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Alzheimer : 3ème guide de l’aidant

Mardi 12 mai 2009

Le troisième volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant » est remis à jour aux éditions John Libbey. Son titre : « La maladie d’Alzheimer : Activités et vie sociale ». A découvrir sans plus attendre pour occuper le temps libre de votre patient…


Le maintien d’une vie sociale malgré Alzheimer

Avec Alzheimer, ce sont bien souvent les connaissances qui s’éloignent : exclusion sociale, perte d’estime de soi…et rapidement, le quotidien est perturbé et l’état du malade s’aggrave, en affectant de plus en plus sa mémoire et son humeur. Comment, dans ces conditions, rester motivé pour pratiquer des activités et garder des liens sociaux ? Deux professionnels de la maladie d’Alzheimer, Jacques Selmès, ancien président d’Alzheimer Europe, et Christian Derouesné, professeur en neurologie à l’université de Paris VI, proposent ici un guide pratique pour les familles et tous ceux qui accompagnent au quotidien une personne touchée par cette terrible maladie pour les aider à maintenir leur vie sociale.

Un guide pratique « Activités et vie sociale »

L’objectif du 3ème volume de la collection « Guides pratiques de l’aidant »” est de permettre à l’aidant de mettre en place des activités adaptées au malade afin de maintenir avec succès sa vie sociale. Souvent, l’aidant doit faire face au laisser-aller, à la démotivation totale, au refus de participer, voire même à la dépression… Ce guide donne alors des conseils pratiques pour surmonter ces instants difficiles. Pour chacun des exemples concrets proposés, pour chacune des activités détaillées, le guide précise les avantages que le malade et l’aidant peuvent en tirer, le matériel nécessaire et la manière de procéder. Quelle activité choisir ? Comment et quand la proposer ? Comment la mettre en place ?

Un guide réaliste et concret

L’intérêt principal de ce guide, comme tous les autres volumes de la collection, est qu’il ne cache pas les difficultés que vous pourrez rencontrer. On y sent le vécu et l’expérience des auteurs. En effet, ils savent que tout n’est pas rose, et que, surtout, tout dépend du degré de la maladie et de l’état du malade. Il est donc important de bien connaitre les différents paramètres avant d’engager une activité avec les malades d’Alzheimer. Au sommaire de ce guide: la participation à la vie de la maison et les activités domestiques, l’utilisation du passé, l’exercice physique et les sports, la musique, la gestion des situations difficiles, les médicaments, les adresses utiles…

A Rouen, le service « Parenthèse » vous remplace !

Samedi 2 mai 2009


Si vous êtes en charge d’une personne dépendante à domicile, et que vous avez besoin de faire une pause pour souffler un peu, le service « Parenthèse » de Rouen vous en offre la possibilité. Explications.


Dépendance et répit

Se retrouver « aidant familial », sans formation spécifique pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, n’est pas de tout repos. Surtout à domicile. Quand le plus clair de son temps est consacré au malade. Cette mission d’accompagnement est éprouvante tant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi des « solutions de répit » se mettent en place un peu partout en France, grâce à la volonté d’associations de familles. C’est le cas dans la région de Rouen, où le service Parenthèse propose à l’aidant de souffler un peu.
Le service Parenthèse de Rouen

Dans la région de Rouen, « Parenthèse » est un service à domicile qui fonctionne depuis 2008, grâce à l’initiative de l’EHPAD Les Aubépins. Son objectif est de permettre à l’aidant familial de s’absenter quelques jours. Cette idée, inspirée directement du concept de « balluchonnage » du Québec, est donc une solution de répit pour les aidants saturés. Le secret : passer le relais à une équipe de professionnels formés spécialement pour s’occuper des personnes âgées. La fille d’un patient souffrant d’Alzheimer témoigne : « Quand j’ai besoin de répit, je m’adresse à Parenthèse à domicile. Ce n’est pas cher et j’ai l’esprit tranquille »…
Parenthèse en pratique

Le transfert entre l’aidant familial et l’association se fait grâce à un cahier où est inscrit le fil de la journée, les habitudes de vie du patient et toute autre remarque pertinente… pour que la personne âgée garde ses repères, dans son environnement connu.  Quant au coût du service, le dispositif bénéficie d’une aide financière de la caisse régionale d’assurance-maladie et du conseil général de Seine-Maritime, ne laissant à charge de la famille que le paiement de 1,25 euros de l’heure (soit 30 euros par jour)…

Pour tout renseignement, s’adresser à l’EHPAD les Aubépins
41, Place Jean Jaurés (Maromme) - Tel : 02 35 74 02 78
E-mail : aubepins@fr.oleane.com

Alzheimer : les places d’hébergement spécifique en progression

Jeudi 5 mars 2009

Selon une récente étude que la fondation Médéric Alzheimer, le nombre de places d’hébergement dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et recensées en 2008 atteint + 13 % par rapport à 2006.

Alzheimer : une progression des places d’hébergement spécifique

L’étude de la Fondation Médéric Alzheimer est basée sur le nombre de places d’hébergement disponible pour les patients Alzheimer dans des unités spécifiques (1533 établissements) ou des établissements entièrement dédiés à ces malades (145 établissements). En 2 ans, il se trouve que ce nombre a progressé de 13%, allant de 30.330 à 34.260 places spécifiques en France. Mais, malgré la progression de cette offre de places spécifiques, elle ne représente « qu’une faible part des 682.000 places d’hébergement pour personnes âgées en France », regrette la fondation.

Le Plan Alzheimer 2008-2012 : bien insuffisant

Le nouveau plan Alzheimer lancé en 2008 par le gouvernement français prévoit de « généraliser la création d’unités spécifiques ». L’objectif est d’atteindre « 30000 places en EHPAD, adaptées à la gravité des troubles du comportement », soit « 12 000 places à créer » et « 18 000 places à renforcer ». Ce qui semble bien insuffisant au regard de l’avancée de la maladie. La famille des malades se tourne alors vers le secteur privé, au grand dam du secteur public. En effet, parmi les 145 établissements entièrement dédiés à l’accueil de malades Alzheimer, seuls 14% dépendent du secteur public contre 42% pour le privé commercial, et 44% pour le privé non lucratif.

Alzheimer : la nécessité d’une formation spécifique

D’autre part, d’après les conclusions de cette même étude, les établissements disposant d’une unité spécifique ont un personnel spécialement formé à la prise en charge des patients atteints d’Alzheimer. 24% d’entre eux ont fait suivre cette formation à l’ensemble de leur personnel. Quant aux établissements spécifiques Alzheimer, 63% d’entre eux ont choisi de former leur personnel. Devant la nécessité d’une formation spécifique concernant la maladie d’Alzheimer, le Plan Alzheimer prévoit une formation des infirmiers et des assistantes sociales, qui deviendront des « coordinateurs de soins ». Dans cette vague de formation, Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, a déclaré préparer « un plan d’attractivité des professions en gériatrie et gérontologie pour les jeunes scolarisés au lycée et au collège ». Ainsi, on essaie d’anticiper le vieillissement de la population en formant les écoliers…