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LUTTER CONTRE LA MALTRAITANCE
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La maltraitance à domicile envers le malade d'alzheimer

La maltraitance à domicile envers la personne âgée alzheimer : 94 % des personnes âgées de 65 ans et plus résident chez elles. De plus, sur trois appels reçus pour dénoncer des maltraitances, deux concernent des personnes âgées vivant à domicile.

Pas si facile de "dénoncer" la maltraitance à domicile subie par la personne âgée alzheimer
Le portrait le plus classique de la victime à domicile serait apparemment celui d'une femme de plus de 75 ans, seule et dépendante.
Qu'en est-il de la réalité concrète ? Car il ne faut pas perdre de vue qu'au-delà du non-dit, il est souvent difficile, voire impossible, pour une personne dépendante de se plaindre et de téléphoner, notamment si elle vit en institution. De plus, dans la majorité des cas, les auteurs de la maltraitance signalée sont les pourvoyeurs de soins pour la personne (aidants familiaux ou professionnels). Dans ces conditions, comment dénoncer sa fille, son gendre, ou toute autre personne indispensable au quotidien de la victime et avec qui la dépendance affective est finalement plus importante que la dépendance physique ou la maltraitance, aussi violente soit-elle.

La famille première responsable
La violence envers les aînés prédomine donc à domicile et un certain nombre de ces mauvais traitements sont infligés par les enfants de ces personnes âgées. Qu'est-ce qui les amène à agir de cette façon ?

Quels facteurs expliquent la maltraitance à domicile ?
Plusieurs facteurs sont à prendre en compte et se combinent, dans bien des cas, pour générer des situations insupportables pour tous : la cohabitation, la dépendance, la démence, la détention du pouvoir de décision, les conflits intergénérationnels notamment. C'est pourquoi, l'aide aux familles passe par l'écoute et l'échange de paroles vraies qui ouvriront la porte à l'expression de bien des souffrances. Cela vaut tout autant pour la fratrie, souvent mise à mal quand un parent décline. Ainsi, trois axes de travail s'imposent dans la prévention de la maltraitance familiale des aînés.

Comment aider ?
L'importance de la parole
Le principe est de faire réfléchir et s'exprimer sur un même thème (par exemple, la définition de l'autonomie), mais séparément, ces deux groupes d'acteurs que sont parents et enfants. La tenue de tels groupes permet d'abord d'obtenir une synthèse des propos tenus, synthèse qui délimite les modes d'appréhension spécifiques que les uns et les autres ont du thème, les accords et les écarts existant entre les deux sous-groupes. Dans un second temps et dans le cadre du groupe de paroles, parents et enfants auront connaissance de leurs appréhensions spécifiques, de leurs accords et de leurs écarts et travailleront en commun sur cette base-là.

Le recours à un psychologue
Il est possible de repérer, dans chaque famille, des situations qui sont à l'origine de tensions. Habituellement, la plupart des familles sont en mesure de régler ces problèmes en aménageant les conditions d'une bonne communication, et avec de la patience. Cependant, certains conflits ne trouvent pas d'issue au sein même de la famille et il est parfois judicieux que le recours à l'aide d'un professionnel soit envisagé.

La (lourde) question de la dépendance
Pour cela, il faut respecter le besoin souvent prégnant pour les enfants, de prendre leurs distances avec leurs parents. C'est pourquoi le soutien social des aidants familiaux doit être considéré comme une nécessité. Cela ne peut être rendu possible que par le développement des accueils de jour et celui des accueils temporaires pour les personnes âgées : les familles verront ainsi leur charge allégée au rythme de leurs propres besoins.
En outre, la possibilité de formation des aidants prolongerait les bénéfices apportés par l'accueil de jour et leur permettrait de réévaluer leurs attitudes habituelles à domicile ou d'apprendre de nouveaux comportements, mais surtout, favoriserait une nouvelle dynamisation de la relation d'aide.

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