Archive pour le mot-clef ‘alzheimer’

Alzheimer : la maladie du point de vue des familles

Lundi 23 février 2009

Le documentaire « Ta mémoire, mon Amour ! » vient de sortir en DVD. A travers plusieurs témoignages touchants, la maladie d’Alzheimer est abordée du point de vue du couple et de la famille. Intelligemment commenté par des professionnels, toute personne concernée se sentira épaulée dans cette épreuve…

Alzheimer : un documentaire réaliste…

« Ta mémoire, mon amour ! » est un documentaire réalisé en 2007 par Jacques Meaudre et Catherine Harnois, deux professionnels de la maladie d’Alzheimer. L’œuvre finale a été produite par l’association Aiguemarine C. Le sujet de ce documentaire aborde le quotidien des malades, et la souffrance de leur famille. En effet, comment vivre quand votre mari ne vous reconnait plus et perd tous ses repères, acquis à force de plusieurs dizaines d’années de mariage ? comme si rien n’avait existé, comme si nous étions des inconnus l’un pour l’autre… D’autant plus que la maladie est souvent cachée par le malade lui-même, qui se rend compte des déficiences du début.

Un documentaire rythmé par les témoignages de proches

Tout au long du documentaire, la souffrance de l’entourage de malades Alzheimer se dessine. Plus que celle du malade qui, finalement, ne se rend compte de rien. La honte de devoir laver sa mère, le rôle de gendarme du conjoint, l’exigence de la maladie qui demande du dévouement jusqu’à l’épuisement… Puis l’indicible est dit : on aurait presque préféré que le malade meure, puisque ce n’est plus lui. “Il faut du temps pour apprendre que la personne est encore la même personne”, explique Sylvain Siboni, psychologue, lors d’une intervention dans le reportage.

Des analyses et des conseils de professionnels

En plus des témoignages, le DVD propose aussi des commentaires, des analyses et des conseils de psychologues. Ce documentaire peut donc aider les familles pour maintenir la relation. Par exemple, toujours dire « je t’aime comme tu es » et en prendre conscience est important. Les malades d’Alzheimer ont en effet besoin d’amour, d’être entourés pour être rassurés. Il est aussi primordial de s’informer sur la maladie pour ne pas être désarmé. Contactez par exemple une association comme l’antenne locale de France Alzheimer. Vous y trouverez des espaces d’information, d’orientation et surtout d’écoute et de partage. Car, malheureusement, la maladie peut durer de longues années…

« Ta mémoire, mon amour ! » : documentaire (2007) de Jacques Meaudre et Catherine Harnois – production Aiguemarine C.

Alzheimer : les Centres d’accueil de jour à Paris

Vendredi 20 février 2009

Les Centres d’accueil de jour permettent d’accueillir, pour une période allant d’une demi-journée à plusieurs jours par semaine, des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et vivant à domicile. Ce dispositif a été renforcé et développer par le nouveau Plan Alzheimer 2008-2012.

Des accueils ponctuels pour les malades d’Alzheimer

La vie trépidante des parisiens ne permet pas toujours aux proches de se consacrer entièrement à l’assistance de leurs aînés touchés par la maladie à différents niveaux. Pour souffler un peu, et leur procurer quelques journées de répit, ces centres d’accueil ponctuels proposent aux malades des activités thérapeutiques adaptées qui les sortent de leur quotidien.

La possibilité de prise en charge financière

La prise en charge financière de l’accueil de jour peut faire partie du plan d’aide proposé dans le cadre de l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie à domicile (A.P.A.). Mais afin de permettre à tous d’en bénéficier, la Mairie de Paris a mis en place un système de tarifs progressifs en fonction des revenus. Prenez contact directement avec le Centre pour plus de renseignements sur les tarifs pratiqués.

Les adresses des centres d’accueil des malades Alzheimer à Paris :

- Accueil de jour « Mémoire Plus »

127, rue Falguière - 75015 Paris

Tél. : 01 43 06 43 12

- Accueil de jour « L’étimoë »

27, rue de Fontarabie - 75020 Paris

Tél. : 01.43.73.31.76

- Accueil de jour « Les Balkans »

1, allée Alquier Debrousse - 75020 Paris

Tél. : 01.43.67.62.37

- Accueil de jour « Edith KREMSDORF »

16, rue du Pont aux choux - 75003 Paris

Tél. : 01 44 59 92 22

- Accueil de jour DELTA 7

5, rue Tristan Tzara - 75018 PARIS

Tél. : 01.46.07.42.22

- Accueil de jour VILLA RUBENS

9/11, rue de la Santé - 75013 PARIS

Tél. : 01.55.43.19.19

- Accueil de jour des « Francs Bourgeois »

29 bis, rue des francs bourgeois - 75004 PARIS

Tél. : 01.44.54.30.90

- Accueil de jour « Notre-Dame de Bon Secours »

68, rue des Plantes - 75014 Paris - Porte D16

Tél. : 01.40.52.42.66

- Accueil de jour ”Joseph Weil”

30 bis rue Santerre  - 75012 Paris

Tél. : 01 55 78 29 70.

Alzheimer : les consultations mémoire

Afin de bénéficier des services proposés par les Centres d’accueil de jour à Paris, il est indispensable d’établir, auprès d’une « Consultation Mémoire », un diagnostic établissant la réalité des troubles neuro-dégénératifs.

Le bilan complet, effectué à partir de tests de mémoire, est réalisé avec le patient, afin de proposer un traitement ou un accompagnement personnalisé en fonction du diagnostic.

Plus que ca, un véritable suivi est organisé par le médecin traitant et les professionnels de l’aide et du soin à domicile. Un soutien psychologique, individuel ou en groupe, de la personne malade et de son aidant principal est parfois proposé.

Les consultations mémoire Alzheimer à Paris

Réseau mémoire ALOIS

83, rue de la Convention 75015 Paris

Tél. : 01 48 87 87 85

Hôpital des Invalides

6, bd des Invalides – Paris 7

Tél. : 01 40 63 22 43

Hôpital Fernand-Widal

200, rue du Faubourg-Saint-Denis – Paris 10

Tél. : 01 40 05 41 92

Centre médicosocial de l’OSÉ

Hôpital Rothschild

33, boulevard de Picpus – Paris 12

Tél. : 01 40 19 30 31

Hôpital de la Pitié Salpétrière - Centre de neuropsychologie

47, boulevard de l’Hôpital – Paris 13

Tél. : 01 42 16 19 59 et 01 42 16 17 77

Hôpital Broca

54-56 rue Pascal – Paris 13

Tél. : 01 44 08 35 03

Société Parisienne d’aide à la santé mentale

49 rue Bobillot – Paris 13

Tél. : 01 45 88 88 14

Hôpital Notre Dame de Bon Secours

66-68 rue des Plantes – Paris 14

Tél. : 01 40 52 46 68

Hôpital Paris Saint-Joseph

185, rue Raymond-Losserand – Paris 14

Tél. : 01 44 12 33 88

Hôpital européen Georges Pompidou

20, rue Leblanc – Paris 15

Tél. : 01 56 09 33 13

Hôpital Vaugirard-Gabriel Pallez

10, rue Vaugelas – Paris 15

Tél. : 01 40 05 41 92

Centre d’évaluation gérontologique

7, rue de l’Yvette – Paris 16

Tél. : 01 42 88 89 54

Hôpital Sainte-Périne - Chardon Lagache

49, rue Mirabeau – Paris 16

Tél. : 01 44 96 32 17

Hôpital Bichat

46, rue Henri-Huchard – Paris 18

Tél. : 01 40 25 70 89

Hôpital Bretonneau

23, rue Joseph-de-Maistre – Paris 18

Tél. : 01 53 11 17 00

« Allo Alzheimer » à Marseille, Tel : 0811 740 700

Mercredi 18 février 2009

Depuis 2006, une antenne d’assistance et de soutien est à l’écoute des personnes concernées par la maladie d’Alzheimer, tous les soirs à Marseille.
« Allo Alzheimer » est une initiative soutenue par la Direction de l’Action Sociale de Marseille, en partenariat avec l’Institut de la Maladie d’Alzheimer et SOS Amitié.
A l’heure actuelle, la mise en place de cette antenne dédiée uniquement à Alzheimer est une première en France. Son objectif est de soutenir et d’informer l’entourage des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, en répondant à toutes leurs questions.
L’antenne fonctionne tous les jours de 20h à 22h grâce à une équipe de bénévoles spécialement formés. Si vous êtes intéressé, « Allo Alzheimer » Marseille recherche de nouveaux bénévoles. La formation est assurée par le Service Action Sociale (04 91 16 14 26).

Alzheimer : Marseille se mobilise

La Ville de Marseille a mis en place, en partenariat avec le Centre Communal d’Action Social (CCAS), plusieurs services destinés à venir en aide aux personnes âgées, handicapées ou non, dans leur quotidien. Ces aides concernent aussi tous les malades d’Alzheimer, touchés par la dépendance…

Alzheimer : le fléau du sud de la France

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer touche plus de 50 000 personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et près de 20 000 personnes pour le seul Département des Bouches du Rhône. D’après les projections démographiques, un doublement de cette population est à prévoir d’ici 2020. Marseille, la plus grande ville de la Côte d’Azur, se mobilise pour venir en aide à toutes ces personnes contraintes à la dépendance.

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1. Allo Mairie Accompagnement Aînés
Un seul numéro d’appel: 0 810 813 813, joignable du lundi au samedi de 7h à 20h pour réserver un accompagnement. Besoin de faire une course, d’aller à la banque ? Un bénévole vous accompagne pour plus de sécurité. Ce service gratuit rompt l’isolement des aînés domiciliés à Marseille. Il les aide à sortir de leur logement pour retrouver des relations de quartier, tout en s’intégrant dans la ville en toute sécurité.
2. Les centres d’accueil de jour

Marseille dispose de trois centres d’accueil de jour (CAJ), qui fonctionnent comme de véritables relais pour les proches aidants les malades d’Alzheimer. Le temps d’une journée, ces centres assurent aux personnes âgées le transport, la restauration et des animations appropriées en petits groupes : activités manuelles, entretien à la mémoire…
Centres d’accueil de jour Saint-Tronc
273, Boulevard Paul Claudel 10è
Tél : 04 91 75 01 64

Centres d’accueil de jour Saint-Cyr
83, Chemin De la Valbarelle 10è
Tél : 04 91 35 30 88

Centres d’accueil de jour Vento-Maï
24, Rue Albert Marquet 13è
Tél : 04 91 98 30 61 .

3. Les Espaces Services Aînés
Au nombre de neuf , dont un à l’Hôpital de la Conception de Marseille, ces Espaces Services Aînés (ESA) proposent une aide de proximité, dispensée par une équipe pluridisciplinaire. Selon les besoins déterminés avec les familles, l’équipe les mettra en relation avec les services prestataires du CCAS, accompagnera la famille dans les différentes démarches administratives, la guidera et la conseillera… Renseignez-vous auprès de la mairie.
4. La restauration à domicile
Quel que soit l’âge, les personnes retraitées ou handicapées, en perte d’autonomie ou atteintes d’Alzheimer, peuvent disposer d’un repas complet, équilibré et varié, et en plus, adapté à leurs besoins (repas allégé, sans sucre ni sel…et même un menu haché !). Le prix est de 6,70 euros par repas.
Renseignements : 04 91 29 43 50
5. Des Soins à domicile
Ce service mis en place par la ville de Marseille concerne toute personne âgée dépendante, souffrant d’Alzheimer ou non. Il effectuera par exemple les démarches nécessaires à la prise en charge des soins à domicile auprès de l’organisme d’assurance maladie. Une équipe d’infirmières et d’auxiliaires de soins veillera à l’hygiène corporelle (aide à la toilette, préventions d’escarres, pédicure…) tout en procurant des soins infirmiers (injections pansements…). Renseignements : 04 91 18 42 45

Alzheimer : les signes précurseurs de la démence

Lundi 16 février 2009

Quand commence la maladie d’Alzheimer ? A l’heure d’aujourd’hui, les diagnostics définitifs arrivent souvent trop tard, quand la maladie est déjà bien avancée. Les chercheurs ont donc tenté d’identifier certains signes précurseurs, pour permettre de « prévenir avant de guérir ». Parmi ces signes, les troubles de la mémoire peuvent annoncer un déclin vers la démence. La difficulté d’un diagnostic précis de la maladie d’Alzheimer
Les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson, sont actuellement très difficiles à diagnostiquer avec certitude à un stade peu avancé. Pour la simple et bonne raison que les médecins ne disposent pas actuellement d’informations claires sur les symptômes annonciateurs de ces maladies. Les recherches scientifiques actuelles sont donc tournées vers cet objectif : essayer d’établir une liste de signes avant-coureurs, ce qui permettrait d’envisager des méthodes de dépistage plus précoce de ces maladies.

Premiers symptômes d’Alzheimer: les difficultés à se souvenir
Une étude récente menée par la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, a établi qu’un léger déclin des facultés cognitives précédait l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ce symptôme, deux fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, a été observé sur 1600 Américains de 70 à 89 ans ! La moitié de ces personnes développera la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence… Ces légers troubles de la mémoire sont de simples difficultés à se souvenir (où ai-je garé la voiture ? quel est le code de la porte ?) qui se manifestent un peu plus chaque jour, jusqu’à une altération complète des fonctions cognitives.

Bientôt des traitements efficaces ?
D’après les conclusions de cette étude, la recherche pourrait donc être orientée sur le traitement de ces troubles légers de la mémoire qui interviennent avant le développement de la maladie elle-même. Même si les chercheurs font état d’un spray nasal capable d’améliorer les capacités mémorielles, en diffusant une molécule (AL-108) sensée agir directement sur les neurones, ce produit doit encore faire l’objet de nombreux tests avant d’arriver sur le marché. En Amérique, près de 5 millions de personnes sont diagnostiquées Alzheimer…sans compter les personnes en phase “pré-démentielle”, qu’aucune étude n’est en mesure d’estimer. Un traitement efficace devient donc urgent…

France 2 : un téléfilm sur Alzheimer

Vendredi 13 février 2009

Le 16 février prochain, le réalisateur Thomas Bourguignon débutera le tournage d’un téléfilm d’1 heure pour France 2. « J’ai oublié de te dire » fera partie de la collection Identités, diffusée par la chaîne depuis le début de l’année.

Le téléfilm « J’ai oublié de te dire » promet d’être fort en sentiments. Il raconte l’histoire d’ Éric (interprété par Michel Vuillermoz), un homme atteint de la maladie d’Alzheimer à 48 ans. Se sachant condamné à perdre la tête, Eric préfère cacher son histoire d’amour avec la douce Clotilde Coureau à son entourage. Un amour caché, voué à l’oubli…mais qu’il aura connu pour la dernière fois.

Après quelques apparitions hésitantes au cinéma, le thème de la maladie d’Alzheimer se découvre à la télévision. Malgré la progression de la maladie, le nombre de familles concernées, et les efforts du gouvernement pour informer sur ce nouveau fléau, le sujet reste encore tabou. Preuve en est ce téléfilm, qui sera diffusé en seconde partie de soirée.

Video : Une famille et la maladie d’Alzheimer

Jeudi 12 février 2009

Le récit de la vie d’une femme dont le père est atteint depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer



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Alzheimer : le cerveau dépérirait faute d’une protéine essentielle

Lundi 9 février 2009

Dans la droite ligne des recherches sur les causes de la maladie d’Alzheimer, une nouvelle piste vient d’être confirmée par des chercheurs de l’Université de Chicago.

Alzheimer : le rôle essentiel de la protéine Elf2 alpha
L’afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une des principales causes de la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions des recherches scientifiques menées par une équipe conduite par Robert  Vassar, à l’Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago. Ainsi, a contrario, une amélioration du flux sanguin irrigant le cerveau permettrait de prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer. Pour Robert Vassar, la privation de sang dans le  cerveau, violente en cas d’accidents vasculaires cérébraux, et régulière dans le cas de la maladie d’Alzheimer, pourrait avoir la même conséquence : la dégradation du cerveau.

La relation avec la protéine « Elf2 alpha »
Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc quand il manque de glucose, se produit une altération d’une protéine essentielle du cerveau, la protéine “Elf2 alpha”. Le manque d’efficacité de cette protéine entraîne la production de l’enzyme BACE1, à l’origine de la création des plaques de protéines appelées « bêta amyloïdes » qui se forment en dehors  des neurones. Ces plaques empêchent les neurones d’envoyer des messages. Elles sont d’ailleurs la caractéristique de la maladie d’Alzheimer, maladie causée par la mort progressive des neurones.

Une nouvelle approche thérapeutique de la maladie
« Augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être  une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie  d’Alzheimer”, a fait valoir Robert Vassar. Ainsi, faire de  l’exercice, réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et surveiller l’hypertension permettraient de prévenir efficacement l’apparition de la maladie d’Alzheimer ! Pour les personnes déjà souffrantes, ce médecin-chercheur propose l’utilisation de « vasodilatateurs » pour fournir de l’oxygène et du glucose au cerveau. L’étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.

Alzheimer : attention aux troubles du sommeil.

Vendredi 6 février 2009

Alzheimer conseil

Alzheimer conseil

Selon des recherches scientifiques menées au Canada, les troubles du sommeil paradoxal constitueraient un symptôme annonciateur des maladies neuro-dégénératives. Un nouvel indice pour le dépistage précoce des maladies comme Alzheimer ou Parkinson…

Le lien entre troubles du sommeil et maladie d’Alzheimer
L’étude a été réalisée pendant 5 ans par des médecins de l’Université McGill (CUSM), au Québec. Sur 93 personnes, l’étude montre que 52.4% des patients souffrants de trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) développent une maladie neurodégénérative dans les douze années suivants leur diagnostic initial ! De même, l’étude prouve que ces mêmes patients ont 17.7% de probabilités de développer une telle maladie dans les 5 ans, et 40.6% après 10 ans. Le Dr Postuma, neurologue au CUSM conclut : « Ces résultats établissent clairement un lien, et indiquent que ces troubles du sommeil pourraient être un symptôme prédictif des maladies neurodégénératives ».

Quels sont les troubles du sommeil pris en compte par l’étude ?

Le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) fait partie des parasomnies, comme les cauchemars ou les paralysies du sommeil. Il se produit durant la phase des rêves et se caractérise par des mouvements brusques, un état d’agitation ou des cris nocturnes. Ce trouble est relativement peu fréquent, car il est principalement observé chez les hommes après la cinquantaine. Il ne s’agit donc pas de simples insomnies.

Un indice à prendre en compte impérativement
Devant l’évidence des conclusions de l’étude, les médecins-chercheurs avertissent : « Ces patients doivent être suivis médicalement avec beaucoup d’attention : leur observation peut définir des symptômes avant-coureurs de maladies telles que Parkinson, mais aussi Alzheimer ». Ces maladies étant encore difficiles à diagnostiquer à un stade très avancé, des données sur les symptômes annonciateurs seraient une aide précieuse dans la pratique. A noter que les médicaments qui soignent les troubles du sommeil paradoxal ne ralentissent pas les maladies neuro-dégénératives.

A comme Alzheimer et Alcool

Lundi 2 février 2009

Alzheimer

Alzheimer

Boire modérément pourrait réduire les risques de maladies neurodégénératives, et notamment la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions d’une étude menée par l’Université de Chicago. Explications.

Un peu d’alcool pour combattre Alzheimer

Les recherches dirigées par le Dr. Michale Collins, chercheur à l’Université de Chicago, viennent d’être publiées dans la revue « Alcoholism : Clinical and Experimental Research ». Selon ses conclusions, la consommation d’alcool est « comme une épée à double tranchant. Son excès est néfaste, mais de petites doses peuvent être bénéfiques ». Les travaux se basent sur l’analyse de 44 études internationales, datées de 1990 à nos jours.

Des conclusions surprenantes

A l’heure où l’on ne sait plus quoi conseiller ou déconseiller de manger pour réduire l’avancée de la maladie, il ressort de cette étude que la consommation modérée de bière, de vin ou de liqueurs réduit le risque de démence par rapport à des témoins non-buveurs. Comme le dirait nos aînés, un petit verre de vin n’a jamais fait de mal à personne… Bien sûr, tout dépend de la dose d’alcool absorbée chaque jour, et du degré d’alcool de la boisson. L’absorption régulière de doses élevées (dépassant le verre par jour) peut provoquer, à l’inverse, de sérieux troubles de mémoire et des pertes des fonctions cognitives.

La relation de cause à effet Alcool-Alzheimer

La véritable question scientifique est la suivante : comment l’alcool à faible dose pourrait-il préserver de la dégénérescence neurologique ? D’après le neurologue Edward Neafsey, « les cellules du cerveau en présence d’alcool entreraient dans un état de stress qui, paradoxalement, serait plus efficace pour lutter contre les symptômes cellulaires à l’origine des maladies neurodégénératives ». Ainsi, l’alcool provoquerait une réaction chimique de défense. N’oublions pas qu’une bonne hygiène de vie, de l’exercice régulier, une alimentation variée et équilibrée sont tout aussi efficaces pour garder la forme, et toute sa tête !

Alzheimer : l’importance d’être bien entouré !

Jeudi 29 janvier 2009

Alzheimer Conseil

La maladie d’Alzheimer, véritable fléau, touche aussi cruellement les proches, ces « aidants familiaux », qui s’occupent au quotidien du malade souvent conjoint ou parent. France Alzheimer insiste sur la nécessité impérative de soutenir les “aidants”, constat pris en compte par le nouveau Plan Alzheimer 2008/2012.

Alzheimer : qui sont les aidants ?

France Alzheimer souligne qu’il n’existe pas un “aidant type”. Conjoints, enfants, frères et soeurs, proches, et parfois voisins… les aidants vivent la maladie au jour le jour, à côté des malades, sans être de véritables professionnels des soins. Leur réaction face à la maladie diffère évidemment en fonction des liens affectifs entretenus avec le malade. Pour le conjoint, la maladie est « injuste » et très mal acceptée. Pour les enfants, c’est toute l’image du papa ou de la maman qui s’efface… Bien avant le diagnostic définitif (en moyenne 2 ans), les aidants sont désignés naturellement, dès les premiers symptômes.

La souffrance des aidants

La grande majorité des malades d’Alzheimer (près de 70 %) vivent chez eux ou chez un membre de la famille. Les aidants sont donc ces personnes qui assistent directement le malade, parfois 24h sur 24h, en assumant un énorme poids moral et financier. Souvent, elles croient pouvoir affronter la maladie seules…mais la détresse et l’isolement progressent irrémédiablement avec l’avancée de la maladie. Une des conséquences majeures de la maladie d’Alzheimer est la perturbation de la vie quotidienne des aidants, une souffrance psychologique et même une dégradation de leur état de santé. Ce qui pousse France Alzheimer à souligner que le soutien moral des aidants est aussi important que la prise en charge des malades !

Des lieux d’information et de soutien aux aidants

Aider ces accompagnateurs quotidiens à mieux comprendre le comportement parfois agressif du malade, à savoir réagir face aux situations critiques et ne pas hésiter à les aiguiller vers des organisations d’aide à domicile (aide paramédicale, etc.) sont quelques unes des actions de l’association France Alzheimer. Outre l’information et la formation des aidants, la mise en place « d’hébergements temporaires » et « d’accueil de jour » permet aussi de décharger un temps les aidants. Par ailleurs, des initiatives permettant de les libérer un instant de leur solitude fleurissent ça et là : conseils, réunions, soutien psychologique, groupe de paroles, lieux ouverts le week-end, etc. Pour simplement éviter que le sacrifice devienne un projet de vie…

Au niveau national

Les orientations du nouveau plan Alzheimer prennent en compte, entre autres, le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie, ainsi qu’une meilleure prise en charge des aidants en les impliquant dans toutes les dimensions de la maladie. Les premières mesures du Plan (mesures 2 et 3) visent par exemple à proposer une formation de 2 jours par an à chacun des aidants, ainsi qu’une consultation médicale spécialisée pour ceux qui le souhaitent…