Archive pour le mot-clef ‘protéine’

Alzheimer : une hormone capable d’inhiber la mort des neurones

Lundi 13 avril 2009

L’hormone serait capable d’inhiber la formation des plaques responsables de la mort des neurones

C’est en travaillant sur une hormone impliquée dans la formation des cancers qu’une équipe du CNRS découvre l’action efficace qu’elle pourrait avoir contre la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : une découverte étonnante

Los d’une recherche effectuée dans le laboratoire du CNRS de Lyon, spécialisé contre les cancers, une découverte fortuite a mobilisé l’attention des scientifiques, dont le biologiste Patrick Melhen. Alors que son équipe étudiait l’action d’une certaine hormone, la netrin-1, les chercheurs se sont aperçus que cette hormone était capable de se fixer sur les neurones. L’expérience a alors été menée sur des souris atteintes d’Alzheimer : en injectant cette hormone, les plaques amyloïdes responsables du développement de la maladie disparaissent, en rétablissant même les fonctions cognitives perdues !

Le rôle de l’APP dans la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la formation de plaques amyloides dans le cerveau, responsables de la mort progressive des neurones et donc de la dégénérescence de la mémoire. Ces plaques sont le résultat de l’agrégation d’un composé toxique, le peptide amyloïde beta. Ce peptide se développe sur un récepteur de la membrane des neurones appelé APP (Amyloïd protein precursor), victime d’un déréglage de son activité. Existe-t-il des molécules pouvant se lier à l’APP pour réguler cette activité ? En s’attachant à l’APP, une hormone peut éviter le développement du peptide, et donc celui des plaques améloïdes qui détruisent les neurones…

Quelle est donc cette hormone miraculeuse ?

L’équipe de Patrick Mehlen a découvert que la netrin-1, une protéine connue pour intervenir à la fois dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, est capable de se lier au récepteur APP, en inhibant la formation du peptide toxique. Après les expériences concluantes menées sur les souris, la netrin-1 serait donc l’hormone prometteuse pour traiter efficacement la maladie d’Alzheimer.

Une découverte en cours d’exploitation

Cette découverte, publiée dans la revue « Cell death and differentiation » de janvier dernier, a déjà fait l’objet d’une licence accordée à une société américaine (NTI Corp). Celle-ci travaille à créer un médicament intégrant les APP pour l’utiliser dans la lutte contre la Maladie d’Alzheimer. Ce qui pourrait aider 25 millions de personnes dans le monde ! A suivre…

Alzheimer : le cerveau dépérirait faute d’une protéine essentielle

Lundi 9 février 2009

Dans la droite ligne des recherches sur les causes de la maladie d’Alzheimer, une nouvelle piste vient d’être confirmée par des chercheurs de l’Université de Chicago.

Alzheimer : le rôle essentiel de la protéine Elf2 alpha
L’afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une des principales causes de la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions des recherches scientifiques menées par une équipe conduite par Robert  Vassar, à l’Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago. Ainsi, a contrario, une amélioration du flux sanguin irrigant le cerveau permettrait de prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer. Pour Robert Vassar, la privation de sang dans le  cerveau, violente en cas d’accidents vasculaires cérébraux, et régulière dans le cas de la maladie d’Alzheimer, pourrait avoir la même conséquence : la dégradation du cerveau.

La relation avec la protéine « Elf2 alpha »
Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc quand il manque de glucose, se produit une altération d’une protéine essentielle du cerveau, la protéine “Elf2 alpha”. Le manque d’efficacité de cette protéine entraîne la production de l’enzyme BACE1, à l’origine de la création des plaques de protéines appelées « bêta amyloïdes » qui se forment en dehors  des neurones. Ces plaques empêchent les neurones d’envoyer des messages. Elles sont d’ailleurs la caractéristique de la maladie d’Alzheimer, maladie causée par la mort progressive des neurones.

Une nouvelle approche thérapeutique de la maladie
« Augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être  une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie  d’Alzheimer”, a fait valoir Robert Vassar. Ainsi, faire de  l’exercice, réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et surveiller l’hypertension permettraient de prévenir efficacement l’apparition de la maladie d’Alzheimer ! Pour les personnes déjà souffrantes, ce médecin-chercheur propose l’utilisation de « vasodilatateurs » pour fournir de l’oxygène et du glucose au cerveau. L’étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.