La maladie d’Alzheimer compte aujourd’hui près de 850 000 malades en France. Avec le vieillissement de la population, elle devrait encore prendre de l’ampleur. Toutefois, la maladie fait aussi des victimes collatérales dans les familles où les proches sont les premiers à faire face à la souffrance des patients.
La maladie d’Alzheimer entraîne souvent des situations familiales intenables
La maladie d’Alzheimer apporte son lot de difficultés auxquelles les familles doivent faire face chaque jour. Avec l’aggravation des symptômes, l’état des patients nécessite une surveillance quasi permanente. Si les malades souffrent physiquement de leur état, les proches ne sont souvent pas en reste. Soumis à des rythmes et à une pression constante, nombreux sont ceux qui souffrent d’une grande fatigue ou encore d’une véritable détresse psychologique. Ils sont également nombreux à souffrir de dépression. Un état particulièrement difficile à gérer au regard des responsabilités qui leur incombent. Ce n’est souvent que lorsque la situation devient véritablement dangereuse pour le malade et par voie de conséquence pour les proches que la décision de faire appel à une maison de retraite intervient.
Des solutions d’aide souvent insuffisantes
Selon Arlette Meyrieux, présidente de l’association « France Alzheimer », « ce sont un million de personnes qui galèrent au quotidien ». Les proches de malades d’Alzheimer passent en général entre cinq et dix-sept heures par jour à s’occuper de la personne atteinte. Dans ce cadre, les services d’aide à domicile sont souvent d’une grande aide mais sont financièrement lourds à supporter. Les accueils de jour sont encore restreints et parfois inaccessibles géographiquement pour de nombreux malades. L’association France Alzheimer propose par ailleurs une formation de 14 heures financée par l’état et dispensée par un psychologue et un bénévole permettant d’aiguiller les proches dans la prise en charge du malade.
Les initiatives du plan Alzheimer
Le plan Alzheimer prévoit de mettre en place des structures d’accueil de jour de plus en plus nombreuses. Les premières MAIA (Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer ) ont récemment vu le jour. Elles constituent un véritable relais pour les familles de malades qui pourront y trouver des nombreuses informations et aussi se faire aider sur les démarches administratives à suivre. Pour le moment, les éléments du plan Alzheimer ne sont encore qu’au stade de l’expérimentation, mais dénote d’un véritable intérêt de l’état pour aider les malades et leurs proches.


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