Archive pour le mot-clef ‘Traitement Alzheimer’

Donner l’alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer

Vendredi 10 juillet 2009

Pour la seule année 2008, force a été de constater que plus de 15% des disparitions signalées dans les gendarmeries concernaient des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La gendarmerie recommande aux familles de réagir au plus tôt lorsqu’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer a quitté le domicile, de préférence avant la nuit.

Donner l’alerte au plus vite

Donner l'alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer« Les proches nous contactent souvent très tardivement, préférant procéder eux-mêmes aux recherches de peur de déranger la gendarmerie! Or la rapidité avec laquelle le dispositif est mis en oeuvre est déterminante car il est systématiquement fait appel à des gendarmes maîtres-chiens dont l’efficacité dépend du temps écoulé depuis la disparition », explique un gendarme de la brigade de Lucé. Plus vite l’alerte est donnée, plus vite les recherches aboutissent. Surtout que la nuit, les recherches sont plus difficiles. Les escapades nocturnes des malades d’Alzhiemer ne sont pas rares. En donnant l’alerte aussitôt, la zone de recherche et les moyens mis en œuvre sont réduits. Dans la majorité des cas, la personne âgée est partie à pied et est souvent retrouvée aux environs de son habitation.

Quelques réflexes à connaitre en cas de fugue

En cas de fugue d’un malade d’Alzheimer, la gendarmerie conseille aux familles et aux personnels soignants de commencer par «fouiller» complètement le bâtiment d’habitation. En effet, parfois, la personne âgée se dissimule dans une pièce, derrière une armoire, au bas d’un escalier… Autre astuce: réfléchir aux endroits favoris fréquentés par le malade, ou liés à des souvenirs lointains : un cimetière, une maison où il a passé son enfance… Dans tous les cas, faire part de vos intuitions à la gendarmerie facilitera certainement les recherches, et pourra parfois s’avérer d’une importance capitale.

Maison de retraite : Les animaux domestiques aident les malades d’alzheimer

Vendredi 26 juin 2009

L’entrée en maison de retraite est une rupture difficile, voire traumatisante, avec son environnement et ses habitudes quotidiennes. A cela peut s’ajouter la séparation forcée de la personne âgée et de son animal familier, qui a souvent partagé sa vie pendant de nombreuses années. Pour aider à ce passage délicat et parce qu’elle offre une forme de thérapie, près de la moitié des établissements acceptent aujourd’hui la présence d’animaux domestiques.

Conserver des repères en maison de retraite

Pour la plupart de nos aînés contraints d’entrer en institution, quitter le domicile et ses habitudes de toute une vie n’est pas chose facile. Le maintien de repères antérieurs et la possibilité de recréer un “chez-soi” dans un univers collectif en amenant par exemple son animal préféré sont parfois essentiels pour surmonter cette épreuve. Ainsi, la personne âgée accompagnée de son animal de compagnie s’oblige à des activités (le sortir, le soigner, le nourrit…), se sent utile, communique et conserve une relation affective au quotidien, ainsi qu’une certaine autonomie. Sujet d’intérêt et parfois de conversation, l’animal peut même servir de véritable thérapie pour les personnes renfermées ou agressives, au point que certains établissements organisent des séances de « zoothérapie » avec leurs résidents, faisant intervenir des animaux lors d’animations ponctuelles.

L’acceptation des animaux en maison de retraite

Si les animaux apportent d’indéniables bienfaits aux résidents, ils sont aussi source de désagréments, surtout dans un univers collectif. Perturbations, problèmes d’hygiène, bruits,… La condition essentielle pour conserver un animal domestique en institution est alors de pourvoir s’en occuper ! Par conséquent, si le résident atteint une phase de dépendance avancée, la séparation sera alors inévitable, et encore plus tragique. C’est l’une des raisons pour laquelle de nombreux établissements refusent d’accepter les animaux familiers. Certains préfèrent leurs présences ponctuelles ou extérieures. C’est le cas par exemple de la Cité Saint Joseph (Mayenne), une maison de retraite dont 70% des résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer : depuis plus de 30 ans, cette institution favorise la relation de ses résidents avec le monde animal en entretenant une mini-ferme dans son parc. Nourrir les lapins, les chèvres et les poules,… « canalise l’agressivité des résidents, les rend utile, et facilite la communication », témoigne l’un des membres du personne soignant.

Pour connaître la liste des établissements qui acceptent les animaux de compagnie, contactez Alzheimer Conseil au 0800.600.626.

Marseille, à la pointe du combat contre Alzheimer

Mercredi 24 juin 2009

C’est donc Marseille qui a été choisie pour mettre en place un programme scientifique ambitieux, concernant la recherche de médicaments contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer… Financé par la Commission européenne, le programme est confié à une équipe de chercheurs de La Timone, à Marseille. Un espoir pour les malades et leur famille.

Marseille : un laboratoire contre Alzheimer

Dépister, prévenir et traiter le plus tôt possible les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson grâce à des « médicaments personnalisés » : tel est l’objectif confié au laboratoire de la Timone à Marseille (INCM,CIC-UMPCET- Université de la Méditerranée), à l’origine d’un ambitieux projet dénommé « PharmaCOG ». Lancé officiellement le 15 juin, ce programme, retenu et financé par la Commission européenne, affiche des espoirs sans précédent pour les patients atteints de cette maladie, qui se propage à une allure folle…

Des médicaments préventifs

Le Professeur Olivier Blin est neuropsychiatre, professeur de pharmacologie et coordonnateur du volet industriel du projet PharmaCOG. Pour lui, ce programme de recherche va permettre d’accélérer la mise au point de médicaments d’un genre nouveau, à l’action préventive. En effet, les traitements actuels ne permettent que de ralentir le processus de dégénérescence, sans pouvoir l’éradiquer. Du fait, la maladie est encore plus longue… « Nous avons déjà une très grande expérience dans le développement de nouvelles molécules que nous testons sur des volontaires sains », explique Olivier Blin. « Nous introduisons des troubles de la mémoire ou cognitifs temporaires que nous corrigeons ensuite ». Tout simplement incroyable !

Des études scientifiques inédites

Les expériences, qui devraient se dérouler sur plusieurs plateformes européennes, seront d’abord effectuées sur des lémuriens, dont le vieillissement « présente des lésions cérébrales similaires à celles de l’homme ». Mais il est ensuite prévu de travailler avec « des patients et leur famille pour suivre l’effet de nouvelles molécules », précise Olivier Blin. De plus, la recherche permettra de « déterminer de nouveaux marqueurs de fragilité et de susceptibilité à la maladie », pour traiter les personnes de moins de 60 ans. A suivre…

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.

Alzheimer : à l’origine de la dénutrition ?

Lundi 25 mai 2009

En général, la faim vient nous alerter que le corps a besoin de s’alimenter. Cette réaction physique courante ne semble pourtant pas suffisante pour répondre à cet appel du corps. En effet, malgré la faim, l’élément psychologique doit aussi intervenir : preuve en est chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dont l’oubli de manger est fréquent…

Alzheimer : ne pas oublier de manger
Force est de constater que près de 40% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent des insuffisances nutritionnelles. Si l’oubli de manger peut expliquer cette dénutrition, ce facteur n’est pourtant pas le seul observé chez les personnes âgées. En effet, la difficulté à mâcher limite d’une part le choix de certains aliments (viande); plusieurs médicaments peuvent aussi avoir pour effet secondaire de modifier le goût, et donc l’appétit ; souvent, en raison de l’âge et de l’état de santé, des régimes sont suivis (anti-diabète sans sucres, sans graisses…) de sorte à limiter certains apports caloriques. Enfin, certains malades dépressifs souffrent d’anorexie…

La solution à la dénutrition : une alimentation variée
Isabelle Eustache, diététicienne et membre de l’Association française des diététiciens nutritionnistes, insiste sur le fait qu’il faut « veiller à proposer une alimentation équilibrée (ex. compenser la baisse en viande par des produits laitiers par exemple : fromage, lait, yaourts), qui doit aussi tenir compte des goûts et des habitudes de la personne ».

Comment reconnaître les signes de la dénutrition ?
Si vous êtes en charge d’une personne âgée, certains signes peuvent vous alerter quant au risque de dénutrition de celle-ci. Tout d’abord, observez les modifications du comportement alimentaire : les plats sont-ils terminés ? y-a-t-il rejet de certains aliments particuliers ? Existe-t-il un dégoût pour les plats salés et les viandes ? Une attirance pour les produits sucrés ? Enfin, observez s’il y a perte de poids (une bague qui ne tient plus au doigt, des vêtements trop grands,…). Si vous avez un soupçon, consultez un médecin nutritionniste.

Alzheimer : l’INPES publie les résultats d’une enquête

Jeudi 7 mai 2009

Dans le cadre de la mesure S1 du Plan Alzheimer, l’INPES avait lancé une grande enquête nationale en 2008, dont l’objectif était de mieux connaître les perceptions et opinions des personnes malades et des aidants familiaux à l’égard de la maladie d’Alzheimer, afin d’identifier leurs besoins et leurs attentes. Les conclusions viennent d’être publiées : la maladie d’Alzheimer suscite crainte et sentiment d’impuissance…


Une enquête nationale au sujet d’Alzheimer

L’enquête de l’INPES a été menée après validation des questionnaires par un groupe d’experts composé de France Alzheimer, de la Fondation Médéric Alzheimer, de l’Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF), et de professionnels des Centres mémoire de ressources et de recherches (CMRR). Réalisée par Ipsos Santé, l’enquête s’est terminée en juillet 2009. Menée dans toute la France, auprès de plus de 2000 personnes, atteintes de la maladie d’Alzheimer ou proches aidants désireux de s’exprimer, l’enquête s’intéresse principalement au vécu de la maladie, à la prise en charge et aux effets de la maladie sur la vie de tous les jours.


Alzheimer : la 3ème maladie jugée la plus grave

Les études menées par l’INPES suite à cette enquête révèlent qu’une « majorité de Français partagent une image négative de la maladie d’Alzheimer », ce qui génère une « crainte importante et un fort sentiment d’impuissance ». Selon ces conclusions, la maladie d’Alzheimer est la « troisième maladie jugée la plus grave » par les personnes interrogées, après le cancer et le sida, ainsi que la troisième « maladie la plus crainte » après le cancer et les accidents de circulation.

Alzheimer : le sentiment d’impuissance

Enfin, l’étude de l’INPES conclut que 64% des adultes déclarent « qu’on ne peut rien faire pour guérir une personne atteinte », ce qui révèle un pessimisme généralisé, tant chez les professionnels que chez les personnes concernées. Cependant, en dépit de la crainte que suscite la maladie, et dans 91% des cas, ces personnes souhaiteraient connaître le diagnostic si des signes précurseurs étaient découverts (troubles de la mémoire à court terme)…

A Rouen, le service « Parenthèse » vous remplace !

Samedi 2 mai 2009


Si vous êtes en charge d’une personne dépendante à domicile, et que vous avez besoin de faire une pause pour souffler un peu, le service « Parenthèse » de Rouen vous en offre la possibilité. Explications.


Dépendance et répit

Se retrouver « aidant familial », sans formation spécifique pour s’occuper des personnes âgées dépendantes, n’est pas de tout repos. Surtout à domicile. Quand le plus clair de son temps est consacré au malade. Cette mission d’accompagnement est éprouvante tant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi des « solutions de répit » se mettent en place un peu partout en France, grâce à la volonté d’associations de familles. C’est le cas dans la région de Rouen, où le service Parenthèse propose à l’aidant de souffler un peu.
Le service Parenthèse de Rouen

Dans la région de Rouen, « Parenthèse » est un service à domicile qui fonctionne depuis 2008, grâce à l’initiative de l’EHPAD Les Aubépins. Son objectif est de permettre à l’aidant familial de s’absenter quelques jours. Cette idée, inspirée directement du concept de « balluchonnage » du Québec, est donc une solution de répit pour les aidants saturés. Le secret : passer le relais à une équipe de professionnels formés spécialement pour s’occuper des personnes âgées. La fille d’un patient souffrant d’Alzheimer témoigne : « Quand j’ai besoin de répit, je m’adresse à Parenthèse à domicile. Ce n’est pas cher et j’ai l’esprit tranquille »…
Parenthèse en pratique

Le transfert entre l’aidant familial et l’association se fait grâce à un cahier où est inscrit le fil de la journée, les habitudes de vie du patient et toute autre remarque pertinente… pour que la personne âgée garde ses repères, dans son environnement connu.  Quant au coût du service, le dispositif bénéficie d’une aide financière de la caisse régionale d’assurance-maladie et du conseil général de Seine-Maritime, ne laissant à charge de la famille que le paiement de 1,25 euros de l’heure (soit 30 euros par jour)…

Pour tout renseignement, s’adresser à l’EHPAD les Aubépins
41, Place Jean Jaurés (Maromme) - Tel : 02 35 74 02 78
E-mail : aubepins@fr.oleane.com

L’imagerie pour mieux connaître l’origine d’Alzheimer

Lundi 27 avril 2009

Dans le cadre la Semaine nationale du Cerveau qui s’est déroulée le mois dernier, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) a dressé un bilan des recherches qu’il mène actuellement sur les différentes maladies du cerveau, et des équipements de pointe qu’il utilise dans ce but. L’imagerie semble être aujourd’hui la meilleure technique pour mieux connaître ces pathologies.
Mieux connaître les maladies du cerveau

Les avancées technologiques constatées dans les domaines de l’imagerie du cerveau et des nanotechnologies permettraient aujourd’hui de mieux comprendre les origines des maladies du système nerveux, comme la schizophrénie, l’autisme, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer… Une méthode d’imagerie comme la magnétoencéphalographie (MEG), permet par exemple de suivre l’activité du cerveau lors de la lecture de mots ou d’une crise d’épilepsie.

L’exemple de l’autisme

Pour l’autisme, cette maladie qui touche un enfant sur 150 en France, l’imagerie aurait permis de “comprendre ce qui ne va pas”, comme le précise la psychiatre Monica Zilbovicius, directrice de recherche à l’Inserm. Après avoir pratiqué sur des enfants autistes une imagerie nucléaire en 3D, les chercheurs ont pu constater des anomalies dans le lobe temporal, ce qui expliquerait le déficit de la perception des stimuli sociaux. L’autisme n’est donc pas, comme on l’a longtemps considéré, une maladie psychologique, mais bien une anomalie physique.

La création de centres d’essais cliniques

Afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies cérébrales et donc mieux identifier les zones à traiter, la création d’un centre d’essais sur animaux, le MIRCEN, est prévue avant l’été dans les locaux du CEA à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Le MIRCEN disposera d’un système d’IRM d’une puissance de 7 teslas (unité de champ magnétique) contre 1 tesla pour les IRM des hôpitaux. Des essais cliniques ont déjà été engagés et les résultats sont attendus pour l’année prochaine. Enfin, en 2011, s’ouvrira à Grenoble le centre Clinatec, destiné aux nanotechnologies pour la santé. D’après le Pr Alim-Louis Benabid de l’académie des sciences, « ce sera le seul centre de ce type sur la planète” !

Alzheimer : une hormone capable d’inhiber la mort des neurones

Lundi 13 avril 2009

L’hormone serait capable d’inhiber la formation des plaques responsables de la mort des neurones

C’est en travaillant sur une hormone impliquée dans la formation des cancers qu’une équipe du CNRS découvre l’action efficace qu’elle pourrait avoir contre la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : une découverte étonnante

Los d’une recherche effectuée dans le laboratoire du CNRS de Lyon, spécialisé contre les cancers, une découverte fortuite a mobilisé l’attention des scientifiques, dont le biologiste Patrick Melhen. Alors que son équipe étudiait l’action d’une certaine hormone, la netrin-1, les chercheurs se sont aperçus que cette hormone était capable de se fixer sur les neurones. L’expérience a alors été menée sur des souris atteintes d’Alzheimer : en injectant cette hormone, les plaques amyloïdes responsables du développement de la maladie disparaissent, en rétablissant même les fonctions cognitives perdues !

Le rôle de l’APP dans la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la formation de plaques amyloides dans le cerveau, responsables de la mort progressive des neurones et donc de la dégénérescence de la mémoire. Ces plaques sont le résultat de l’agrégation d’un composé toxique, le peptide amyloïde beta. Ce peptide se développe sur un récepteur de la membrane des neurones appelé APP (Amyloïd protein precursor), victime d’un déréglage de son activité. Existe-t-il des molécules pouvant se lier à l’APP pour réguler cette activité ? En s’attachant à l’APP, une hormone peut éviter le développement du peptide, et donc celui des plaques améloïdes qui détruisent les neurones…

Quelle est donc cette hormone miraculeuse ?

L’équipe de Patrick Mehlen a découvert que la netrin-1, une protéine connue pour intervenir à la fois dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, est capable de se lier au récepteur APP, en inhibant la formation du peptide toxique. Après les expériences concluantes menées sur les souris, la netrin-1 serait donc l’hormone prometteuse pour traiter efficacement la maladie d’Alzheimer.

Une découverte en cours d’exploitation

Cette découverte, publiée dans la revue « Cell death and differentiation » de janvier dernier, a déjà fait l’objet d’une licence accordée à une société américaine (NTI Corp). Celle-ci travaille à créer un médicament intégrant les APP pour l’utiliser dans la lutte contre la Maladie d’Alzheimer. Ce qui pourrait aider 25 millions de personnes dans le monde ! A suivre…