Archive pour le mot-clef ‘Maison de retraite’

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir

Lundi 5 octobre 2009

L’alimentation est, tout au long de notre vie, un vecteur de bonne santé. Il l’est d’autant plus à l’arrivée à l’âge d’or. Les différents acteurs du secteur se mobilisent de plus en plus pour éviter le phénomène de dénutrition en maison de retraite pour des pensionnaires en meilleure santé.

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir - Source de l'image:http://neteol.free.fr Etat de santé et dénutrition à l’entrée en maison de retraite
Les personnes âgées intégrant une maison de retraite sont en moins bon état de santé qu’il y a 10 ans. Plusieurs paramètres sont à l’origine de ce phénomène. Tout d’abord, les personnes âgées intègrent les maisons de retraite à un âge de plus en plus avancé. En effet, il n’est pas rare de voir des personnes de plus de 85 ans en moyenne faire leur entrée pour la première fois dans un établissement d’hébergement. Par ailleurs, les pathologies cognitives ou de démence, caractéristiques du grand âge, ont aussi tendance à provoqué des états de malnutrition. Le Pr Bruno Lesourd du service de gérontologie du CHU de Clermond Ferrand estime que près de 80% des personnes âgées entrant en maison de retraite souffrent, à des degrés divers, de sous-alimentation.

Alimentation en maison de retraite : Une prise de conscience récente

Jusqu’à récemment, le problème de la nutrition en maisons de retraite n’était pas une priorité. Aujourd’hui encore les équipes internes, parfois restreintes, des maisons de retraite se concentrent principalement sur le soin aux personnes âgées plutôt qu’à leur suivi alimentaire.
Il n’est pas rare non plus que le personnel en cuisine ne soit pas formé aux besoins nutritionnels et gustatifs des personnes âgées. Afin de réintégrer une logique saine de nutrition en maison de retraite, il faut prendre en compte le fait que les capacités gustatives des personnes âgées sont souvent altérées et que les fonctions masticatoires se détériorent également avec le temps.
Des établissements ont, d’ores et déjà, mis en place un processus de formation à destination du personnel de cuisine afin de faire redécouvrir le goût de manger aux pensionnaires.

Améliorer l’alimentation en maison de retraite : une initiative propre à chaque établissement
Depuis la réforme de Janvier 2001, les maisons de retraite doivent maintenir un suivi de la prise en charge du patient qui comporte également un volet nutritionnel. Toutefois, chaque établissement est libre de ses propres choix dans l’organisation de sa cuisine.
Le manque de personnel reste un problème majeur. Les repas, souvent servis trop tôt, conduisent également à une moins bonne alimentation et pourtant, nombreuses sont les maisons de retraite qui servent le dîner avant 19h pour des raisons organisationnelles.
Une alimentation idéale en maison de retraite nécessite une étude au cas par cas des capacités fonctionnelles et des goûts de chaque pensionnaire. Il existe aujourd’hui de plus en plus de formations destinées aux cuisiniers pour les aider à préparer des repas à destination personnes âgées.

La technologie au service de personnes âgées de Lille malades d’Alzheimer

Mardi 30 juin 2009

Dans une maison de retraite de Lomme (commune de Lille), les fugues répétées des résidents malades d’Alzheimer sont un véritables casse-tête pour le personnel. La solution a été trouvée dans le port d’un bracelet-montre électronique. Explications.

La technologie au service de la sécurité des personnes âgées

Un petit bracelet-montre gris, du moins fort esthétique, est aujourd’hui porté par les 55 résidents de l’établissement Gilbert Forrestier (Lomme), spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer. Depuis 2003, ce « gadget » d’origine finlandaise permet de déclencher le verrouillage de la porte de l’établissement dès qu’un pensionnaire s’en approche ! Ainsi, les fugues, tant redoutées du personnel, sont évitées. C’est vrai, le dispositif rappelle un peu celui des bracelets électroniques de surveillance des prisonniers… mais, appliqué en maison de retraite, il devient l’outil de la sécurité des résidents désorientés. En effet, ces derniers sont eux-mêmes rassurés dans les cas de pertes de mémoire passagères…

Un bracelet qui permet aussi le suivi médical des résidents

Le bracelet-montre électronique, porté en permanence par les résidents de cet établissement du nord, permet aussi au personnel de suivre leur état de santé. Par exemple, la montre prévient automatiquement les infirmières en cas d’inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d’hypothermie ou de retrait du bracelet ! De plus, un petit bouton situé sur le côté permet aux patients d’appeler les aides soignants par eux-mêmes. Grâce à des bornes électroniques installées dans l’ensemble du bâtiment, le bracelet envoie des signaux vers un ordinateur, qui analyse l’information et alerte le personnel par téléphone.

Un moyen de rassurer le personnel et les résidents

Comme le précise Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l’établissement, le bracelet permet par exemple « d’évaluer la qualité du sommeil lors d’une nouvelle prescription de somnifères. C’est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents ». De même, Claude Tailleur, médecin coordonnateur, apprécie l’utilité du dispositif : « C’est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger… car on peut intervenir immédiatement en cas de chute ». Du côté des pensionnaires, force est de constater qu’ils « ne comprennent pas tous », mais « c’est pour leur bien ! », précise Annick Lapierre, directrice du CCAS de Lomme.

Maison de retraite : Les animaux domestiques aident les malades d’alzheimer

Vendredi 26 juin 2009

L’entrée en maison de retraite est une rupture difficile, voire traumatisante, avec son environnement et ses habitudes quotidiennes. A cela peut s’ajouter la séparation forcée de la personne âgée et de son animal familier, qui a souvent partagé sa vie pendant de nombreuses années. Pour aider à ce passage délicat et parce qu’elle offre une forme de thérapie, près de la moitié des établissements acceptent aujourd’hui la présence d’animaux domestiques.

Conserver des repères en maison de retraite

Pour la plupart de nos aînés contraints d’entrer en institution, quitter le domicile et ses habitudes de toute une vie n’est pas chose facile. Le maintien de repères antérieurs et la possibilité de recréer un “chez-soi” dans un univers collectif en amenant par exemple son animal préféré sont parfois essentiels pour surmonter cette épreuve. Ainsi, la personne âgée accompagnée de son animal de compagnie s’oblige à des activités (le sortir, le soigner, le nourrit…), se sent utile, communique et conserve une relation affective au quotidien, ainsi qu’une certaine autonomie. Sujet d’intérêt et parfois de conversation, l’animal peut même servir de véritable thérapie pour les personnes renfermées ou agressives, au point que certains établissements organisent des séances de « zoothérapie » avec leurs résidents, faisant intervenir des animaux lors d’animations ponctuelles.

L’acceptation des animaux en maison de retraite

Si les animaux apportent d’indéniables bienfaits aux résidents, ils sont aussi source de désagréments, surtout dans un univers collectif. Perturbations, problèmes d’hygiène, bruits,… La condition essentielle pour conserver un animal domestique en institution est alors de pourvoir s’en occuper ! Par conséquent, si le résident atteint une phase de dépendance avancée, la séparation sera alors inévitable, et encore plus tragique. C’est l’une des raisons pour laquelle de nombreux établissements refusent d’accepter les animaux familiers. Certains préfèrent leurs présences ponctuelles ou extérieures. C’est le cas par exemple de la Cité Saint Joseph (Mayenne), une maison de retraite dont 70% des résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer : depuis plus de 30 ans, cette institution favorise la relation de ses résidents avec le monde animal en entretenant une mini-ferme dans son parc. Nourrir les lapins, les chèvres et les poules,… « canalise l’agressivité des résidents, les rend utile, et facilite la communication », témoigne l’un des membres du personne soignant.

Pour connaître la liste des établissements qui acceptent les animaux de compagnie, contactez Alzheimer Conseil au 0800.600.626.

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Les premières plateformes de répit pour les aidants Alzheimer

Mardi 2 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure I du Plan Alzheimer 2008-2012, un communiqué de presse du Ministère du travail et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été publié le 7 mai 2009 pour nous informer de la sélection des premières plateformes de répit destinées aux aidants familiaux en charge de patients Alzheimer.

Alzheimer : qu’est ce qu’une plateforme de répit ?
Initiées par le Plan Alzheimer, les « plateformes de répit » auront pour rôle de proposer, sur un territoire donné, une « offre diversifiée et coordonnée de répit et d’accompagnement aux aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » (mesure I). Elles devront en outre répondre aux 4 objectifs suivants : offrir du temps libre aux aidants ; les informer et les accompagner pour faire face ; favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle des personnes malades et des aidants ; améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des personnes malades.

La sélection des projets de plateformes de répit
C’est donc le 7 mai dernier, en Bourgogne, lors des Assises régionales Alzheimer, que la sélection définitive des projets de plateformes de répit a été révélée. Cette liste présente les 12 projets retenus dans le cadre de l’appel à projets lancé le 22 janvier 2009 en application du Plan Alzheimer. Voici les finalistes :  l’association A3 (Bouches du Rhône), la FEDOSAD (Côte d’or), l’association Bistrot mémoire (Ille-et-Vilaine), la ville de Nantes (Loire-Atlantique), l’APAPAD (Nord), UNA Pays du Perche (Orne), l’association Le Grand Platane (Pyrénées Orientales), la résidence départementale d’accueil et de soins de Mâcon (Saône et Loire), l’association France Alzheimer (Savoie), l’association Notre-Dame du Bon Secours (Paris), l’association gérontologique de Gâtine (Deux Sèvres), et l’hôpital privé gériatrique Les Magnolias (Essonne).

La mise en pratique des projets sélectionnés
La sélection précitée a été réalisée par un comité de pilotage professionnel,  composé de représentants d’administrations et d’organismes compétents, ainsi que de membres d’associations de familles concernées par le sujet. La qualité du dossier, le respect du cahier des charges, la configuration des plateformes et des territoires ont été les critères déterminants. La CNSA versera aux projets sélectionnés une aide financière de 100 000 euros pour la seule année d’expérimentation. Pendant celle-ci, une évaluation pratique sera effectuée. Les premiers résultats du terrain sont attendus pour avril 2010.

Deux verres de lait par jour contre Alzheimer !

Mercredi 27 mai 2009

En Angleterre, des chercheurs de la célèbre Université d’Oxford ont rendu publique une étude récente sur le lait, qui pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer ! Explications.

Alzheimer : du lait pour prévenir la maladie

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont ainsi révélé, dans le journal anglais Telegraph, que le lait pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer, simplement en buvant deux verres par jour ! Alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, aucun traitement ne permet véritablement d’enrayer la progression de cette maladie, cette étude révèle que le lait protégerait contre la perte de mémoire et donc permettrait d’éviter la maladie d’Alzheimer, si courante chez les personnes âgées…

Le lait, une source de vitamines

Dans cette étude, les chercheurs anglais affirment que le lait est l’une des meilleures sources de vitamine, qui permettrait de réduire les dommages neurologiques du cerveau de manière significative. En effet, il se trouve que les personnes âgées ont généralement un faible niveau en vitamine B12 (Cobalamine), essentielle au maintien de la gaine sui renferme la cellule nerveuse. En augmentant l’absorption de cette vitamine B12 contenue dans la viande et le lait, on contribuerait donc à ralentir le déclin cognitif. L’objectif des travaux en cours est de démontrer qu’il est possible de traiter radicalement tous les problèmes de mémoire des personnes âgées avec des suppléments vitaminiques. La phase d’essai devrait commencer, avec 170 patients de plus de 70 ans, sur une période de 2 ans.

Alzheimer : un espoir pour tous

Les chercheurs estiment qu’il est donc possible de protéger les personnes âgées contre les effets dévastateurs de la maladie d’Alzheimer, qui touche 150.000 nouveaux patients chaque année au Royaume-Uni, par l’amélioration de leur apport alimentaire en vitamine. Par exemple, le professeur David Smith de l’Université d’Oxford confirme que le lait était un véritable « sésame », face à tout ce qu’on avait vu auparavant. La consommation soutenue et régulière de lait augmenterait les chances de prévention de la maladie d’Alzheimer, ainsi que le chocolat et le vin, comme l’ont démontré de précédentes études. A noter : la consommation de lait reco

A Rouen, le service « Parenthèse » vous remplace !

Samedi 2 mai 2009


Si vous êtes en charge d’une personne dépendante à domicile, et que vous avez besoin de faire une pause pour souffler un peu, le service « Parenthèse » de Rouen vous en offre la possibilité. Explications.


Dépendance et répit

Se retrouver « aidant familial », sans formation spécifique pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, n’est pas de tout repos. Surtout à domicile. Quand le plus clair de son temps est consacré au malade. Cette mission d’accompagnement est éprouvante tant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi des « solutions de répit » se mettent en place un peu partout en France, grâce à la volonté d’associations de familles. C’est le cas dans la région de Rouen, où le service Parenthèse propose à l’aidant de souffler un peu.
Le service Parenthèse de Rouen

Dans la région de Rouen, « Parenthèse » est un service à domicile qui fonctionne depuis 2008, grâce à l’initiative de l’EHPAD Les Aubépins. Son objectif est de permettre à l’aidant familial de s’absenter quelques jours. Cette idée, inspirée directement du concept de « balluchonnage » du Québec, est donc une solution de répit pour les aidants saturés. Le secret : passer le relais à une équipe de professionnels formés spécialement pour s’occuper des personnes âgées. La fille d’un patient souffrant d’Alzheimer témoigne : « Quand j’ai besoin de répit, je m’adresse à Parenthèse à domicile. Ce n’est pas cher et j’ai l’esprit tranquille »…
Parenthèse en pratique

Le transfert entre l’aidant familial et l’association se fait grâce à un cahier où est inscrit le fil de la journée, les habitudes de vie du patient et toute autre remarque pertinente… pour que la personne âgée garde ses repères, dans son environnement connu.  Quant au coût du service, le dispositif bénéficie d’une aide financière de la caisse régionale d’assurance-maladie et du conseil général de Seine-Maritime, ne laissant à charge de la famille que le paiement de 1,25 euros de l’heure (soit 30 euros par jour)…

Pour tout renseignement, s’adresser à l’EHPAD les Aubépins
41, Place Jean Jaurés (Maromme) - Tel : 02 35 74 02 78
E-mail : aubepins@fr.oleane.com

Parkinson : la lumière pour aider au diagnostic

Mardi 31 mars 2009

Une étude britannique vient de révéler qu’une lumière puissante d’un million de watts pourrait aider les médecins à déceler les premiers signes de la maladie de Parkinson.
Parkinson : la lumière d’un super-microscope

Selon la BBC News, une équipe de chercheurs de l’Université Keele en Grande-Bretagne révèle qu’un « Super-Microscope » pourrait permettre de déceler les moindres changements cellulaires, avant même que ces mêmes cellules ne soient détruites par la maladie de Parkinson. C’est ce qu’affirme le Dr Joanna Collingwood devant « l’American Association for the Advancement of Science », en avançant le fait que cette nouvelle technique révolutionnaire permettrait de traiter les patients Parkinson beaucoup plus tôt.

Quel est donc ce « super-microscope » ?

C’est à l’aide du « Diamond Light Source », un synchrotron situé dans l’Oxfordshire en Grande-Bretagne, que cette découverte a été rendue possible. Cet accélérateur de particules, grand comme 5 terrains de football, permet de concentrer un rayonnement de particules inimaginable, d’une intensité d’un million de watts. Cette prouesse permet de mesurer la teneur en fer dans chacune des cellules cérébrales.

Une difficulté pratique…

La méthode d’observation des cellules cérébrales réside dans le fait que la prise de mesures n’altère pas la teneur, ni la distribution en ions métalliques des cellules étudiées. D’après le Dr Collingwood, il faudrait que chaque patient concerné se retrouve exposé le plus tôt possible au microscope pour débusquer les premiers signes de la maladie, et ainsi les traiter efficacement. Mais qui exposer ? A quel moment ? Comment ? En fait, il s’agit d’un vrai casse-tête en pratique…

Alzheimer et les effets positifs de l’insuline

Vendredi 27 mars 2009

Le 2 février 2009, une étude menée aux Etats-Unis a été publiée dans la revue scientifique « Proceedings of the National Academy of Sciences ». Elle démontre que l’insuline pourrait protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer, laquelle s’apparente à un diabète de type 3. Explications des chercheurs :

Alzheimer : une forme de diabète
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cerveau produit de l’insuline. En effet, jusqu’à récemment, ce rôle était connu du seul pancréas, et toute anomalie de cette organe engendrait le diabète. A partir de cette découverte, les chercheurs se sont rendus compte que le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer produisait beaucoup moins d’insuline que la normale, assimilant ainsi la maladie à un diabète de « type 3 ». Toutefois, cette insuline est produite en plus petite quantité que celle du pancréas, et n’influence pas le taux de glucose sanguin, contrairement à ce qui est constaté dans le cas des diabètes de type 1 et 2. Ainsi, un trouble du signal de production de l’hormone insuline dans le cerveau pourrait jouer un rôle important dans la neurodégénérescence de la maladie d’Alzheimer.

Des conclusions étonnantes !
Les travaux américains ont ensuite démontré que, dans les cerveaux affectés par la maladie d’Alzheimer, la quantité d’insuline produite par l’hippocampe, cette zone du cerveau responsable de la mémoire, est considérablement réduite ! Par conséquent, l’absence totale de production d’insuline pourrait être la cause de la mort des cellules nerveuses… Ce constat établit donc pour la première fois un lien entre l’insuline cérébrale et la maladie d’Alzheimer.

De grands espoirs…
Partant de ces observations, les scientifiques ont alors tenté des expériences sur des rats : ils ont montré qu’un traitement à l’insuline sur des cellules du cerveau des rats bloque les effets des protéines toxiques de la maladie d’Alzheimer. Du côté de la prise en charge des malades d’Alzheimer, il semblerait donc qu’un traitement permettant de stimuler spécifiquement le signal d’insuline dans le cerveau pourrait avoir un effet positif sur la maladie. Enfin, pourquoi ne pas envisager la détection précoce de la maladie d’Alzheimer en utilisant les techniques d’imagerie du cerveau et ainsi déterminer la quantité d’insuline produite par le cortex ?

Minimum vieillesse : le reportage d’Envoyé Spécial sur France 2

Dimanche 22 mars 2009

Le 5 mars 2009, France 2 a diffusé un reportage étonnant baptisé simplement « Minimum Vieillesse », dans le cadre de l’émission du soir Envoyé Spécial.

Survivre quand on est vieux

Le reportage commence. Il précise qu’en France, il y a plus « d’un million de personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté ». Il poursuit : « Avec une petite retraite ou simplement le minimum vieillesse, elles doivent composer pour survivre avec moins de 700 euros par mois ». Mais cette précarité n’est pas seulement financière : souvent, c’est aussi un accès insuffisant aux soins, un isolement aggravé et des conditions de logement insalubres…

Qu’appelle-t-on le minimum vieillesse ?

En 2007, le minimum vieillesse est devenue une prestation unique : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), attribuée sous conditions de ressources. Les personnes concernées sont celles de plus de 65 ans (de 60 ans dans certains cas : inapte au travail, ancien combattant, mère de famille ouvrière…). L’allocation se compose d’une retraite minimale versée par le régime d’assurance vieillesse, d’un complément éventuel, ainsi que d’une allocation supplémentaire. Le total est d’environ 630 euros pour une personne seule.

Des exemples loin d’être isolés

Le reportage de France 2 prend l’exemple de Paulette, 89 ans, qui habite à Paris. Après avoir travaillé toute sa vie, elle touche malgré tout le minimum vieillesse. Il se trouve que chaque mois, elle est à découvert bancaire de 200 euros. Sa vie se transforme alors pour garder son indépendance, et ainsi rester dans son appartement : elle accepte la charité de ses voisins et des associations. Le reportage passe ensuite sur Rémi, ancien ouvrier agricole, qui avait préparé sa retraite en achetant sa maison. Mais cette maison est aujourd’hui totalement insalubre. Elle doit faire l’objet d’une complète rénovation, impossible par faute de moyens. René a du trouver refuge au centre d’hébergement d’urgence pour SDF de Marseille. Il n’a pas d’autre choix. La maison de retraite, c’est trop cher…