuse au milieu de ses trois enfants. Pourtant, cette femme au sourire doux cache un combat difficile depuis ses 39 ans : elle fait partie de ces 30000 Français de moins de 65 ans touchés par la maladie d’Alzheimer… Contrainte de vivre avec la maladie, de se maîtriser pour ne pas devenir folle car « ses émotions sont multipliées par 10, par 20… », elle a parfois besoin de calme et de vide pour se retrouver intérieurement. Moments d’absence nécessaires à son équilibre… «Architecte d’un mur qu’elle bâtit brique par brique, la maladie nous relègue à l’intérieur de nous-mêmes (…) Nous végétons dans un monde parallèle ».

Un livre pour témoigner

Fabienne Piel a voulu raconter son histoire, et « cette étrange impression de perdre la tête ». Son livre de 233 pages, « J’ai peur d’oublier » aidera sûrement les personnes concernées. Témoignage pour faire comprendre ce qu’un malade ressent, mais aussi pour informer le grand public sur le fait que « même les personnes jeunes sont touchées ». En parallèle, elle témoigne sur les plateaux télé à l’occasion de la présentation de son livre. Son courage et sa volonté en ont ému plus d’un, dont le célèbre animateur-vedette Thierry Ardisson. En fin d’interview, celui-ci conclut, des trémolos dans la voix : « Je ne sais pas si ça peut vous aider mais nous on ne vous oubliera pas »…


« J’ai peur d’oublier » de Fabienne Piel – Editions Michel Lafon

La technologie au service de personnes âgées de Lille malades d’Alzheimer

Mardi 30 juin 2009

Dans une maison de retraite de Lomme (commune de Lille), les fugues répétées des résidents malades d’Alzheimer sont un véritables casse-tête pour le personnel. La solution a été trouvée dans le port d’un bracelet-montre électronique. Explications.

La technologie au service de la sécurité des personnes âgées

Un petit bracelet-montre gris, du moins fort esthétique, est aujourd’hui porté par les 55 résidents de l’établissement Gilbert Forrestier (Lomme), spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer. Depuis 2003, ce « gadget » d’origine finlandaise permet de déclencher le verrouillage de la porte de l’établissement dès qu’un pensionnaire s’en approche ! Ainsi, les fugues, tant redoutées du personnel, sont évitées. C’est vrai, le dispositif rappelle un peu celui des bracelets électroniques de surveillance des prisonniers… mais, appliqué en maison de retraite, il devient l’outil de la sécurité des résidents désorientés. En effet, ces derniers sont eux-mêmes rassurés dans les cas de pertes de mémoire passagères…

Un bracelet qui permet aussi le suivi médical des résidents

Le bracelet-montre électronique, porté en permanence par les résidents de cet établissement du nord, permet aussi au personnel de suivre leur état de santé. Par exemple, la montre prévient automatiquement les infirmières en cas d’inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d’hypothermie ou de retrait du bracelet ! De plus, un petit bouton situé sur le côté permet aux patients d’appeler les aides soignants par eux-mêmes. Grâce à des bornes électroniques installées dans l’ensemble du bâtiment, le bracelet envoie des signaux vers un ordinateur, qui analyse l’information et alerte le personnel par téléphone.

Un moyen de rassurer le personnel et les résidents

Comme le précise Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l’établissement, le bracelet permet par exemple « d’évaluer la qualité du sommeil lors d’une nouvelle prescription de somnifères. C’est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents ». De même, Claude Tailleur, médecin coordonnateur, apprécie l’utilité du dispositif : « C’est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger… car on peut intervenir immédiatement en cas de chute ». Du côté des pensionnaires, force est de constater qu’ils « ne comprennent pas tous », mais « c’est pour leur bien ! », précise Annick Lapierre, directrice du CCAS de Lomme.

Maison de retraite : Les animaux domestiques aident les malades d’alzheimer

Vendredi 26 juin 2009

L’entrée en maison de retraite est une rupture difficile, voire traumatisante, avec son environnement et ses habitudes quotidiennes. A cela peut s’ajouter la séparation forcée de la personne âgée et de son animal familier, qui a souvent partagé sa vie pendant de nombreuses années. Pour aider à ce passage délicat et parce qu’elle offre une forme de thérapie, près de la moitié des établissements acceptent aujourd’hui la présence d’animaux domestiques.

Conserver des repères en maison de retraite

Pour la plupart de nos aînés contraints d’entrer en institution, quitter le domicile et ses habitudes de toute une vie n’est pas chose facile. Le maintien de repères antérieurs et la possibilité de recréer un “chez-soi” dans un univers collectif en amenant par exemple son animal préféré sont parfois essentiels pour surmonter cette épreuve. Ainsi, la personne âgée accompagnée de son animal de compagnie s’oblige à des activités (le sortir, le soigner, le nourrit…), se sent utile, communique et conserve une relation affective au quotidien, ainsi qu’une certaine autonomie. Sujet d’intérêt et parfois de conversation, l’animal peut même servir de véritable thérapie pour les personnes renfermées ou agressives, au point que certains établissements organisent des séances de « zoothérapie » avec leurs résidents, faisant intervenir des animaux lors d’animations ponctuelles.

L’acceptation des animaux en maison de retraite

Si les animaux apportent d’indéniables bienfaits aux résidents, ils sont aussi source de désagréments, surtout dans un univers collectif. Perturbations, problèmes d’hygiène, bruits,… La condition essentielle pour conserver un animal domestique en institution est alors de pourvoir s’en occuper ! Par conséquent, si le résident atteint une phase de dépendance avancée, la séparation sera alors inévitable, et encore plus tragique. C’est l’une des raisons pour laquelle de nombreux établissements refusent d’accepter les animaux familiers. Certains préfèrent leurs présences ponctuelles ou extérieures. C’est le cas par exemple de la Cité Saint Joseph (Mayenne), une maison de retraite dont 70% des résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer : depuis plus de 30 ans, cette institution favorise la relation de ses résidents avec le monde animal en entretenant une mini-ferme dans son parc. Nourrir les lapins, les chèvres et les poules,… « canalise l’agressivité des résidents, les rend utile, et facilite la communication », témoigne l’un des membres du personne soignant.

Pour connaître la liste des établissements qui acceptent les animaux de compagnie, contactez Alzheimer Conseil au 0800.600.626.

Marseille, à la pointe du combat contre Alzheimer

Mercredi 24 juin 2009

C’est donc Marseille qui a été choisie pour mettre en place un programme scientifique ambitieux, concernant la recherche de médicaments contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer… Financé par la Commission européenne, le programme est confié à une équipe de chercheurs de La Timone, à Marseille. Un espoir pour les malades et leur famille.

Marseille : un laboratoire contre Alzheimer

Dépister, prévenir et traiter le plus tôt possible les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson grâce à des « médicaments personnalisés » : tel est l’objectif confié au laboratoire de la Timone à Marseille (INCM,CIC-UMPCET- Université de la Méditerranée), à l’origine d’un ambitieux projet dénommé « PharmaCOG ». Lancé officiellement le 15 juin, ce programme, retenu et financé par la Commission européenne, affiche des espoirs sans précédent pour les patients atteints de cette maladie, qui se propage à une allure folle…

Des médicaments préventifs

Le Professeur Olivier Blin est neuropsychiatre, professeur de pharmacologie et coordonnateur du volet industriel du projet PharmaCOG. Pour lui, ce programme de recherche va permettre d’accélérer la mise au point de médicaments d’un genre nouveau, à l’action préventive. En effet, les traitements actuels ne permettent que de ralentir le processus de dégénérescence, sans pouvoir l’éradiquer. Du fait, la maladie est encore plus longue… « Nous avons déjà une très grande expérience dans le développement de nouvelles molécules que nous testons sur des volontaires sains », explique Olivier Blin. « Nous introduisons des troubles de la mémoire ou cognitifs temporaires que nous corrigeons ensuite ». Tout simplement incroyable !

Des études scientifiques inédites

Les expériences, qui devraient se dérouler sur plusieurs plateformes européennes, seront d’abord effectuées sur des lémuriens, dont le vieillissement « présente des lésions cérébrales similaires à celles de l’homme ». Mais il est ensuite prévu de travailler avec « des patients et leur famille pour suivre l’effet de nouvelles molécules », précise Olivier Blin. De plus, la recherche permettra de « déterminer de nouveaux marqueurs de fragilité et de susceptibilité à la maladie », pour traiter les personnes de moins de 60 ans. A suivre…

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.