Archive pour le mot-clef ‘alzheimer’

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.

Les premières plateformes de répit pour les aidants Alzheimer

Mardi 2 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure I du Plan Alzheimer 2008-2012, un communiqué de presse du Ministère du travail et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été publié le 7 mai 2009 pour nous informer de la sélection des premières plateformes de répit destinées aux aidants familiaux en charge de patients Alzheimer.

Alzheimer : qu’est ce qu’une plateforme de répit ?
Initiées par le Plan Alzheimer, les « plateformes de répit » auront pour rôle de proposer, sur un territoire donné, une « offre diversifiée et coordonnée de répit et d’accompagnement aux aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » (mesure I). Elles devront en outre répondre aux 4 objectifs suivants : offrir du temps libre aux aidants ; les informer et les accompagner pour faire face ; favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle des personnes malades et des aidants ; améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des personnes malades.

La sélection des projets de plateformes de répit
C’est donc le 7 mai dernier, en Bourgogne, lors des Assises régionales Alzheimer, que la sélection définitive des projets de plateformes de répit a été révélée. Cette liste présente les 12 projets retenus dans le cadre de l’appel à projets lancé le 22 janvier 2009 en application du Plan Alzheimer. Voici les finalistes :  l’association A3 (Bouches du Rhône), la FEDOSAD (Côte d’or), l’association Bistrot mémoire (Ille-et-Vilaine), la ville de Nantes (Loire-Atlantique), l’APAPAD (Nord), UNA Pays du Perche (Orne), l’association Le Grand Platane (Pyrénées Orientales), la résidence départementale d’accueil et de soins de Mâcon (Saône et Loire), l’association France Alzheimer (Savoie), l’association Notre-Dame du Bon Secours (Paris), l’association gérontologique de Gâtine (Deux Sèvres), et l’hôpital privé gériatrique Les Magnolias (Essonne).

La mise en pratique des projets sélectionnés
La sélection précitée a été réalisée par un comité de pilotage professionnel,  composé de représentants d’administrations et d’organismes compétents, ainsi que de membres d’associations de familles concernées par le sujet. La qualité du dossier, le respect du cahier des charges, la configuration des plateformes et des territoires ont été les critères déterminants. La CNSA versera aux projets sélectionnés une aide financière de 100 000 euros pour la seule année d’expérimentation. Pendant celle-ci, une évaluation pratique sera effectuée. Les premiers résultats du terrain sont attendus pour avril 2010.

Deux verres de lait par jour contre Alzheimer !

Mercredi 27 mai 2009

En Angleterre, des chercheurs de la célèbre Université d’Oxford ont rendu publique une étude récente sur le lait, qui pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer ! Explications.

Alzheimer : du lait pour prévenir la maladie

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont ainsi révélé, dans le journal anglais Telegraph, que le lait pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer, simplement en buvant deux verres par jour ! Alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, aucun traitement ne permet véritablement d’enrayer la progression de cette maladie, cette étude révèle que le lait protégerait contre la perte de mémoire et donc permettrait d’éviter la maladie d’Alzheimer, si courante chez les personnes âgées…

Le lait, une source de vitamines

Dans cette étude, les chercheurs anglais affirment que le lait est l’une des meilleures sources de vitamine, qui permettrait de réduire les dommages neurologiques du cerveau de manière significative. En effet, il se trouve que les personnes âgées ont généralement un faible niveau en vitamine B12 (Cobalamine), essentielle au maintien de la gaine sui renferme la cellule nerveuse. En augmentant l’absorption de cette vitamine B12 contenue dans la viande et le lait, on contribuerait donc à ralentir le déclin cognitif. L’objectif des travaux en cours est de démontrer qu’il est possible de traiter radicalement tous les problèmes de mémoire des personnes âgées avec des suppléments vitaminiques. La phase d’essai devrait commencer, avec 170 patients de plus de 70 ans, sur une période de 2 ans.

Alzheimer : un espoir pour tous

Les chercheurs estiment qu’il est donc possible de protéger les personnes âgées contre les effets dévastateurs de la maladie d’Alzheimer, qui touche 150.000 nouveaux patients chaque année au Royaume-Uni, par l’amélioration de leur apport alimentaire en vitamine. Par exemple, le professeur David Smith de l’Université d’Oxford confirme que le lait était un véritable « sésame », face à tout ce qu’on avait vu auparavant. La consommation soutenue et régulière de lait augmenterait les chances de prévention de la maladie d’Alzheimer, ainsi que le chocolat et le vin, comme l’ont démontré de précédentes études. A noter : la consommation de lait reco

Alzheimer : à l’origine de la dénutrition ?

Lundi 25 mai 2009

En général, la faim vient nous alerter que le corps a besoin de s’alimenter. Cette réaction physique courante ne semble pourtant pas suffisante pour répondre à cet appel du corps. En effet, malgré la faim, l’élément psychologique doit aussi intervenir : preuve en est chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dont l’oubli de manger est fréquent…

Alzheimer : ne pas oublier de manger
Force est de constater que près de 40% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent des insuffisances nutritionnelles. Si l’oubli de manger peut expliquer cette dénutrition, ce facteur n’est pourtant pas le seul observé chez les personnes âgées. En effet, la difficulté à mâcher limite d’une part le choix de certains aliments (viande); plusieurs médicaments peuvent aussi avoir pour effet secondaire de modifier le goût, et donc l’appétit ; souvent, en raison de l’âge et de l’état de santé, des régimes sont suivis (anti-diabète sans sucres, sans graisses…) de sorte à limiter certains apports caloriques. Enfin, certains malades dépressifs souffrent d’anorexie…

La solution à la dénutrition : une alimentation variée
Isabelle Eustache, diététicienne et membre de l’Association française des diététiciens nutritionnistes, insiste sur le fait qu’il faut « veiller à proposer une alimentation équilibrée (ex. compenser la baisse en viande par des produits laitiers par exemple : fromage, lait, yaourts), qui doit aussi tenir compte des goûts et des habitudes de la personne ».

Comment reconnaître les signes de la dénutrition ?
Si vous êtes en charge d’une personne âgée, certains signes peuvent vous alerter quant au risque de dénutrition de celle-ci. Tout d’abord, observez les modifications du comportement alimentaire : les plats sont-ils terminés ? y-a-t-il rejet de certains aliments particuliers ? Existe-t-il un dégoût pour les plats salés et les viandes ? Une attirance pour les produits sucrés ? Enfin, observez s’il y a perte de poids (une bague qui ne tient plus au doigt, des vêtements trop grands,…). Si vous avez un soupçon, consultez un médecin nutritionniste.

Alzheimer : 3ème guide de l’aidant

Mardi 12 mai 2009

Le troisième volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant » est remis à jour aux éditions John Libbey. Son titre : « La maladie d’Alzheimer : Activités et vie sociale ». A découvrir sans plus attendre pour occuper le temps libre de votre patient…


Le maintien d’une vie sociale malgré Alzheimer

Avec Alzheimer, ce sont bien souvent les connaissances qui s’éloignent : exclusion sociale, perte d’estime de soi…et rapidement, le quotidien est perturbé et l’état du malade s’aggrave, en affectant de plus en plus sa mémoire et son humeur. Comment, dans ces conditions, rester motivé pour pratiquer des activités et garder des liens sociaux ? Deux professionnels de la maladie d’Alzheimer, Jacques Selmès, ancien président d’Alzheimer Europe, et Christian Derouesné, professeur en neurologie à l’université de Paris VI, proposent ici un guide pratique pour les familles et tous ceux qui accompagnent au quotidien une personne touchée par cette terrible maladie pour les aider à maintenir leur vie sociale.

Un guide pratique « Activités et vie sociale »

L’objectif du 3ème volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant »” est de permettre à l’aidant de mettre en place des activités adaptées au malade afin de maintenir avec succès sa vie sociale. Souvent, l’aidant doit faire face au laisser-aller, à la démotivation totale, au refus de participer, voire même à la dépression… Ce guide donne alors des conseils pratiques pour surmonter ces instants difficiles. Pour chacun des exemples concrets proposés, pour chacune des activités détaillées, le guide précise les avantages que le malade et l’aidant peuvent en tirer, le matériel nécessaire et la manière de procéder. Quelle activité choisir ? Comment et quand la proposer ? Comment la mettre en place ?

Un guide réaliste et concret

L’intérêt principal de ce guide, comme tous les autres volumes de la collection, est qu’il ne cache pas les difficultés que vous pourrez rencontrer. On y sent le vécu et l’expérience des auteurs. En effet, ils savent que tout n’est pas rose, et que, surtout, tout dépend du degré de la maladie et de l’état du malade. Il est donc important de bien connaitre les différents paramètres avant d’engager une activité avec les malades d’Alzheimer. Au sommaire de ce guide: la participation à la vie de la maison et les activités domestiques, l’utilisation du passé, l’exercice physique et les sports, la musique, la gestion des situations difficiles, les médicaments, les adresses utiles…

Alzheimer : l’INPES publie les résultats d’une enquête

Jeudi 7 mai 2009

Dans le cadre de la mesure S1 du Plan Alzheimer, l’INPES avait lancé une grande enquête nationale en 2008, dont l’objectif était de mieux connaître les perceptions et opinions des personnes malades et des aidants familiaux à l’égard de la maladie d’Alzheimer, afin d’identifier leurs besoins et leurs attentes. Les conclusions viennent d’être publiées : la maladie d’Alzheimer suscite crainte et sentiment d’impuissance…


Une enquête nationale au sujet d’Alzheimer

L’enquête de l’INPES a été menée après validation des questionnaires par un groupe d’experts composé de France Alzheimer, de la Fondation Médéric Alzheimer, de l’Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF), et de professionnels des Centres mémoire de ressources et de recherches (CMRR). Réalisée par Ipsos Santé, l’enquête s’est terminée en juillet 2009. Menée dans toute la France, auprès de plus de 2000 personnes, atteintes de la maladie d’Alzheimer ou proches aidants désireux de s’exprimer, l’enquête s’intéresse principalement au vécu de la maladie, à la prise en charge et aux effets de la maladie sur la vie de tous les jours.


Alzheimer : la 3ème maladie jugée la plus grave

Les études menées par l’INPES suite à cette enquête révèlent qu’une « majorité de Français partagent une image négative de la maladie d’Alzheimer », ce qui génère une « crainte importante et un fort sentiment d’impuissance ». Selon ces conclusions, la maladie d’Alzheimer est la « troisième maladie jugée la plus grave » par les personnes interrogées, après le cancer et le sida, ainsi que la troisième « maladie la plus crainte » après le cancer et les accidents de circulation.

Alzheimer : le sentiment d’impuissance

Enfin, l’étude de l’INPES conclut que 64% des adultes déclarent « qu’on ne peut rien faire pour guérir une personne atteinte », ce qui révèle un pessimisme généralisé, tant chez les professionnels que chez les personnes concernées. Cependant, en dépit de la crainte que suscite la maladie, et dans 91% des cas, ces personnes souhaiteraient connaître le diagnostic si des signes précurseurs étaient découverts (troubles de la mémoire à court terme)…

A Rouen, le service « Parenthèse » vous remplace !

Samedi 2 mai 2009


Si vous êtes en charge d’une personne dépendante à domicile, et que vous avez besoin de faire une pause pour souffler un peu, le service « Parenthèse » de Rouen vous en offre la possibilité. Explications.


Dépendance et répit

Se retrouver « aidant familial », sans formation spécifique pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, n’est pas de tout repos. Surtout à domicile. Quand le plus clair de son temps est consacré au malade. Cette mission d’accompagnement est éprouvante tant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi des « solutions de répit » se mettent en place un peu partout en France, grâce à la volonté d’associations de familles. C’est le cas dans la région de Rouen, où le service Parenthèse propose à l’aidant de souffler un peu.
Le service Parenthèse de Rouen

Dans la région de Rouen, « Parenthèse » est un service à domicile qui fonctionne depuis 2008, grâce à l’initiative de l’EHPAD Les Aubépins. Son objectif est de permettre à l’aidant familial de s’absenter quelques jours. Cette idée, inspirée directement du concept de « balluchonnage » du Québec, est donc une solution de répit pour les aidants saturés. Le secret : passer le relais à une équipe de professionnels formés spécialement pour s’occuper des personnes âgées. La fille d’un patient souffrant d’Alzheimer témoigne : « Quand j’ai besoin de répit, je m’adresse à Parenthèse à domicile. Ce n’est pas cher et j’ai l’esprit tranquille »…
Parenthèse en pratique

Le transfert entre l’aidant familial et l’association se fait grâce à un cahier où est inscrit le fil de la journée, les habitudes de vie du patient et toute autre remarque pertinente… pour que la personne âgée garde ses repères, dans son environnement connu.  Quant au coût du service, le dispositif bénéficie d’une aide financière de la caisse régionale d’assurance-maladie et du conseil général de Seine-Maritime, ne laissant à charge de la famille que le paiement de 1,25 euros de l’heure (soit 30 euros par jour)…

Pour tout renseignement, s’adresser à l’EHPAD les Aubépins
41, Place Jean Jaurés (Maromme) - Tel : 02 35 74 02 78
E-mail : aubepins@fr.oleane.com

L’imagerie pour mieux connaître l’origine d’Alzheimer

Lundi 27 avril 2009

Dans le cadre la Semaine nationale du Cerveau qui s’est déroulée le mois dernier, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) a dressé un bilan des recherches qu’il mène actuellement sur les différentes maladies du cerveau, et des équipements de pointe qu’il utilise dans ce but. L’imagerie semble être aujourd’hui la meilleure technique pour mieux connaître ces pathologies.
Mieux connaître les maladies du cerveau

Les avancées technologiques constatées dans les domaines de l’imagerie du cerveau et des nanotechnologies permettraient aujourd’hui de mieux comprendre les origines des maladies du système nerveux, comme la schizophrénie, l’autisme, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer… Une méthode d’imagerie comme la magnétoencéphalographie (MEG), permet par exemple de suivre l’activité du cerveau lors de la lecture de mots ou d’une crise d’épilepsie.

L’exemple de l’autisme

Pour l’autisme, cette maladie qui touche un enfant sur 150 en France, l’imagerie aurait permis de “comprendre ce qui ne va pas”, comme le précise la psychiatre Monica Zilbovicius, directrice de recherche à l’Inserm. Après avoir pratiqué sur des enfants autistes une imagerie nucléaire en 3D, les chercheurs ont pu constater des anomalies dans le lobe temporal, ce qui expliquerait le déficit de la perception des stimuli sociaux. L’autisme n’est donc pas, comme on l’a longtemps considéré, une maladie psychologique, mais bien une anomalie physique.

La création de centres d’essais cliniques

Afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies cérébrales et donc mieux identifier les zones à traiter, la création d’un centre d’essais sur animaux, le MIRCEN, est prévue avant l’été dans les locaux du CEA à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Le MIRCEN disposera d’un système d’IRM d’une puissance de 7 teslas (unité de champ magnétique) contre 1 tesla pour les IRM des hôpitaux. Des essais cliniques ont déjà été engagés et les résultats sont attendus pour l’année prochaine. Enfin, en 2011, s’ouvrira à Grenoble le centre Clinatec, destiné aux nanotechnologies pour la santé. D’après le Pr Alim-Louis Benabid de l’académie des sciences, « ce sera le seul centre de ce type sur la planète” !

Alzheimer et la réforme des tutelles

Jeudi 16 avril 2009

La réforme des Tutelles adoptée par la Loi du 5 mars 2007, et entrée en vigueur au 1er janvier 2009, témoigne d’une volonté des pouvoirs publics de mieux respecter les droits de la personne vulnérable, en lui laissant les possibilités que son état peut permettre. Qu’en est-il d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Le mandat de protection future

Au début de la maladie, les patients Alzheimer n’ont que quelques oublis, quelques passages à blancs… Seulement voilà, tout s’accélère et le patient encore conscient, ainsi que ses proches, ont besoin d’être rassurés quant à la protection de sa personne et de ses intérêts. Un jour, le patient aura besoin d’être aidé, assisté dans ses actes de la vie courante, voire dans la gestion de ses affaires patrimoniales. S’il y a encore quelques mois, les biens auraient été gérés par un magistrat, il se trouve qu’aujourd’hui, la réforme des tutelles donne la possibilité à toute personne de désigner celle qui sera en charge de ses intérêts, et donc de prévoir sa « protection future » via un mandat. Autrement dit, une avancée capitale…

Une réforme en réponse au vieillissement de la population

La réforme des Tutelles était pourtant attendue depuis longtemps sur le terrain des praticiens. En effet, les textes n’avaient pas été modifiés depuis une loi de 1968, plus du tout en phase avec la réalité démographique. Aujourd’hui, ce sont plus de 700 000 Français qui sont concernés par des mesures de protection, que ce soit la sauvegarde de justice, la curatelle ou la tutelle (soit 1 % de la population), pour diverses raisons d’incapacité. Selon les statistiques, il s’agira bientôt d’un million de personnes (2012). Avec une maladie d’Alzheimer se développant à grands pas, et le vieillissement de la population tant annoncé, il devenait urgent de modifier le système…

Un soulagement pour les Juges des tutelles
Prenons l’exemple des Alpes-Maritimes : dans ce département, près de 14 000 personnes sont mises sous protection juridique, soit 1,3 % de sa population ! En charge des dossiers : une dizaine de Juges des tutelles seulement ! En effet, les effectifs judiciaires n’ont pas augmenté en même temps que la population concernée depuis plusieurs années. Conséquences : longueur des délais de traitement des dossiers, difficultés de contrôle des mesures, et donc abus de vulnérabilité, escroqueries, etc… Avec la réforme des tutelles, le législateur remet un peu d’ordre en favorisant les mesures contractuelles, comme le mandat de protection future, pour alléger les tribunaux. D’autre part, il prévoit un encadrement strict des gérants de tutelle pour limiter les abus. A suivre…